Découvertes

9 septembre 2016

Évasion : l’île du nord de Nouvelle-Zélande

Évasion : l'île du nord de Nouvelle-Zélande

L’île fumante

Six mois après notre premier épisode à l’autre bout du monde. Agora Moto reprend la route à travers les paysages somptueux de Nouvelle-Zélande, cette fois sur l’île du Nord.

Contrairement à l’île du sud, marquée par de hautes montagnes. Les reliefs du nord sont différents, car d’origine volcanique ! Constamment en effervescence, ces terres particulièrement virulentes sont à la pointe sud de la ceinture de feu, alignement de volcans qui borde l’océan Pacifique. Plus petite que sa voisine du sud, l’île du nord regroupe pourtant près de 80% de la population néo-zélandaise, notamment dans des villes comme Auckland et Wellington, la capitale. Dans un hiver plutôt doux (oui, c’est l’hiver en juillet !), notre itinéraire nous emmène sur une grande boucle à travers Auckland, plus grande ville kiwi, la péninsule des Coromandel et Rotorua. Phénomènes géothermiques, chaînes montagneuses et culture Maorie, ce voyage aux antipodes de la France va vous transporter sur les routes les plus célèbres de Nouvelle-Zélande.

Auckland – Coromandel

Au loin, Brown Island, l'un des volcans les plus protégés d'Auckland. Depuis la plage, on distingue bien son large cratère.

Au loin, Brown Island, l’un des volcans les plus protégés d’Auckland. Depuis la plage, on distingue bien son large cratère.

Il y aurait mille et une façons de quitter Auckland…mais sur un pays insulaire, il serait dommage de se priver des routes côtières pour débuter notre voyage sur l’autoroute ! C’est en longeant le port puis les plages de l’est d’Auckland que nous échappons au dense trafic de la ville la plus urbaine de Nouvelle-Zélande. Située autour d’un isthme reliant la péninsule du Northland et le reste de l’île du Nord, cette bande de terre est à cheval sur une chaîne d’une cinquantaine de volcans, pas tous endormis! La plupart d’entre eux, ont détruit par leurs coulées de lave les environnements des Maoris. Ce fut le cas de Rangitoto Island, il y a 600 ans. Les Maoris l’ont baptisé après l’éruption, « ciel sanglant ». Ce volcan toujours en activité en face de la plage de Mission Bay, est un lieu incontournable pour une randonnée au calme, loin de la ville (accessible en ferry).

Nous poursuivons par les plages de Saint Heliers et Karaka Bay. La route traverse des zones pavillonnaires vallonnées, synonymes là aussi d’anciens volcans en activité. Le long du golf d’Hauraki, nous observons au loin Brown Island, un autre volcan aujourd’hui éteint où l’on distingue très nettement le cratère depuis ce point de vue. Les paysages urbains disparaissent après Whitford et l’itinéraire continue sur la sublime Pacific Coast Highway, qui couvre la quasi totalité de la côte est de l’île du nord. Aux abords de Maraetai, c’est Waiheke Island que l’on devine cette fois au loin. Réputée pour ses vignes, l’île est accessible en ferry depuis Auckland et l’on peut embarquer à moto.

Village de Thames, caractérisé par ses maisons en bois et son côté pionnier.

Village de Thames, caractérisé par ses maisons en bois et son côté pionnier.

A Clevedon, prendre à gauche en direction de Thames. La Kawakawa Road vallonne au milieu des terres rurales, qui ressemblent parfois à la Normandie. Nous constatons également des routes en nettement moins bonne qualité que sur l’île du sud. A l’arrivée sur l’estuaire de Thames, plusieurs dizaines de « mussel farms » flottent au beau milieu de l’eau. L’expression typiquement kiwi, signifie en bon français : l’élevage de moules. Les courants chauds de cette région de Nouvelle-Zélande produisent les moules et les huîtres les plus réputées du pays. De l’autre côté de l’estuaire, on aperçoit déjà les chaînes montagneuses des Coromandel, masquées par d’épais nuages. Le parcours qui nous conduit jusqu’à Thames n’est pas des plus excitant en termes de conduite.

Le vent extrêmement puissant ne nous facilite pas la tâche sur cette voie linéaire qui passe au milieu d’élevages bovins. A la fin de cette première partie de l’estuaire, prendre à gauche sur la Road 25 à Whaitakaruru, puis suivre Thames toujours sur la 25 et la péninsule des Coromandel. La météo varie entre soleil et averses et c’est la grêle qui nous tombe dessus juste avant la porte d’entrée des Coromandel. Thames est un petit village de 25 000 habitants que l’on surnomme « la ville rusée » pour le succès que les chercheurs d’or ont connu au XIXème siècle. Les maisons en bois d’époque et la population plutôt végétarienne/écolo nous transportent déjà dans une autre ambiance.

Depuis la ferme d'Ohana, le mirador offre un panorama typique sur les paysages des Coromandel.

Depuis la ferme d’Ohana, le mirador offre un panorama typique sur les paysages des Coromandel.

Après Thames, la route qui rase toujours l’estuaire mais passe également à travers le Coromandel Forest Park tient davantage ses promesses, tant sur la conduite que sur le cadre. Malgré la pluie, nous sillonnons sur une quarantaine de kilomètres un chemin assez mince, plat avec de belles courbes et sans trop d’épingles. L’itinéraire quitte la côte juste après Kerata, pour s’enfoncer dans les forêts primaires. Le trajet sillonne au milieu des montagnes et offre des points de vue absolument sublimes. Les reliefs cabossés et creusés par les cratères prouvent l’origine volcanique des Coromandel. Le soleil fait de nouveau son apparition pour nous laisser admirer les paysages magiques de cette sauvage péninsule. Ne pas manquer également peu après ce morceau de route, le point de vue somptueux à la ferme d’Ohana.

Le mirador offre une vue à 180 degrés entre l’estuaire et la péninsule, une voie spéciale est prévue pour stationner sans risque. La Pacific Coast Highway alterne ensuite entre côte et chemin à travers la forêt, où les virages sont assez serrés. La piste peut s’avérer glissante après la pluie, pas la peine de forcer ! Nous arrivons à Coromandel Town et sommes surpris par le charme de l’endroit. Plus attrayante et plus vivante que Thames, son architecture art déco donne un caractère unique à cette ville plantée au milieu des montagnes. Plusieurs peintres et artisans néo-zélandais se sont installés dans cette région réputée pour son calme et son environnement unique. Nous continuons via la forêt sur un revêtement en bien meilleur état que la première partie. Nous traversons cette fois la péninsule d’ouest en est par les sommets de la chaîne montagneuse sur plus de 30 km.

La conduite est ici un vrai régal : peu de monde à ce moment de l’année et les panoramas des réserves naturelles sont à couper le souffle. La forêt débouche ensuite sur la Mercury Bay et Whitianga (prononcez Fiti-an-ga si vous voulez faire local). Cette ville est située sur la côte ouest des Coromandel. Si elle est toute petite et ne possède pas le charme de Coromandel, c’est elle en revanche qui détient les plus beaux monuments de la péninsule…

Coromandel – Rotorua

Hahei et sa plage où se cache plus le spot le plus surprenant des Coromandel, Cathedral Cove !

Hahei et sa plage où se cache plus le spot le plus surprenant des Coromandel: the Cathedral Cove !

Après une nuit de repos au Turtle Cove de Whitianga, nous reprenons la route vers le sud, avec cette fois l’océan Pacifique qui borde notre trajet. Mais impossible de quitter cette région du monde sans faire un détour par Hahei et la crique de Cathedral Cove. Sans doute l’endroit le plus magique de toute la péninsule. Sur la Road 25, prendre à gauche en direction de Hahei sur la Hot Water Beach. Pour vous rendre à Te-Whanganui-A-Hei (la grande baie de Hei en Maori), vous devrez marcher une heure et demie (aller-retour) ou alors prendre le taxi boat au départ de Hahei (navette toutes les 30 minutes). La Cathedral Cove fait partie des immanquables en Nouvelle-Zélande. Nommée ainsi pour sa roche percée à travers la plage, elle donne en effet l’impression de se retrouver sous une réelle voûte lorsque l’on est en dessous.

L’arche de pierre donne ensuite l’accès à une seconde plage de sable fin où des activités telles que de la plongée ou des randonnées en kayak sont proposées. Libre à vous de rester le temps que vous désirez sur ce coin de paradis ! Nous reprenons le chemin inverse mais avant de partir, nouveau détour là aussi sur un autre endroit aussi réputé que l’emblématique Cathedral Cove…la Hot Water Beach ! Célèbre à juste titre, vous ne verrez jamais un spot comme ça deux fois dans votre vie. Au beau milieu de la plage, les gens creusent des trous dans le sable et l’eau qui en ressort peut être parfois bouillante! Prudence donc avant de sauter dans ces jacuzzis naturels, disponibles tout au long de l’année.

La Hot Water Beach et au milieu de la plage, son curieux groupe de personnes présent tout au long de l'année.

La Hot Water Beach et son curieux groupe de personnes présent tout au long de l’année.

Le temps file et il nous faut redescendre vers le sud pour rejoindre les villes de Tauranga et Rotorua. Sur la Road 25, suivre Tairua. L’itinéraire passe de nouveau dans le Coromandel Forest Park à travers la vallée de Pumpkin Hill. Extrêmement sinueuse, ce passage est aussi très glissant car l’asphalte met du temps à sécher, entouré par l’importante végétation. De nombreux virages indiquent des limitations à 25 ou 35 km/h qu’il ne faut pas s’amuser à dépasser surtout lorsque la route est humide. Nous redescendons la vallée en longeant la rivière de Tairua . La hauteur nous donne un point de vue sublime sur la ville et le port de Pauanui. Après Hikuai, une embouchure sur la Pacific Coast Highway nous donne le choix entre la 25 et la 25a. C’est le long de la côte en direction de Whangamata toujours sur la Road 25 qu’il faut continuer.

Le soleil est de retour mais notre trajet au sein des Coromandel n’a été qu’une succession de belles éclaircies et de lourdes averses. Si les températures varient entre 10 et 15 degrés en hiver, la région est l’une des plus chaudes de la Nouvelle-Zélande durant l’été. C’est pourquoi elle est l’une des destinations préférées des kiwis pour leurs vacances! Après un stop à Whangamata, la dernière partie qui longe la rivière Otahu et passe par la fin de la forêt des Coromandel est un réel plaisir. Sans être tortueuse, la route offre de superbes courbes sans être obliger de trop freiner. Les ultimes fougères qui encerclent cet itinéraire signent la fin des Coromandel avant de rejoindre Waihi et la Baie of Plenty (Baie de l’abondance).

Direction Rotorua, toujours à travers ces collines typiques de l'île du nord.

Direction Rotorua, toujours à travers ces collines typiques de l’île du nord.

A Waihi, tourner à gauche sur la State Highway 2. Plus imposante, la SH 2 a davantage des allures de nationale que de petite route de campagne. Deuxième axe le plus long du pays, elle relie Auckland à la capitale Wellington par la côte est. Nous l’empruntons jusqu’à Tauranga, ville connue pour ses plages, ses vagues et une population assez jeune. C’est également le spot idéal pour nager avec les dauphins. Au nord-est de la cette petite péninsule, le faubourg du Mont Maunganui. Surnommé « Mauao » (pris par la lumière du jour en Maori), il culmine à plus de 230 mètres et offre une vue imprenable sur l’océan Pacifique et Papamoa Beach. En totale liberté, plusieurs moutons « citadins » ont élu domicile sur ce volcan aujourd’hui en sommeil. Nous quittons le faubourg de Maunganui et reprenons la route.

La SH 2 continue vers le sud sur un grand axe à deux voies, où la police est souvent présente. Après une vingtaine de kilomètres, il nous faut quitter cette fabuleuse Pacific Highway Coast et prendre la Road 33 en direction de Rotorua. A travers la Okere Falls Scenic Reserve, l’itinéraire varie entre lignes droites et courbes légères où vous pourrez vraiment vous faire plaisir. Le chemin continue au milieu des plaines avant de rejoindre le lac Rotorua. Le plus grand des 16 lacs du district recouvre un volcan endormi. Au milieu du lac, Mokoia Island fut habitée des siècles durant par diverses ethnies de la région. A l’époque de la colonisation, les rives du lac étaient le théâtre des guerres néo-zélandaises entre les colons britanniques et les Maoris.

Arrivés à Rotorua, c’est d’abord l’odeur qui nous surprend! L’air saturé de soufre annonce d’emblée qu’il s’agît de la zone géothermique la plus active de Nouvelle-Zélande. Les sources thermales donnent à cet endroit une odeur à la fois d’œuf (pas forcément frais…) et d’une allumette juste éteinte. Rotorua est la ville qui fume, qui bout…constamment en effervescence !

Rotorua – Auckland

Les cratères fumants du Wai-o-Tapu village. L'odeur du soufre est omniprésente!

Les cratères fumants du Wai-o-Tapu village. L’odeur du soufre est omniprésente!

Avec 65 000 habitants, Rotorua ne fait pas partie des grandes villes d’Aotearoa. Célèbre pour ses phénomènes géothermiques, elle est aussi hautement symbolique car c’est le fief de la population Maorie. Plus d’un tiers de la communauté vit ici. Aux abords du lac Rotorua, des sources d’eau chaude bouillonnent à tous les coins de rue. Les locaux s’en servent pour la cuisson de maïs, que l’on sert dans le hangi, repas traditionnel Maori. A Ohinemutu, au sud de la ville, nous admirons l’architecture des marae. Littéralement traduit par « maison d’accueil », elle sert aux cérémonies, aux réunions importantes et depuis peu, certaines accueillent aussi les sans-abris. Les Maoris qui vénèrent ces lieux, attribuent la même aux Wai-O-Tapu (les eaux sacrées). C’est ainsi qu’ils ont d’ailleurs baptisé la plus spectaculaire d’entre elles, située à vingt minutes de la ville.

En direction de Taupo, suivre la Road 5 également surnommée la Thermal Explorer Highway. Causé par un phénomène géothermique il y a environ 200 000 ans, le Wai-O-Tapu village est un endroit complètement surréaliste. Au milieu des cratères fumants, des piscines de boues en ébullition et des geysers. Le lieu éveille tous vos sens et surtout votre odorat! Point d’orgue de ces « eaux sacrées », l’unique Champagne Pool (piscine de champagne) au monde ! Formée par une éruption hydrothermale il y a plus de 700 ans, la plus fameuse des attractions de Rotorua est aussi la plus pittoresque. La couleur de l’eau combinée à l’effervescence des bulles de dioxyde de carbone donne son nom à cette piscine chauffée naturellement à 230 degrés !

Au premier plan, l'"Artist's Palette" surnomée ainsi pour sa variété de couleur. Plus loin, la fameuse "Champagne pool" toujours en ébullition.

Au premier plan, « Artist’s Palette » surnommée ainsi pour sa variété de couleur. Plus loin, la fameuse « Champagne pool » toujours en ébullition.

Nous quittons le site géothermique avec l’impression d’avoir fait un bon de plusieurs milliers d’année en arrière, un peu comme à la création de l’univers (voir galerie de photos ci-dessous) ! Il y aurait tant d’autres choses à faire et à voir sur Rotorua comme les spa naturels, voir le fameux Haka ou même se lancer sur les rapides de classe V en rafting, mais nous devons reprendre la route vers le nord. Si vous avez le temps, et optez pour un itinéraire vers le sud. Continuez sur cette même Road 5 jusqu’à Taupo où se trouve le plus grand lac de Nouvelle-Zélande et peu après, le Tongariro Park qui regroupe les trois plus grands volcans du pays. La route numéro 5 passe une dernière fois le long du lac Rotorua avant de quitter définitivement la ville. La météo change brutalement en Nouvelle-Zélande.

Après avoir quitté Rotorua sous le soleil, c’est dans un épais brouillard que nous sommes pris peu après la Dansey Scenic Reserve, soit une quinzaine de kilomètres plus loin. Impossible de voir à plus de vingt mètres! Nous poursuivons tranquillement et rentrons désormais dans la région du Waikato. A Tirau, un rond-point indique la route 27 vers Matamata. Cette bourgade complètement déserte il y a quelques années, est aujourd’hui acculée de touristes tout au long de l’année. Les paysages vallonnés de cet endroit ont été choisis par Peter Jackson pour le village des Hobbits. Si vous souhaitez visiter ces fameuses maisons encastrées dans les collines et vous sentir comme Frodo…le trajet depuis Tirau ne vous prendra qu’une vingtaine de minutes.

Au bord du lac Rotorua, le Te Papaiouru Marae, temple de la communauté Maorie.

Au bord du lac Rotorua, le Te Papaiouru Marae, temple de la communauté Maorie.

C’est d’ailleurs ici que s’arrête cette Thermal Explorer Highway. En direction de Cambridge, nous prenons la SH 1, plus grand axe de Nouvelle-Zélande qui traverse l’île du nord jusqu’à la pointe de l’île du sud. Nous longeons le lac Karapiro, encastré entre les deux parties de la rivière de Waikato. « Eau qui coule » en Maori, la Waikato River s’étire sur 425 kilomètres et parcourt la moitié de l’île du nord, ce qui fait d’elle la plus longue rivière du pays. Elle contribue largement à la production d’électricité du territoire avec une série de huit barrages. Si elle a hésité un certains temps, la Nouvelle-Zélande refuse aujourd’hui catégoriquement l’énergie nucléaire. Après Cambridge se transforme en une autoroute à quatre voies. Nous arrivons à Hamilton qui ne présente pas beaucoup d’attrait.

Injuste fatalité, réservée aux villes sans accès à la mer dans un pays insulaire. Ses terres plates et fertiles offrent de bons pâturages aux fermiers du Waikato. Chaque année Hamilton accueille également la plus grande foire agricole de l’hémisphère sud. L’itinéraire se poursuit sur la Waikato Express, limitée à 100 km/h, vitesse maximale en Nouvelle-Zélande. Linéaire et sans relief, la route remonte vers Auckland qui n’est plus qu’à une centaine de kilomètres. Considérablement sortie de son lit après les dernières pluies, la Waikato River recouvre certaines parties des berges. La rivière qui longeait la SH 1 sur une centaine de kilomètres s’écarte après Meremere vers l’ouest où le fleuve se jette un peu plus loin, dans la mer de Tasman.

Retour de nuit sur Auckland, toujours reconnaissable par sa Sky Tower.

Retour de nuit sur Auckland, toujours reconnaissable par sa Sky Tower.

Le trafic s’intensifie et nous devinons que nous nous rapprochons d’Auckland. Cette fois nous n’échapperons pas à la circulation très dense de la « City ». Avec un million et demi d’habitants, Auckland est la ville la plus peuplée de Nouvelle-Zélande et compte presque autant de voitures ! Contrairement à la France, les motards ne sont pas autorisés à passer en double-file. Malgré le klaxon et les appels de phare, vous n’aurez que peu de succès. Le civisme est tel que vous pourrez voir des motards bloqués dans les bouchons sur plusieurs dizaines de kilomètres… surprenant! Nous arrivons à la tombée du soleil sur Auckland, la ville où, 100 km sous terre, repose une énorme réserve de magma. Le soir, allez prendre un verre dans le quartier de Ponsonby, où sont situés les meilleurs bars et restaurants.

Si vous avez le temps, ne manquez pas l’Auckland Museum, le jardin botanique et bien sûr le Mont Eden, cône volcanique le plus élevé d’Auckland avec une vue imprenable sur la ville et ses tours de verre.

Après trois jours et plus de 700 kms passés sur les routes de l’île du nord. La Nouvelle-Zélande nous a une fois de plus bouleversé par la beauté des paysages, la richesse de ses terres et la gentillesse des habitants. Si ce pays est connu pour être le paradis du randonneur, il le sera tout autant pour celui qui préfère se balader sur deux roues.

Voir le road-book du parcours

 
Où louer une moto :

Auckland Motorbike Hire : Randal Brown possède une large gamme de trails et tourers, motos idéales pour ce genre de routes. Si vous ne souhaitez pas remonter vers Auckland pour vous rendre plus au sud, vous avez toujours la possibilité de laisser la moto sur place et Randal ira la récupérer !

Où dormir :

Coromandel :
– Le Turtle Cove : C’est un backpacker sur Whitianga géré par Jean et Ron Dessler. L’accueil est chaleureux, l’internet illimité et le petit déjeuner gratuit !

Rotorua:
– Le Boulevard Motel : C’est tout simplement le meilleur motel de la ville. Situé sur le strip (Fenton Street), route qui longe le lac, le Boulevard Motel est le seul à posséder des piscines minérales.

– Le Backyard Inn : Plus à l’intérieur de la ville, le Backyard Inn possède chalets, dortoirs et camping. Une piscine thermale avoisine les 37 degrés tout au long de l’année.

Offices de tourisme :

Office de tourisme d’Auckland.
Office de tourisme de Coromandel.
Office de tourisme de Whitianga.
Office de tourisme de Rotorua.

Randal Brown sort une Triumph Tiger 800 de 2016 qu'il nous laisse pour parcourir les routes du nord. Un grand merci à lui et Aucklandmotorbikehire.com ! Photo : Richard TindillerPoint de vue depuis Ponsonby à Auckland sur la 'City'. Photo : Richard TindillerAmy, une aucklandaise dans le quartier branché de Ponsonby. Photo : Richard TindillerL'île volcanique de Rangitoto qui s'élève à 260 mètres au dessus de la mer, au large de Mission Bay. Photo : Richard Tindiller Marée basse sur Karaka Bay à l'est d'Auckland. Photo : Richard TindillerAu loin, Brown Island, l'un des volcans les plus protégés d'Auckland. Depuis la plage, on distingue bien son large cratère. Photo : Richard TindillerWhitford, premier coin rural après la ville et le district de Beachlands. Photo : Richard TindillerLes routes du nord sont bordées ce des vallées d'origines volcaniques, toujours couvertes de moutons...cela va sans dire ! Photo : Richard TindillerArrivée sur l'estuaire de Thames. La chaîne montagneuse des Coromandel à l'horizon et les élevages de moules au beau milieu de l'eau. Photo : Richard TindillerLa météo varie entre soleil et averses mais c'est la pluie que nous allons devoir subir sur les Coromandel. Photo : Richard TindillerPhoto : Richard TindillerVillage de Thames, caractérisée par ses maisons en bois et son côté pionnier. Photo : Richard TindillerAu pied de l'estuaire côté Coromandel cette fois, il est possible d'admirer les reliefs du nord au sud. Photo : Richard TindillerPoint de vue sublime au coeur de la chaîne volcanique de la péninsule. Photo : Richard TindillerPhoto : Richard TindillerMontée à travers la vallée de Kereta où la route tortueuse grimpe à travers la montagne. Photo : Richard TindillerDepuis la ferme d'Ohana, le mirador offre un panorama typique sur les paysages des Coromandel. Photo : Richard TindillerPhoto : Richard TindillerPhoto : Richard TindillerPhoto : Richard TindillerCoromandel Town. Le village le plus charmant de la péninsule. Photo : Richard TindillerCoucher de soleil sur Whitianga.. Premier jour terminé ! Photo : Richard TindillerTurtle Cove Backpacker, super accueil de la part Jean et Ron Dessler, le meilleur endroit pour dormir. Photo : Richard TindillerTurtle Cove Backpacker, super accueil de la part Jean et Ron Dessler, le meilleur endroit pour dormir. Photo : Richard TindillerHahei et sa plage où se cache plus le spot le plus surprenant des Coromandel. Photo : Richard TindillerPhoto : Richard TindillerSous la voûte de la Cathedral Cove, un lieu unique ! Photo : Richard TindillerDes chutes de pierres empêchent parfois l'accès à l'autre côté de la plage, mais la chance était avec nous ce jour-là. Photo : Richard TindillerLa Hot Water Beach et au milieu de la plage, son curieux groupe de personnes présent tout au long de l'année. Photo : Richard TindillerPelles et râteaux, les badauds sont toujours là pour creuser les jacuzzis naturels ! Photo : Richard TindillerSymbole d'une météo capricieuse lors de notre passage à travers les Coromandel : un superbe arc en ciel entre deux averses. Ce n'est pas le seul que nous avons pu admirer ! Photo : Richard TindillerLes cônes volcaniques des Coromandel sont là pour nous rappeler l'origine de cette chaîne montagneuse. Photo : Richard TindillerLa route sillonne une dernière fois à travers les reliefs avant de quitter la péninsule. Photo : Richard TindillerLes moutons en plein milieu de la ville, du Mont Maunganui. Photo : Richard Tindiller'The Mount' comme il est appelé par les locaux, culmine à plus de 230 mètres. Photo : Richard TindillerDirection Rotorua, toujours à travers ces collines typiques de l'île du nord. Photo : Richard TindillerLe Backyard Inn. Tenu par Treene Mcleay, l'établissement est dans le pur esprit de Rotorua : traditionnel et chaleureux ! Photo : Richard TindillerLes cratères fumants du Wai-o-Tapu village. L'odeur du soufre est omniprésente ! Photo : Richard TindillerAu premier plan, l'Artist's Palette' surnomée ainsi pour sa variété de couleur. Plus loin, la fameuse 'Champagne pool' toujours en ébullition. Photo : Richard TindillerLarge de 65 mètres et profonde de 62 mètres, la 'Champagne Pool' est nommée ainsi pour ses bulles. Ses bords orange sont causés par les fluides géothermaux sursaturé en métalloïdes. Photo : Richard TindillerLes minéraux que l'on trouve dans les eaux de la 'Champagne Pool' sont le mercure, l'arsenic et même de l'argent ou de l'or ! Photo : Richard TindillerPanorama sur la 'Frying pan flat' (la poêle plate) et son ensemble de sources chaudes. Photo : Richard TindillerLes piscines de boue, elles aussi, constamment en ébullition. Photo : Richard TindillerLa boue a ici formé naturellement un 'Tiki', l'emblématique totem Maori. Photo : Richard TindillerPhoto : Richard TindillerLe lac Rotorua où repose la petite de île de Mokoia. Photo : Richard TindillerAu bord du lac Rotorua, le Te Papaiouru Marae, temple de la communauté Maorie. Photo : Richard TindillerPhoto : Richard TindillerPhoto : Richard TindillerSublime coucher de soleil sur les sources chaudes de Te Ruapeka Bay. Photo : Richard Tindiller Le meilleur motel de la ville : le Boulevard Motel ! Restaurant, spa privée dans les chambres et piscines minérales ! Photo : Richard TindillerPhoto typique de Nouvelle-Zélande prise vers Cambridge. Des champs et des moutons ! Photo : Richard TindillerPhoto : Richard TindillerLe lac Karapiro, encastré entre la Waikato River. Photo : Richard TindillerL'autre oiseau national après le kiwi : le Tui. Beaucoup plus facile à croiser que le kiwi. Photo : Richard Tindiller La Waikato River longe la State Highway 1 sur plus de 120 kilomètres. Photo : Richard TindillerRetour de nuit sur Auckland, toujours reconnaissable par sa Sky Tower. Photo : Richard Tindiller

Par Richard Tindiller, texte et photos

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