Comparatif

12 juin 2015

Comparatif : La famille Yamaha MT-09 à l’essai

Comparatif : La famille MT-09 à l'essai

Menu 5 étoiles

Chez Agora Moto, quitte à faire, nous aimons bien faire. Aussi, lorsqu’est venu le moment de tester la nouvelle MT-09 Tracer de Yamaha et de parler de la MT-09, direction Yamaha France afin de sortir en essai…toutes les MT-09 au catalogue ! Race Blu ABS, Street Rallye, Sport Tracker et Tracer, rien que ça, sont ainsi parties en balade. Un menu Best Seller cinq étoiles ! Cinq étoiles ? Oui, car pour quatre MT-09 testées, un Julien Toniutti offert (avec sa MT-09 championne de France de Rallye routier). Action !

Julien Toniutti a eu l'occasion de prendre en main toute la gamme, sur les superbes routes du Morvan !

Julien Toniutti a eu l’occasion de prendre en main toute la gamme, sur les superbes routes du Morvan !

Et de l’action, il y en a eu. Des rebondissements, aussi, et pas seulement ceux des suspensions ! Du sport ? Assurément, mais pas forcément celui auquel on pense ! Car, loi de Murphy oblige, une météo des plus capricieuses et des pompes à essence espacées avaient décidé de jouer des tours. Histoire de simplifier (?) les choses, c’est dans le Morvan, l’une des régions les plus froides de France, mais aussi l’une proposant les routes les plus variées et les plus belles, que j’avais décidé d’emmener notre petite troupe, avant de rallier l’Ardèche. Aux guidons lors de ce road trip : Amina « ER-6 proof », Isabelle « routes mouillées proof », Christophe « à fond à fond proof », Jérôme « dog sitting proof » et « notre » Julien Toniutti national, « pas tout à fait water proof » sur ce coup là. Comment ça, l’est pas étanche, mon Julien ? Nous allons le voir, ne vous inquiétez pas !

Rien de tel en tout cas que ce large panel de motos et cette fine équipe pour mettre à l’épreuve de la route et des kilomètres celle qui titille les nerfs de la concurrence et truste les ventes : la MT-09. Enfin elle, ses variantes/variations et ses pneumatiques. Au menu : plus de 2 200 kilomètres. Copieux. Mais conjuguons donc cet essai au présent, celui de notre maxi comparatif.

Cinq saveurs

La Mt-09 standard, ici en coloris Race Blu, est déjà un roadster teigneux à souhait.

La Mt-09 standard, ici en coloris Race Blu, est déjà un roadster teigneux à souhait.

La MT-09 originale, nous l’avons déjà essayée (par ici) et comparée (par là). Nous vous invitons à relire ces essais du modèle « original » et nous concentrons sur les déclinaisons aux différentes saveurs. La MT-09 Street Rally est une déclinaison hypermotarde de la standard. Elle adopte du coup une selle, plus haute et plate de forme, affiche pour sa part 849,5 mm (oui, c’est très précis…) de hauteur au sol, soit 34,5 mm de plus que la version standard. Des millimètres qui influent plus qu’il n’y paraît sur le confort et sur la position de conduite. Écopes de radiateur et face avant spécifiques, avec des pare-mains et une casquette de phare très agressifs, complètent la dotation. Voici une moto à l’identité propre, d’autant plus que les pneumatiques suivent eux aussi la tendance, en devenant hyper-sportifs.

De son côté, la Sport Tracker revendique clairement un style plus méchant et plus « course de rue ». Les plaques numéro en aluminium positionnées sur la coque arrière et la casquette de phare, lui donnent un air plus rebelle, renforcé par le coloris spécifique : cadre noir mat et jantes bronze mat. Le superbe garde-boue avant fin, court et finition carbone, repose sur des pattes en aluminium spécifiques. Un bonheur visuel, renforcé par la selle plate – quasiment reprise à la Street Rallye, hormis le coloris bi-ton noir/marron et la finition spécifique. Autre détail visuellement important : le réservoir paré de pads pour les genoux, évocation des café-racers. Enfin, l’ambiance à bord change par la simple adoption d’une barre taillée dans la masse et proposée par Gilles Tooling. L’échappement Akrapovič et sa ligne en position haute sont en option (à 1 676 € !) et donc à rajouter aux 8 599 € requis de base. Un surcoût de 600 € mineur en regard de la qualité de l’équipement ajouté. On aurait apprécié que les plaques d’écopes en aluminium fassent partie de la dotation, tant elles parachèvent le look.

Efficace mais dotée de suspensions souples, le modèle de base pêche surtout par son côté "nu".

Efficace mais dotée de suspensions souples, le modèle de base pêche surtout par son côté « nu ».

Et la Tracer, alors ? Elle est une moto à part, ne reposant que sur l’architecture de la MT-09. Piochant dans les technologies et la banque d’organes Yamaha, elle adopte les options dernier cri à l’image du contrôle de traction TCS, déconnectable et faisant également office d’anti-cabrage. Elle est cependant bien plus qu’une vision « électronique » de la MT-09, son réservoir comme ses dimensions en attestent. La chasse a été réduite de 3 mm, l’angle de colonne de 1°, tandis que l’empattement reste similaire, avec 1 440 mm. Un travail a été fourni sur la suspension arrière, dont le ressort est plus long pour une course identique, ce qui implique un travail différent. Côté habillage, la Tracer joue les trails routiers avec une bulle assez haute, des pare-mains et un double optique full-LED, tandis que le bloc compteurs numérique est directement chipé à la Super Ténéré !

La partie-arrière diffère également avec une selle double plus confortable, des poignées larges et des supports pour les valises, même si feu à LED et support de plaque sont là pour rappeler la filiation avec les autres MT-09.

Dissection pour la protection

Plus noble des quatre versions commercialisées, la Sport Tracker fait chic mais reste une teigne !

Plus noble des quatre versions commercialisées, la Sport Tracker fait chic mais reste une teigne !

Et dans les faits ? Cette Tracer est promise plus agréable niveau amortissement. A voir… Nous prenons l’autoroute A6 direction le Morvan. Le temps frais, nuageux, n’est pas des plus engageants. La Tracer revient tout naturellement à Amina. La nouveauté affiche théoriquement de nombreux atouts pour encaisser les kilomètres, et le seul à priori sur la hauteur de selle – 845 mm annoncés en position basse, 860 mm en position haute -, a été contré par l’étroitesse du moteur et de l’arcade de selle, mais aussi par les 1,80 mètres de notre pilote féminin, dont une bonne partie en longues jambes. Elle l’a immédiatement adoptée pour sa légèreté, même si la Tracer pèse dans l’absolu 22 kilos de plus que la MT-09 standard, avec 210 kilos tous pleins faits contre 188 à 191 kilos (si ABS). La bulle, réglée en position haute pour l’occasion, lui convient, même si la protection est tout juste correcte.

Les turbulences et les nuisances sonores se montrent bien trop nombreuses pour une routière dès que l’allure est élevée. Je trouve place sur la moins protectrice du lot en théorie : la version standard Race Blu, dépourvue de tout artifice devant le compteur.

Pénalisée par des pneus moins précis que ses sœurs, la Sport Tracker nous a en revanche enchantés avec son échappement optionnel. Quel son !

Pénalisée par des pneus moins précis que ses sœurs, la Sport Tracker nous a en revanche enchantés avec son échappement optionnel. Quel son !

Sa selle, la plus basse des quatre, avec 815 mm, permet cependant de se retrouver un peu plus abrité derrière l’optique, mais la position assez relevée du guidon n’aide pas. Voici qui la place en tout cas au même niveau de « non protection » que la Street Rallye de Christophe. Légèrement plus sympathique pour les cervicales, du fait de l’assise plus élevée et de la présence d’un déflecteur sur le phare et les mains, cette dernière n’épargne cependant pas le cou et renforce le bruit de roulage : ce dernier remonte directement dans le casque. Assourdissant à la longue… De son côté, Jérôme profite des « atouts » de la casquette de phare, de l’assise haute et assez confortable et surtout, point important pour lui, de la sonorité de la ligne Akrapovič en position haute de la Sport Tracker. Délicieuse ! La délivrance arrive avec le panneau de sortie. Toucy, première étape de notre périple. Les grandes courbes vont nous permettre de nous dérouiller un p(n)eu. En avant !

Traces de gommes

La Street Rally est celle qui a remporté le plus de suffrages, entre look sportif, position de conduite améliorée et tarif contenu.

La Street Rally est celle qui a remporté le plus de suffrages, entre look sportif, position de conduite améliorée et tarif contenu.

Le revêtement encore impeccable sied aux pneumatiques et aux suspensions des protagonistes de cette virée. Avalés à bon rythme, les tracés alléchants nous mènent aux portes du parc régional du Morvan. Amina, toujours en forme, profite une fois encore de la protection de la Tracer qu’elle ne veut plus quitter… Elle ne regrette pas son choix, et se sent très à l’aise au guidon sur ce type de route et dans ces conditions. Bien entendu les moteurs des trois roadsters sont similaires, mais celui de la Sport Tracker distille une fois encore un charme particulier, du fait de sa sonorité et surtout de son comportement légèrement plus incisif même si lissé en apparence à bas régimes. Christophe et moi ouvrons la route, alors que nous attaquons l’itinéraire le plus tortueux. Le Morvan est une ode à la moto (lire notre article Évasion à ce sujet). Ses routes somptueuses n’en sont pas moins de vrais pièges pour les suspensions et parfois les mécaniques.

La Street Rally permet, grâce à une selle plus haute, de déplacer le poids sur l'avant et corrige donc l'un des défauts du modèle de base.

La Street Rally permet, grâce à une selle plus haute, de déplacer le poids sur l’avant et corrige donc l’un des défauts du modèle de base.

Depuis mon premier essai lors de sa présentation officielle, je me méfie des suspensions de la MT-09. Elle me paraissent cependant ici assez fermes et ménagent un excellent compromis entre confort et tenue de route, avec une attaque douce et un bon maintient par la suite, plus ferme. Mais prudence. A raison. En route de forêt, dans un pif paf serré, je décolle littéralement sur une double bosse m’expédiant quasiment dans le bas côté. Violent ! La légèreté à la mise sur l’angle, le freinage précis et l’absence de déclenchement de l’ABS sauvent l’affaire, faisant ressortir une belle homogénéité et une grande facilité de la moto. Aucune réaction parasite – amorce de guidonnage ou autre – ne vient amplifier les coups de raquette. Ouf, car il n’y a pas d’amortisseur de direction. Contre toute attente, la suspension s’est montrée suffisamment freinée hydrauliquement, à défaut d’avoir parfaitement encaissé…

Globalement, s’il rebondit légèrement trop, l’amortissement finit par convaincre à mesure que l’on s’y adapte et que l’on continue de lire la route à la recherche des trous et bosses prononcés. Cette longue balade fait également ressortir l’importance des pneumatiques, lesquelles influent de manière importante sur le ressenti au guidon et corrigent même parfois certains soucis natifs. Nous le vérifions sur un spot photo avec Julien Toniutti que nous avons fini par rejoindre après une pause déjeuner bien méritée.

Nous avons suivi le guide... Enfin, on a essayé !

Nous avons suivi le guide… Enfin, on a essayé !

Celle qui attire le plus de critiques de Julien « à fond à fond » Toniutti (la monte pneumatique, pas la moto), dans cette courbe pour le moins rapide, ce sont les Dunlop Sportmax D214 de la Sport Tracker, qui offrent une sensation plus floue. Les Metzeler Sportec M5 Interact de la standard font pour leur part une excellente impression, mais ne peuvent rivaliser avec les sportifs Bridgestone Battlax R10 Evo de la Street Rallye. De son côté, la Tracer ne se pose pas de question et… trace sa route, peu importent les pneus. Les Dunlop D222 cisèlent la trajectoire, et même la tendance naturelle à élargir en sortie de courbe, propre à la catégorie trail routiers, ne parvient à mettre la moto en défaut. Équilibrée, posée, elle joue également de ses suspensions semblant mieux calibrées, mais supportant le poids de l’accastillage supplémentaire.

Dans les faits, elle n’est pas beaucoup plus confortable que ses sœurs, mais offre un feeling différent. Ah, les suspensions et les MT… Lorsque vient le tour de la MT-09 de Julien Toniutti, avec son pilote au guidon, les Pilot Road 4 qu’il réserve normalement à la conduite sur route mouillée, encaissent parfaitement l’exercice. L’amortisseur EMC haut de gamme gérant détente rapide et lente, ainsi que la préparation de fourche assurée par un kit Andreani n’y sont pas étrangers. Bien évidemment, la #01 bénéficie de réglages au niveau du talent du pilote et de ses exigences. L’ensemble des commandes aux pieds est d’origine, mais le guidon, plus plat et plus large, offre une position de conduite intéressante, dont pourrait s’inspirer Yamaha. Il est cependant extrêmement chargé par les commandes de dérouleur de road book, switch de rampe d’éclairage et autre belles pièces. Au chapitre ergonomie, les leviers de frein et d’embrayage sont ajustables en écartement, mais de meilleure qualité que ceux d’origine. L’autre point unique sur cette moto : son frein avant, signé Beringer proche de la perfection. Saisir le levier Aerotec et pincer les disques Aeronal, c’est un peu comme entrer dans un « mur » d’air : ça stoppe net, avec une précision diabolique, le tout sous parfait contrôle. Les pinces radiales des fourches d’origine ne peuvent rivaliser, même si elles offrent déjà un excellent feeling et de quoi se faire largement apprécier en conduite sportive comme au quotidien.

L’électronique c’est fantastique ?

Dans notre panel de MT09, seule la version standard et la Tracer disposent de l’ABS. S’il se déclenche assez facilement à l’arrière sur la version standard, c’est pour rappeler la tendance naturelle à bloquer « en douceur » du fait d’une pédale on/off. Quant à l’avant, il est à la fois puissant et son seuil tardif permet d’y aller très fort avant intervention. Sur le trail, on se prend régulièrement à imaginer le bénéfice d’un freinage couplé, lequel existe pourtant dans la gamme Yam’, notamment sur la FJR 1300. Étroitement lié à l’ABS, la Tracer bénéficie par ailleurs d’un anti-patinage intéressant fortement Julien Toniutti « pour les départs et les jours de pluie ». Et pour cause, ce dernier intervient aussi bien sur l’allumage, l’injection ou l’ouverture des gaz afin de juguler la glisse de la roue arrière et ne devrait donc pas être trop intrusif.

Dernière-née, la Tracer offre un surcroît de protection (léger), mais surtout un antipatinage qui fait défaut au roadster.

Dernière-née, la Tracer offre un surcroît de protection (léger), mais surtout un antipatinage qui fait défaut au roadster.

Et pour ce qui est de tester les assistances de la Tracer, nous avons de quoi faire le second jour ! Pluie battante, brouillard à couper au couteau, visibilité de quelques mètres seulement, froid, un cocktail magique pour ce qui est de mettre à mal la motricité. Avec une adhérence on ne peut plus aléatoire, voir précaire, les dérobades de l’avant et de l’arrière sont légion. Pourtant, les pneumatiques comme les assistances (r)assurent, et jamais l’écart ne devient irrattrapable. L’anti patinage laisse un peu de marge (donc de glisse) avant d’intervenir, et il semble choisir la meilleure option (curieuse sensation, cela dit), tandis que le freinage fait ce qu’il peut pour ne pas chasser. Même dans ces conditions, je reste à l’aise au guidon avec un sentiment de contrôle agréable. La confiance est là. Bien pour le quotidien, moins pour faire un chrono du fait de l’impossibilité de régler les seuils de déclenchement et donc de prévoir les réactions.

Ce temps est aussi l’occasion de valider le fait que la protection contre la pluie est très surfaite… même avec les écopes plus larges et la bulle en position haute. D’ailleurs, cette dernière ne peut se régler qu’à l’arrêt, étant donné qu’il faut dévisser son mécanisme. En contrepartie, on bénéficie d’une belle amplitude de possibilités. De leur côté, les Sport Tracker et Street Rally, dénuées d’ABS et sans gestion électronique en cas de surprise (sauf le mode B du moteur), se montrent prévenantes avec une mention spéciale pour l’adhérence par temps humide des Bridgestone R10 de la plus sportive des deux ! Mais pas d’électronique en cas de surprise…

La Tracer est un petit trail au comportement homogène, qui mérite d'être découvert ! Comportement sportif quand même, gènes MT obligent...

La Tracer est un petit trail au comportement homogène, qui mérite d’être découvert ! Comportement sportif quand même, gènes MT obligent…

Après cette mésaventure aquatique, Julien reprend – trempé – la route – trempée – direction les reconnaissances du Rallye de la Sarthe (qu’il ne remportera pas pour cause de chute malencontreuse en liaison). Une chose est sûre : sa moto est une arme, une machine de compétition, mais entre des mains expertes seulement. Rigide, limite raide, il faut rouler à fond pour l’exploiter pleinement, afin de comprendre que les suspensions gardent quoiqu’il arrive les roues au contact du sol, au prix d’une fermeté ahurissante. Il convient d’accrocher son dentier, faute de quoi les dents pourraient bien claquer ! La position de conduite, induite par le guidon spécifique, renforce l’aspect sportif de la moto. De son côté, la motorisation bénéficie de la sonorité et du peps de l’échappement Akrapovič. Les écopes de radiateur Yamaha, le kit décoration autocollant sur mesure créé par la société Kutvek – société française voisine de Julien en région lyonnaise – parachèvent le look de la moto et lui offrent une belle présentation.

Tout ce qu’il faut pour être rapide. Après la pluie, dit-on, vient le beau temps. Il faut surtout descendre plus encore en France et rallier l’Ardèche afin de trouver un environnement bien plus favorable et terminer notre roulage de plus de 2 000 km pour certaines motos. Un sacré périple, qui met à mal les idées reçues sur la MT et permet de lui pardonner de plus en plus certains de ses défauts. Christophe sur la MT-09 Race Blu et moi sur la Street Rallye, prenons les itinéraires secondaires – voire tertiaires – tandis qu’Isabelle, remplaçant Jérôme (retenu pour cause canine), se joint à Amina et rallie Saint Joseph des Bancs par l’autoroute, puis les petites routes du cru. La Tracer plaît aux femmes, même si Amina jette à présent son dévolu sur la Sport Tracker, cédant à ses sirènes (le pot…) et la trouvant au final moins impressionnante dans les conditions difficiles.

Trois pattes à peps

La MT-09 de Julien Toniutti perd en confort, mais devient une arme pour chasser le chrono !

La MT-09 de Julien Toniutti perd en confort, mais devient une arme pour chasser le chrono !

Le trois cylindres de la MT-09, commun à toutes les versions, a fait sa réputation. Avec ses 847 cm³ et sa puissance de 106 à 115 chevaux en version « libre », il a réhabilité les motos de caractère et le caractère des motos japonaises. Soumis à 3 modes de conduite, A, B et Std (pour standard), ces règles fixent la réponse à l’accélération aussi bien que le niveau de puissance et donc le comportement moteur. On les choisit avec le petit bouton rond du commodo droit, y compris en roulant. Il fat simplement couper les gaz pour valider, et vérifier sur l’instrumentation. Sur les tracés serrés, exploiter pleinement le mode A, brutal bien qu’enthousiasmant, est illusoire. Les réactions sont parfois brouillonnes et le débarquement de puissance désarçonne les conducteurs, même les plus expérimentés (Julien Toniutti, pourtant fort expérimenté, se contente du mode standard).

Ça pousse fort, longtemps et le frein moteur se fait totalement oublier… Sur tracé technique, on ne peut tout simplement pas visser la poignée droite, sous peine de sanction. Le mode A sera par contre très agréable pour faire monter l’adrénaline en de maintes occasions, lorsque les courbes s’ouvrent, que l’on prend sa (dé)mesure, et que l’on parvient à se faire plus que plaisir.

Julien nous a régalés en passant vite, très vite, avec sa moto comme avec les quatre autres. Comme quoi, la MT-09 est bien née d'origine...

Julien nous a régalés en passant vite, très vite, avec sa moto comme avec les quatre autres. Comme quoi, la MT-09 est bien née d’origine…

Le mode standard permet de trouver le meilleur compromis entre performances, sensations et offre la possibilité d’exploiter pleinement l’énorme potentiel du CP3 (le petit nom du moteur). Plus civilisé, mais toujours aussi énergique, ce mode gomme la virulence au profit d’une nervosité bienvenue. Mieux canalisé, le 3 cylindres offre également onctuosité et souplesse, bénéficiant de relances instantanées quel que soit le régime ou le rapport engagé. Par contre, titiller les 8 000 tr/minutes le propulse littéralement dans un univers plus sportif. Et immanquablement, il arrache des sourires aux plus blasés. Sur la Tracer, le couple est plus marqué, et la distribution de puissance légèrement moins sémillante, collant davantage à l’esprit « trail » et GT voulu par Yamaha. En adoucissant la réponse et en « lissant » la fébrilité du moteur, le compromis obtenu est des plus intéressant et plus facilement exploitable.

La MT-09 en a d’ailleurs pris de la graine. Et le mode B alors ? Il est équivalent à un mode pluie, réduisant les réactions. La longue ligne optionnelle de la Sport Tracker, la seule à pouvoir en bénéficier, ajoute un peu de rondeur à ce trois-cylindres caractériel.

Mécano-diversité

Cinq visages, cinq motos mais un même moteur explosif : c'est ça la famille MT-09 !

Cinq visages, cinq motos mais un même moteur explosif : c’est ça la famille MT-09 !

Sur les routes à chèvres (littéralement !) prises par les roadsters, les suspensions font aussi bien leur job que les pneumatiques. Avec plus de 800 km parcourus à leur guidon à ce moment, l’apprentissage des réactions, toujours saines, des suspensions mettent en avant la facilité de la MT-09 et son grand potentiel sportif. Confortable, on ne peut lui reprocher qu’un carter droit saillant et une suspension certes perfectible, mais largement suffisante si l’on ne les malmène pas. Elle bénéficie surtout de 4 personnalités différentes. A l’attaque pure et dure, la Street Rally est une arme, avec son côté hypermotard pêchu et sa position de conduite définitivement plus agréable. On apprécie son look tranché, son équipement et ses réactions. Enfin, les gommes super sportives sont évidemment un plus, même en fin de vie.

De son côté, la Sport Tracker joue la carte du café racer sport-chic avec un succès que l’on ne saurait démentir. Les plaques numéro de la coque arrière donnent à la MT-09 une contenance renforcée par une dimension sonore des plus enthousiasmante, tandis que la version standard se montre finalement la moins agréable en terme de position de conduite. Il lui manque également ce petit quelque chose esthétique en plus pour habiller, face à des sœurs déguisées. Des petits plus que l’on retrouve aisément sur la MT-09 de Julien Toniutti…ou dans le catalogue des nombreuses options Yam’ ou chez les accessoiristes qui se sont déjà penchés sur le cas de la bête. Enfin, la Tracer se démarque considérablement des autre membres de la famille.

Photo de famille à Autun. Les MT-09 proposent l'un des moteurs les plus envoûtants du moment, avec une variété de choix impressionante. Trail, roadster, supermotard ou scrambler moderne, il y en a pour tout le monde.

Photo de famille à Autun. Les MT-09 proposent l’un des moteurs les plus envoûtants du moment, avec une variété de choix impressionante. Trail, roadster, supermotard ou scrambler moderne, il y en a pour tout le monde.

Malgré une plate-forme commune, elle parvient à se différencier par ses assistances, plus rassurantes, son tarif légèrement plus important, et adopte une identité singulière. Si elle passe à côté de ce qui fait réellement une routière, avec sa protection à peine supérieure et un confort moyen – notamment au niveau de la selle -, elle devient un trail routier sportif plus que convainquant, ou encore une MT-09 plus endurante (avec son réservoir de 18 litres contre 14) et aboutie. Ses assistances, on pourrait bien un jour les retrouver sur d’autres déclinaisons de la famille MT. Elles apportent un agrément supérieur, même si l’on ne peut pour l’instant régler finement leur niveau d’intervention (ABS et TCS). La consommation, elle, dépend grandement de la conduite et de la capacité à gérer les gaz et à rouler sur les derniers rapports -donc moins dans le tours-. Nous avons ainsi pu constater des écarts de près d’1 l/100 km entre la conduite « ‘Tophe » et la conduite « Ben », l’une étant à 6,2 l et l’autre 7,4 l aux cent pour un trajet équivalent.

Autant dire que la panne sèche de la Street Rallye est intervenue à 140 km environ, là où nous pouvions encore pousser à moto Christophe et sa MT jusqu’à la prochaine pompe… Au moins, Yamaha est fidèle à son trip F de décompte de distance parcourue sur la réserve, quelle que soit l’instrumentation. Celle de la MT-09, plus sobre, plus compacte et toute aussi agréable, ne peut cependant rivaliser avec l’écran géant de la Tracer repris à la Super Ténéré ni avec son ordinateur de bord plus complet. On peut choisir les « pages » d’informations, piloter les options (poignées chauffantes) et profiter d’un affichage aussi costaud qu’il peut paraître. Mieux encore, la navigation se fait directement depuis le commodo !

Recette pour recette

Véritable phénomène commercial et motard depuis son lancement, la Yamaha MT-09 n’a de cesse de séduire. Les raisons de ce succès ? Pas toujours très objectives, voir absolument pas ! Le prix ? Les sensations ? Le look ? Un peu de tout cela ! En renouant avec des paramètres importants aux yeux des motards européens et français (de l’agressivité, du caractère et… du caractère, sans oublier du caractère), la MT-09 s’impose comme une réussite. En cette mi-juin 2015, la MT-09 caracole encore en tête des ventes, et a su insuffler un vent nouveau dans un univers stérilisé : celui des motos accessibles et pourtant richement dotées.

Avec quelques améliorations, une MT-09 est championne de France des rallyes. Bon, il faut un bon pilote au guidon aussi...

Avec quelques améliorations, une MT-09 est championne de France des rallyes. Bon, il faut un bon pilote au guidon aussi…

Le périple de plus de 2 000 km que nous avons réalisé à leur guidon nous a permis de profiter pleinement de ce que cette moto offre, quelle que soit la déclinaison. Un rapport qualité/prix/sensations imbattable, une bonne occasion d’user du pneu de la meilleure manière possible et un réelle homogénéité malgré une position de conduite discutable (sur la standard). Première évolution « concrète » de la MT-09, la Tracer remplit à la perfection ou presque son cahier des charges, dépoussière le concept de trail nippon et vient conquérir aussi bien les amateurs de gros trail musclés que ceux de plus petits et plus exploitables. Plus souple et plus agréable qu’un bicylindre pour le non initiés, bien moins lourde et toute aussi confortable d’utilisation qu’un quatre pattes, la Tracer pourrait aussi bien être la relève d’une TDM – comme le dit Yamaha – qu’une Fazer moderne. Elle est en tout cas une MT-09 et se savoure comme telle.

BILAN

Chacune des MT essayées distille une personnalité propre, choisie en fonction des options ergonomique et esthétiques. Le moindre changement de position, d’assise, la moindre modification des périphériques (amortissement ou échappement par exemple), influe considérablement sur le ressenti. Preuve ultime : la moto du Champion de France des Rallyes 2014 : Julien Toniutti. Avec quelques ajustements et un petit investissement dans des suspensions avant et arrière haut de gamme (entre 1 000 et 2 000 € selon la marque et le modèle), elle devient toute autre : une arme redoutable à la liaison au sol difficile à prendre en défaut. Cela tombe bien, proposée 7 999 € hors promotions, bénéficiant de 2 autres visages pour 600 € supplémentaires, la MT laisse une bonne part de personnalisation aux budgets serrés. La Tracer complète la gamme pour un tarif supérieur, certes, toutefois justifié par un équipement complet et une toute autre cible marketing !

Fiches express

Notes

Yamaha MT-09 Yamaha MT-09 Sport Tracker Yamaha MT-09 Street Rally Yamaha MT-09 Tracer Yamaha MT-09 « Toniutti »
Finition : 8/10 9/10 8/10 9/10 9/10
Équipements: 6/10 7/10 6/10 9/10 10/10
Confort : 7/10 8/10 7/10 8/10 4/10
Protection : 7/10 7/10 6/10 6/10 7/10
Moteur : 9/10 9/10 10/10 9/10 10/10
Partie-cycle: 7/10 7/10 7/10 8/10 10/10
Budget : 10/10 8/10 8/10 9/10 4/10

NOTE GLOBALE

1ere Yamaha MT-09 Tracer : 8,3/10
2e ex-aequo Yamaha MT-09 : 7,7/10
2e ex-aequo Yamaha MT-09 Toniutti : 7,7/10
4e Yamaha MT-09 Sport Tracker : 7,6/10
5e Yamaha MT-09 Street Rally : 7,4/10

ON AIME : Yamaha MT-09 ON N’AIME PAS :
+ La simplicité apparente et la finition au top – Les réactions des suspensions sur les chocs amples
+ Le comportement moteur hors normes – Le triangle bras/fesses/jambes perfectible
+ L’ABS rassurant et efficace – Le carter moteur saillant à droite
+ Le tarif tout doux
ON AIME : Yamaha MT-09 Sport Tracker ON N’AIME PAS :
+ L’originalité de la ligne et la qualité des pièces ajoutées – La forme étrange de la casquette de phare
+ Le caractère et le son de l’Akrapovič – La monte pneumatique moins efficace
+ Le côté brut(e) – Le pot Akrapovič en option…
ON AIME : Yamaha MT-09 Street Rally ON N’AIME PAS :
+ Le style décalé – Devenir sourd après dix heures à son guidon
+ La position de conduite excellente – En prendre plein la poire sur autoroute
+ Les sensations renforcées – L’autonomie réduite et la panne d’essence !
+ Les pneumatiques hyper-sport
ON AIME : Yamaha MT-09 Tracer ON N’AIME PAS :
+ Le look de la face avant – La bulle d’origine peu convaincante
+ Le caractère moteur distinct – L’arrière trop « GS » ?
+ La gestion des assistances
+ L’amélioration des suspensions
+ L’arcade de selle et sa hauteur réglable
ON AIME : Yamaha MT-09 « Toniutti » ON N’AIME PAS :
+ L’équipement somptueux – Réclame un pilote
+ L’efficacité redoutable – Les suspensions raides comme un bout de bois
+ Rouler sur une championne ! – L’efficacité a un prix…
Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudLe freinage d'origine de la MT-09 est très puissant, en regard du poids contenu du roadster Yamaha. L'ABS est bienvenu. Photo : Emilien BraudLe cadre étroit expose le radiateur et le carter en cas de chute (qui nous est hélas arrivée).Photo : Emilien BraudLes Metzeler Sportec M5 Interact ont fait bon office, sur le sec comme sur le mouillé. Photo : Emilien BraudLa fourche assure, même si elle n'est pas réglable. Bon compromis entre attaque et confort, elle tolère en revanche mal les grosses ornières. Photo : Emilien BraudLa suspension se règle en précharge uniquement. Photo : Emilien BraudLe bloc compteur est commun à trois des quatre versions de la moto. Clair et lisible ! Photo : Emilien BraudLa face avant de la MT-09 standard fait un peu dénudée face à ses sœurs ! Un petit saute-vent optionnel ne serait pas de refus... Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudLa Sport Tracker se distingue par ses jantes couleur bronze et sa fourche dorée. Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudLa selle de la Sport Tracker offre une finition bicolore spécifique. Photo : Emilien BraudLes plaques numéro latérales sont en aluminium, superbement finies. Photo : Emilien BraudL'échappement Akrapovič en passage haut est une option spécifique à cette version, et coûteuse : 1 676 € ! Photo : Emilien BraudL'échappement Akrapovič, plus long, apporte un caractère plus rond et une sonorité plus grave, plus flatteuse. Photo : Emilien BraudComme pour l'arrière, la plaque numéro avant est en aluminium. Drôle de forme toutefois... Photo : Emilien BraudLe garde-boue avant utilise aluminium et carbone pour différencier la Sport Tracker de ses sœurs. Photo : Emilien BraudGimmick sixties remis au goût du jour : les grippe-genoux sur le réservoir ! Complètement décalé et pas stupide ! Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudTypé supermotard, le Street Rally peut compter sur un habillage de l'avant très agressif. Photo : Emilien BraudLes écopes latérales sont sensiblement différentes. Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudLa selle du Street Rally est plus haute, car plus plate. La position de conduite s'en trouve modifiée, en mieux, à tel point que Julien Toniutti souhaitait greffer cette selle plate sur sa MT-09 de course ! Photo : Emilien BraudLe petit 'bec' situé sous le phare est l'un des détails de la Street Rally. Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudLa Tracer a beau être une MT-09, son ambiance change radicalement. Photo : Emilien BraudEmprunté à la Super Ténéré, le bloc instrumentation est parfaitement clair, lisible et très complet. Il offre une atmosphère plus trail à la Tracer. Photo : Emilien BraudLa Tracer partage le train avant de ses sœurs, mais voit la fourche revue en interne pour compenser la prise de poids. Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudLa bulle apporte un léger surcroît de protection, mais n'offre pas pour autant un abri sûr aux éléments. Photo : Emilien BraudLa double optique 'full LED' apporte un réel plus la nuit face au simple optique de la MT-09 standard. Photo : Emilien BraudSi selles et poignées se mettent au diapason pour offrir un agrément plus orienté tourisme, le feu rappelle la filiation. Photo : Emilien BraudLes flancs de carénage sont spécifiques à la Tracer. Là encore, la protection y gagne, sans être redoutable pour autant. Photo : Emilien BraudOui, il nous arrive de délirer en séance photo... Mais ne nous demandez pas ce qu'il se passait ! Photo : Benoît LafontaineSympathique champion, Julien a participé avec plaisir à notre comparatif tout en enrichissant la balade de conseils et anecdotes. Photo : Emilien BraudSympathique champion, Julien a participé avec plaisir à notre comparatif tout en enrichissant la balade de conseils et anecdotes. Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPare-mains et saute-vent habillent l'avant de la MT-09 de base. Photo : Emilien BraudC'est plus cher, mais ça freine de façon diabolique ! Maître-cylindre, étriers et disques sont confiés à Beringer pour un résultat hallucinant. Photo : Emilien BraudC'est plus cher, mais ça freine de façon diabolique ! Maître-cylindre, étriers et disques sont confiés à Beringer pour un résultat hallucinant. Photo : Emilien BraudJulien Toniutti dispose de la ligne Akrapovič optionnelle, avec ses trois sorties rappelant le nombre de cylindres de la MT-09. Photo : Emilien BraudComment transformer une MT-09 efficace mais un peu souple en arme ? Avec un amortisseur EMC haut de gamme ! Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPfiouuu... C'est encombré ! Photo : Emilien BraudL'amortisseur de direction permet de sauver quelques situations chaudes... Photo : Emilien BraudA gauche, on retrouve le dérouleur de trip et les basculeurs des phares additionnels, pour les spéciales de nuit. Photo : Emilien BraudA droite, Julien à monté un interrupteur pour couper l'ABS, qu'il n'utilise qu'en spéciale humide. Photo : Emilien BraudLes protections moteur sont bienvenues, le cadre, le radiateur et les carters étant assez exposés. Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien Braud

Un grand merci à Julien Toniutti, qui a passé deux jours à nos côtés en nous parlant de sa passion, de ses courses et en nous régalant d’anecdotes diverses et variées !

Par Benoît Lafontaine, photos Emilien Braud.

Une réflexion au sujet de « Comparatif : La famille Yamaha MT-09 à l’essai »

  1. Beau boulot les gars, et merci à Julien (Le champion) d’y avoir participé. Cette MT09 est très sympa mais pour l’avoir essayée, impossible d’être correct à son guidon tellement le moteur est joueur!

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