Essais Gants – Agora Moto Fri, 10 Apr 2020 17:25:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.4.21 Essai gants Racer Uzzi /essai-gants-racer-uzzi/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-gants-racer-uzzi /essai-gants-racer-uzzi/#respond Fri, 13 Nov 2015 13:10:00 +0000 /?p=35984 Lire la suite →]]> Essai gants Racer Uzzi

Osez les Uzzi !

On peut être une paire de gants à manchette courte, sportif et être homologué EPI. Racer, marque française, le démontre avec le Uzzi. Une réussite…

Évidemment, rien ne le laisse présumer dans son nom ni dans celui du modèle, mais Racer est une marque française dont les origines remontent à 1923. Ce spécialiste du gant d’hiver est passé depuis quelques années côté moto, et n’a de cesse de proposer des solutions protectrices et au design soigné. Les Uzzi en sont la démonstration. Tirés de la famille Performance de la gamme, ils revendiquent une sportivité pleinement assumée.

La paume bénéficie de quelques ventilations et d'un large insert en D3O, judicieusement placé sur les os du poignet.

La paume bénéficie de quelques ventilations et d’un large insert en D3O, judicieusement placé sur les os du poignet.

Passée la période de rodage, les Uzzi sont agréables à porter. Il leur aura cependant fallu passer une fois sous un copieux orage, pour que le cuir de chèvre se fasse correctement. Il perd alors la sensation de lourdeur qu’il pouvait donner neuf, tout en conservant une belle résistance. Très agréables pour les mouvements de la main, les Uzzi prennent soin du confort de cette dernière. L’intérieur en mesh respirant, doux et facilitant l’enfilage, se montre particulièrement bien ajusté et agréable. Les épaisseurs de cuir de chèvre et de Softshell, textile résistant et extensible, se marient de manière harmonieuse, tandis que la couture des doigts est invisible (à l’intérieur), et que l’on sent à peine leur relief à travers le mesh interne. Les coutures des inserts de paume, pad protecteur en D3O – matériau protecteur souple – et nouvelle coque de protection externe compris, sont pour leur part piqués en double. Un gage de bonne résistance à l’usure et l’abrasion.

L’intérieur des mains est doté d’un cuir brut, tandis que doigts et intérieur du pouce profitent d’un texturage spécifique. L’ensemble contribue à un look des plus sportif et réussi. Si l’auriculaire n’est pas solidarisé à l’annulaire, les articulations médianes bénéficient de protections individuelles, tandis que l’on retrouve également des pads gel entre le poignet et la coque ergonomique, mais aussi sur la première articulation du pouce. Enfin, gros point fort des Uzzi, la manchette néoprène courte et stretch remonte sur le poignet, tandis que la fermeture par velcro nouvelle génération permet un réglage fin et précis du serrage. La languette recouvre le poignet. Rembourrée, elle semble pouvoir le protéger des petits chocs. L’ensemble de ces éléments permet aux Uzzi de revendiquer le titre d’Equipement de Protection Individuel (EPI) de niveau 1 et de 2ème catégorie.

Grosse moto, petits Uzzi ?

Tu veux mon doigt ? Sans inciter à utiliser un écran en roulant (pas bien), il peut être utile de ne pas avoir à systématiquement retirer ses gants pour utiliser un smartphone ou autre écran tactile.

Tu veux mon doigt ? Sans inciter à utiliser un écran en roulant (pas bien), il peut être utile de ne pas avoir à systématiquement retirer ses gants pour utiliser un smartphone ou autre écran tactile.

Testés aussi bien sur roadster que sur sportive, le tout avec divers blousons en cuir ou en textile, les Uzzi ont fait leurs preuves. D’un point de vue ergonomique, ils sont très agréables, et offrent un plus non négligeable : l’extrémité de l’index est réellement tactile (zone matérialisée par un logo « Power » qui, hélas, subit l’usure), permettant de manipuler un smartphone y compris à travers une housse de protection de type So Easy Rider. Un excellent point pour les utilisateurs compulsifs ! D’autre part, les Uzzi proposent trois canaux d’air (un par phalange) sur les index, majeur et annulaire. Leur efficacité reste relativement subjective par temps chaud, mais ils ne prennent pas non plus la pluie… C’est toujours cela de pris. Une ventilation passive de la paume de la main, sur chaque doigt, complète le dispositif mais fait d’avantage office d’extraction d’air chaud et d’agent de confort. Concernant la longueur de la manchette, cette dernière est suffisante pour assurer la jonction avec les manches du blouson.

La coque de protection ne se sent pas, pas plus que les trois ventilations, peu efficientes.

La coque de protection ne se sent pas, pas plus que les trois ventilations, peu efficientes.

Mieux encore, la crénelure supérieure se montre aussi efficace pour canaliser un flux d’air que pour éviter la remontée trop rapide de l’eau dans les manches en cas d’averse. Aussi bien conçus qu’efficaces, les Racer Uzzi sont une paire de gants estivaux et mi-saison des plus convaincants, renforcés et prompts à laisser les bras respirer de par leur manchette courte. A noter la disponibilité au catalogue Racer d’une version spéciale pour l’hiver : les Uzzi Winter, étanches, isolants et doublés polaire, avec une manchette longue, tout aussi séduisants que la version testée aujourd’hui. Dommage que Racer n’ait pas au catalogue une version femme de ce gant, avec une paume un peu moins large et des doigts un peu plus fins. La marque dispose cependant bien de produits exclusivement féminins, mais globalement orientés hiver.

Revenons-en à nos Uzzi. Même s’ils sont au final peu ventilés au niveau de doigts, qui évacuent par contre efficacement la chaleur, même si l’on n’apprécie que modérément les manchettes courtes, qui sont agréables en été et de bonne longueur, force est de reconnaître la sensation de sécurité et de confort qu’ils prodiguent. Mieux encore, la préhension des commandes est excellente, le grip parfait sur les gaz, tandis que le ressenti reste bon malgré les épaisseurs des couches et des protections. Un sacré challenge. La qualité de fabrication et un prix assez doux (merci le Made in China, même si rappelons-le, Racer est une marque Française) pour un EPI de ce niveau font des Uzzi une paire de gants à considérer pour rouler confortablement et durablement en dehors de l’hiver, le tout sans faire de concessions sur la sécurité.

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le look au service de la sécurité – Les entrées d’air, plus pour le look que pour la fonction
+ La sensation de confort – L’absence d’une version féminine
+ La belle polyvalence
+ Le tarif contenu

 

FICHE TECHNIQUE

Gants été et mi_saison en cuir de chèvre digital et Softshell, doublure interne en mesh respirant doux, paume en cuir de chèvre digital, manchette semi-courte en néoprène avec serrage élastique type velcro nouvelle génération, insert de sécurité en Gel, insert protecteur en D3O sur la paume, coque de protection sur le dos de la main, dispositif tactile sur l’index compatible avec les écrans de smartphone, homologation EPI de niveau 1, 2ème catégorie.
Du M (8) au 3XL (12), en noir ou noir/blanc

TARIF

89,90 €

NOTES

Finition : 8/10
Enfilage : 10/10
Confort : 9/10
Toucher des commandes : 10/10
Étanchéité : sans
Protection : 9/10
Rapport qualité/prix : 9/10

NOTE GLOBALE

9,2/10

Par Benoît Lafontaine, photos Simon Palatchi

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Essai gants Racer I-Vent /essai-gants-racer-i-vent/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-gants-racer-i-vent /essai-gants-racer-i-vent/#respond Fri, 09 Oct 2015 16:48:57 +0000 /?p=34593 Lire la suite →]]> Essai gants Racer I-Vent

De l’eau, de l’air ? L’avis !

Légers, estivaux et à priori ventilés, nous avons testé les gants Racer I-Vent en cet été 2015. les derniers-nés du fabricant français sont-ils un bon choix pour rouler aéré ?

La particularité des Racer I-Vent se trouve sur leur dos, avec un zip étanche qui dévoile une large ventilation. Bien trouvé !

La particularité des Racer I-Vent se trouve sur leur dos, avec un zip étanche qui dévoile une large ventilation. Bien trouvé !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que si les premières utilisations par 30° ambiants et plus n’avaient pas particulièrement convaincu de leur efficacité, dès que les températures descendent et/ou que la pluie se montre, on découvre les véritables propriétés des I-Vent. Soyons clairs : ils ne sont absolument pas étanches. Et pour cause ! Par contre, les I-Vent restent très agréables même une fois mouillés. Du fait de leur légèreté et de leur conception, ils sèchent également rapidement. C’est pourtant une fois mouillés, justement, que s’est opéré le déclic de cet essai. Ils montrent alors leur qualité et celle de leur ventilations. Le zip d’aération supérieur, large et étanche une fois fermé, apporte un flux d’air intéressant et réparti de manière homogène sur le dos de la main. Un flux pourtant difficile à percevoir en dehors des périodes fraîches. Ce sont donc surtout les extrémités des doigts les mieux rafraîchies et le mieux ventilées.

Le textile de leur face extérieure (celle faisant front à la route), extensible et très perméable à l’air, assure une belle entrée d’air lorsqu’il est bien orienté et exposé. Les entrées d’air forcées, pour leur part, sont plus anecdotiques, comme souvent. Elles contribuent par contre à un look général très agréable. Comme dit précédemment, le plus intéressant reste de mouiller même légèrement- les gants pour ressentir une réelle fraîcheur. Pensez-y lorsque la canicule guette !

Jeu de pomme ?

En gants modernes, ces I-Vent se dotent d'éléments capacitifs. Pour piloter un iPhone ?

En gants modernes, ces I-Vent se dotent d’éléments capacitifs. Pour piloter un iPhone ?

Plus urbains que réellement routiers, du fait d’une protection uniquement contre le vent, les I-Vent ne sont pas ridicules sur route. Ils proposent une conception principalement « textile », sobre et misant sur un grand confort, mais ne font pas l’impasse sur un peu de technologie : le bout des index est tactile et permet de manipuler facilement les écrans de smartphone, y compris à travers une housse transparente. Un très bon point. Autre bon point : le confort et une totale transparence au porter. Inutile, du coup, de leur demander d’être un EPI (Équipement de Protection Individuelle, hélas rendu prochainement obligatoire), même si l’on retrouve une paume en cuir de chèvre à la fois souple et résistante. Reste à voir la durabilité des coutures doubles, mais surtout de l’anti-dérapant type cuir retourné que l’on retrouve sur l’intégralité de l’intérieur du pouce et la première articulation de la main.

La zone en contact avec les poignées ! Dernier point de détail : l’insert en D3O, une zone de protection contre les impacts, puisque ce matériau absorbe en partie l’énergie en se « raidissant ». Situé sur la paume au niveau du pouce, ce carré contribue également au confort sur les poignées en jouant le rôle d’amortisseur. Le mesh (tissus perforé) de l’intérieur du gant, rouge profond, contribue au plaisir visuel de ce gant. Une note colorée appréciable ! On le voit littéralement lorsque le zip d’aération est ouvert. Doux, ce tissu est agréable, reste à voir s’il ne se salit pas trop lors d’un usage régulier.

Légers et agréables, les I-Vent bénéficient d’un atout à la fois esthétique et technique : leur zip supérieur. Pour le reste, la conception de ces gants est excellente, tout comme leur capacité à rafraîchir, principalement sur les deux roues non carénés. Ils offrent en tout cas un grand sentiment de liberté pour un prix modique, à défaut d’une protection totale contre les chocs…

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le look agréable et sportif – L’absence de tout traitement d’étanchéité
+ La sensation de légèreté – Peu de protections
+ Le toucher des commandes très agréable
+ La ventilation des doigts
+ L’index tactile efficace !

 

FICHE TECHNIQUE

Gants été respirants non étanches, dos de la main en textile Spandex, paume en cuir de chèvre équipé de renforts et anti-dérapant (zone en contact avec les poignées), zip d’ouverture pour aération sur le dos de la main, serrage scratch de nouvelle génération, manchette uniquement, « protection » D3O sur la paume du pouce, soufflets d’aisance aux articulations des doigts.
Du M (8) au 3XL (12) en noir.

TARIF

49,90 €

NOTES

Finition : 9/10
Enfilage : 9/10
Confort : 9/10
Toucher des commandes : 10/10
Étanchéité : sans
Protection : 4/10
Rapport qualité/prix : 8/10

NOTE GLOBALE

8,2/10

Par Benoît Lafontaine, photos Simon Palatchi

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Essai gants Ixon Pro Apex 2 HP /essai-gants-ixon-pro-apex-2-hp/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-gants-ixon-pro-apex-2-hp Thu, 30 Apr 2015 16:34:14 +0000 /?p=29904 Lire la suite →]]> Essai Gants Ixon Pro Apex 2 HP

Un peu court, jeune homme…

Essayés au cœur de l’hiver, les Ixon Pro Apex 2 HP ont essuyé toutes les conditions possible sans faiblir. Leur seul défaut ? La manchette, ces gants n’ayant absolument pas le bras long…

Les finitions de ces gants Ixon sont soignées, avec logos un peu partout, liseré jaune fluo... Le rapport qualité/prix est à leur avantage !

Les finitions de ces gants Ixon sont soignées, avec logos un peu partout, liseré jaune fluo… Le rapport qualité/prix est à leur avantage !

Pour ces gants on aurait pu dire bien des choses en somme. Mais on se contentera de faire…un peu court. Loin de nous l’idée de les descendre après le savoir relevés (les gants), toutefois. Car ces Ixon sont loin d’être mauvais ! Les Pro Apex 2 HP sont les derniers gants sport hiver de la marque française, et nous les avons testés cet hiver, lorsque les températures étaient au plus bas. Leur notice explicative les range dans la catégorie « très chaud » de chez Ixon. Et force est de leur reconnaître cette qualité : ils sont effectivement « très chauds ». Dès le premier enfilage, la sensation de douceur de la garniture laisse présager du meilleur. Confortables, ces gants ont de plus un aspect particulièrement soigné avec de nombreuses finitions agréables (petit logo par-ci, tour de l’ouverture par-là…). Bref, bien sympathiques ces Pro Apex ! Allez hop, on va les tester en dynamique ! Pas de bol, il pleut… Ah, cool, il pleut !

On enfile le blouson, on enfile les gants…et c’est le drame. Sportifs ? Assurément, leur coupe en témoigne… Doigts légèrement formés, renfort proéminent sur le dessus des articulations, ça sent la course sous la neige ! Le problème de ces Ixon Pro Apex 2 HP est qu’ils ont manifestement été étudiés pour passer par-dessus la manche d’un blouson sportif, en cuir de préférence. Une manche longue et au poignet très fin, car la manchette est courte et étroite. Il est très difficile de glisser une manche dans la manchette pour éviter de faire manche à air (par – 2°, c’est pas génial), à fortiori s’il s’agit d’un blouson hiver avec une grosse doublure bien chaude. On finit par se faire à cette lutte à chaque enfilage pour glisser cette satanée manchette (pourtant qualifiée de « longue » par Ixon), mais c’est dommage…

Toucher sensitif

Belle protection du poignet, relativement rare à ce niveau de prix.

Belle protection du poignet, relativement rare à ce niveau de prix.

Dommage, car hormis ce petit détail pensé pour les plus sportifs, le Pro Apex a tout bon. Le confort est tout à fait honorable, même si la boucle de serrage du poignet peut finir par être en appui sr la base du pouce, selon le réglage. Du côté des performances hivernales, on flirte avec l’exploit. Parfaitement étanches, ces gants sont exceptionnellement chauds et coupe-vent. Même après un roulage prolongé, aucune déperdition de chaleur n’est à craindre au niveau des mains. En revanche, et c’est là le revers de cette performance, ces gants Ixon sont vite insupportables dès que le climat se radoucit. On transpire vite, la doublure interne a tendance à coller aux doigts et il devient alors urgent de se rabattre sur quelque chose de plus léger. Quand on dit radoucir, 10° suffisent !

Le credo de ces gants Ixon, c’est l’hiver bien rude. Côté protection, la marque française est également à la page, avec une énorme coque sur les articulations qui n’altère pas le confort, des renforts sur les phalanges, ainsi qu’une coque au niveau du scaphoïde (bien vu !) et un renfort en cuir artificiel (chamude) sur la paume. On aurait toutefois apprécié que cette sur-épaisseur de cuir se prolonge sur toute la tranche de l’auriculaire, ce dernier étant plus exposé. Enfin, cerise sur le gâteau, les deux index sont équipés du système Sensitive Touch System, qui permet d’utiliser un smartphone (à l’arrêt, rappelons-le) sans quitter les gants et donc sans exposer ses doigts à l’engelure qui guette… Testé et approuvé, avec une sensibilité certaine. En revanche, pas la moindre raclette pour évacuer l’eau sur l’écran.

Proposés à un tarif très raisonnable, ces gants Ixon frôlent le sans-faute, à condition de s’adapter à une coupe sportive revendiquée. Si cet « écueil » ne vous arrête pas, ces gants seront de parfaits compagnons pour l’hiver. Sinon, passez votre chemin…

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le confort très honorable pour un gant « sportif » – La manchette vraiment trop courte
+ Les prestations hivernales face à la pluie et au froid – La boucle de serrage du poignet à la base du pouce
+ Le tarif modéré
+ La possibilité de manipuler un smartphone sans retirer le gant

 

FICHE TECHNIQUE

Gants hiver en cuir et textile, renfort paume en chamude, doublure hiver avec thermo-aluminium sur le dessus, membrane étanche et respirante Hipora, manchette longue en néoprène avec serrage velcro, serrage poignet par velcro et elastique, coque de protection sur le dos de la main et slider en bas de paume, Sensitive Touch System avec index du gant compatible avec écrans tactiles, homologation EPI de catégorie 2.
Du XS au 3XL, en noir, noir/jaune ou noir/rouge.

TARIF

89 €

NOTES

Finition : 9/10
Enfilage : 5/10
Confort : 8/10
Toucher des commandes : 9/10
Étanchéité : 9/10
Protection : 9/10
Rapport qualité/prix : 7/10

NOTE GLOBALE

8/10

Par Simon Palatchi, texte et photos

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Essai gants Macna Revenge /essai-gants-macna-revenge/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-gants-macna-revenge /essai-gants-macna-revenge/#respond Sat, 17 Jan 2015 16:54:42 +0000 /?p=23058 Lire la suite →]]> Essai gants Macna Revenge

Bien rodés !

Novateurs ces gants Macna ? Ils disposent effectivement de nombreuses spécificités, mais ne révolutionnent pas le genre. Cinq doigts, des coques, une membrane étanche… Jusque-là tout va bien ! Tiens c’est quoi cette sangle ?

L'un des principaux atouts de ces gants est ce serrage poignet très spécial, qui emprisonne parfaitement la main et est très simple à manipuler.

L’un des principaux atouts de ces gants est ce serrage poignet très spécial, qui emprisonne parfaitement la main et est très simple à manipuler.

Les Revenge sont une nouveauté Macna plutôt orientée mi-saison. Mais, comme on ne fait pas les choses à moitié, nous avons poussé le vice jusqu’à l’hiver, juste pour constater qu’ils ne sont pas vraiment faits pour ça. Ces gants sont dotés des dernières innovations Macna. Les plus évidentes sont bien sûr les coques R.I.S.C. disposées judicieusement. Si la grosse coque en plastique souple qui est censée protéger les phalanges laisse songeur (un poil souple quand même), nous nous abstiendrons toutefois de la dénigrer en l’absence de test probant. En revanche, la coque rigide présente au niveau du scaphoïde, point peut-être le plus exposé et fragile en cas de chute, est à saluer. L’autre innovation particulièrement visible est le serrage spécifique au niveau du poignet. Partant presque de la paume, ce serrage incliné à 30° emprisonne réellement la main tout en offrant une grande facilité de prise en main, grâce à une lanière large.

Déroutant au début, mais si évident à la fin que l’on se demande pourquoi tous les gants ne sont pas ainsi faits… Enfin, la dernière innovation est plus discrète, et se distinguera plus tard. Le premier enfilage se fait aisément, mais la coque présente sur le dessus est très rigide. Lorsque l’on plie la main, les phalanges frottent contre cette coque rigide et les mains sont endolories après quelques kilomètres seulement. Ce défaut disparaîtra après un certain temps de rodage, ce qui explique la note « Confort » assez basse. Une fois rodés, ces gants sont en revanche confortables. Il ne faut donc pas se laisser rebuter par ce premier contact un peu raide ! Côté finition, c’est de très haut niveau même si certains détails détonnent, quand on connaît la qualité des produits du fabricant batave. Les filets imprimés sur la paume et sous le majeur et l’index ont rapidement disparu (voir photos). Autant ne rien mettre, c’est plus valorisant !

Allez les bleus ?

Les coques sont nombreuses sur ces Revenge, notamment celle-ci disposée au niveau du scaphoïde. Judicieux...

Les coques sont nombreuses sur ces Revenge, notamment celle-ci disposée au niveau du scaphoïde. Judicieux…

En dynamique, on retrouve d’autres qualités. Le toucher des commandes est tout à fait honorable et le serrage particulier ne gêne en rien les mouvements sur le guidon. Seule la protection du scaphoïde, un peu épaisse, pourra gêner suivant la position de conduite adoptée. Garantis étanches, nous avons soumis ces gants à rude épreuve : pluie, orages et notre redoutable épreuve de la bassine d’eau gelée… Même après dix minutes à faire trempette, les doigts sont parfaitement au sec et aucune infiltration n’est à déplorer. Il faut dire que ces Revenge se dotent de la toute dernière membrane Outdry, redoutable d’efficacité. Laminée directement au contact de la matière, elle évite à l’eau de stagner. Bref, quelle que soit la situation vous aurez les mains au sec. Par ailleurs Macna a doté les Revenge de deux raclettes souples, une sur chaque pouce, réellement parfaites pour essuyer un écran sous la pluie.

En revanche, côté thermostat le bilan est moins bon. Très agréables à porter à l’automne, ces gants ont vite avoué leurs limites au fur et à mesure de la baisse des températures. Sous les dix degrés, ça commence à être limite. Sous cinq degrés, oubliez-les à moins de disposer de manchons, de poignées chauffantes ou d’aller chercher le pain en hiver. Si la vengeance est un plat qui se mange froid, mieux vaut être tempéré avec ces Revenge… Et en été, le bilan ne sera guère meilleur. Malgré une membrane respirante, aucune aération n’est présente et on se retrouvera vite avec les mains moites. A l’usage, un dernier défaut mineur est apparu. Suivant les conditions et la durée du trajet, notre gant gauche laissait la main légèrement couleur schtroumpf (bleue quoi). Le droit ne réagissant pas pareil, nous soupçonnons un défaut isolé… Curieux tout de même !

Ces Revenge offrent donc le meilleur d’eux-mêmes au printemps et à l’automne, lorsque les conditions sont changeantes et les températures encore douces, voire fraîches. Malgré un tarif un peu élevé, leur qualité globale, leur confort après rodage et leur redoutable étanchéité en font des gants de choix.

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le confort global une fois rodés – Le temps de rodage un peu long
+ Les coques de protection bien disposées – Déteint !
+ L’excellente finition globale – Les quelques détails de finition inhabituels chez Macna
+ L’étanchéité remarquable

FICHE TECHNIQUE

Gants en cuir de chèvre et Nubuck, membrane étanche et respirante Outdry, coques de protection R.I.S.C. aux phalanges et au scaphoïde, renfort paume, serrage manchette velcro, serrage poignet tournant à 30°, bavettes Screencleaner au pouce.
Du S au 3XL en noir.

TARIF

109,90 €

NOTES

Finition : 8/10
Enfilage : 9/10
Confort : 6/10
Toucher des commandes : 9/10
Étanchéité : 10/10
Protection : 9/10
Rapport qualité/prix : 8/10

NOTE GLOBALE

8,4/10

Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontaineLa sangle de serrage du poignet et sa fixation spécifique permettent un bon maintien. Par ailleurs, la largeur généreuse permet une bonne prise en main. Photo : Benoît LafontaineLa sangle de serrage du poignet et sa fixation spécifique permettent un bon maintien. Par ailleurs, la largeur généreuse permet une bonne prise en main. Photo : Benoît LafontaineLa sangle de serrage du poignet et sa fixation spécifique permettent un bon maintien. Par ailleurs, la largeur généreuse permet une bonne prise en main. Photo : Benoît LafontaineLes deux pouces sont dotés des raclettes souples Screencleaner. Pratique sous la pluie ! Photo : Benoît LafontaineLes grips antidérapants imprimés sous chaque main ont vite déclaré forfait. Dommage... Photo : Benoît LafontaineLes protections sont nombreuses. Cette impressionnante coque rigide R.I.S.C. protège e scaphoïde. Photo : Benoît LafontaineLes protections sont nombreuses. Cette impressionnante coque rigide R.I.S.C. protège e scaphoïde. Photo : Benoît LafontaineLes protections sont nombreuses. Cette impressionnante coque rigide R.I.S.C. protège e scaphoïde. Photo : Benoît LafontaineOn distingue sur cette photo le petit tube en aluminium qui permet le passage de la sangle. Belle finition ! Photo : Benoît LafontaineLa membrane Outdry est impériale contre la pluie. Photo : Benoît LafontaineLes phalanges sont protégés par des inserts souples assez fins. Rigides au début et inconfortables, ils se sont assouplis avec le temps... Photo : Benoît LafontaineLe serrage de poignet qui fait toute la spécificité de ces Revenge. Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontaineL'intérieur est doté d'une doublure confortable. Plutôt orienté été et mi-saison, ces gants ne sont pas chauds du tout. Photo : Benoît LafontaineL'intérieur est doté d'une doublure confortable. Plutôt orienté été et mi-saison, ces gants ne sont pas chauds du tout. Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît Lafontaine

Par Simon Palatchi, photos Benoît Lafontaine

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Essai gants Segura Generik /essai-gants-segura-generik/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-gants-segura-generik /essai-gants-segura-generik/#respond Thu, 05 Jun 2014 13:33:45 +0000 /?p=15652 Lire la suite →]]> Essai gants Segura Generik

Des Generik de marque

Segura a reçu une autorisation de mise sur le marché pour ses gants racing Generik. La prescription est simple : une paire, matin, midi et soir pour rouler sur route ou sur piste !

Pratique cette petite pièce de cuir pour saluer les congénères ! Plus sérieusement, c'est un plus sécurité sur piste en cas de chute...

Pratique cette petite pièce de cuir pour saluer les congénères ! Plus sérieusement, c’est un plus sécurité sur piste en cas de chute…

Pas de médicaments à l’horizon, ni de risque de mauvaise prescription à l’horizon, rassurez-vous ! Sauf si vous les achetez pour rouler sur un custom, mais c’est vous qui voyez… Segura conserve en effet dans sa gamme certains équipements racing, comme ces nouveaux gants Generik, plus raccord avec une sportive ou un roadster nerveux. Ceux-ci existent en deux versions, l’une à manchette longue, essayée ici, l’autre à manchette courte, moins chère, les Generik Short (89,90 €). La finition de ces gants fait honneur à la marque française. Cuir de chèvre de qualité, coques en carbone à la résine sans défaut, coutures irréprochables : on frôle le sans faute. Dommage toutefois qu’après quelques mois d’essai certains éléments en caoutchouc du serrage de manchette aient décidé de se faire la malle. A l’enfilage, les Generik continuent de faire forte impression.

Confortables avec leur fine doublure interne, ils ne nécessitent pas de rodage spécifique. Les coutures étant majoritairement externes, il n’y a aucune jonction qui vienne gratter le bout des doigts, par exemple. Seul l’auriculaire aura besoin de se faire, le cas échéant, à l’obligation d’un contact rapproché avec l’annulaire. Étant dédiés à un usage sportif, voire en compétition, les Generik sont dotés d’une pièce en cuir rattachant les deux doigts les plus exposés en cas de chute et éviter ainsi une luxation (ou pire) de l’auriculaire. Les quelques trous sur le dos de la main et la manchette, ainsi que les ventilations sur les phalanges laissent augurer d’une certaine ventilation.

Continental Circus Spirit !

Des ventilations snt présentes, mais elles ne sont pas d'une efficacité redoutable.

Des ventilations snt présentes, mais elles ne sont pas d’une efficacité redoutable.

Bon pas de pot, ce printemps est si moisi que l’on aurait préféré porter des gants chauds et étanches… Si leur non-étanchéité n’est évidemment pas à prendre en compte (les Generik ne disposent d’aucune membrane), on note toutefois que le nombre limité de perforations permet de résister assez bien à une petite averse. Les quelques journées chaudes et ensoleillées croisées auront permis de mettre en avant le niveau moyen des ventilations. Un peu d’air passe, certes, mais ce sera insuffisant en plein été. En revanche, leur confort en statique reste le même en dynamique. Les Generik autorisent un toucher des commandes très appréciable, la paume reposant sur le renfort en cuir lorsque l’on a les poignées en main. Lorsque la position de conduite impose un appui prolongé sur les poignets, sur une sportive par exemple, c’est appréciable.

Si le sentiment de protection est au niveau de la concurrence (coques sur les articulations, sur la manchette, liaison auriculaire-annulaire), il manque toutefois un renfort au niveau du scaphoïde. Le poignet, où sont situés les deux systèmes de serrage obligatoires pour une homologation en tant qu’EPI (équipement de protection individuelle), restent très exposés en cas de chute. Malgré quelques menus défauts, les Segura Generik seront d’excellent compagnons de route. Et, bien qu’étant fabriqués à l’autre bout du monde, ils sont la signature sportive d’une marque française ayant eu ses heures de gloire en compétition au plus haut niveau (Jean-Louis Guignabodet et Christian Sarron ont notamment été les ambassadeurs de Segura). Ça compte non ?

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le look racing agréable – Les quelques détails de finition fâcheux
+ Le confort appréciable pour des gants sportifs – Les ventilations moyennement efficaces
+ L’excellente finition globale – L’absence de protection du scaphoïde

FICHE TECHNIQUE

Gants en cuir de chèvre et Amara, doublure microfibre interne, coques de protection en carbone, renfort paume, double serrage poignet élastique et velcro, système d’aération, homologation EPI.
Du T8 au T13 en noir/blanc.

TARIF

129,90 €

NOTES

Finition : 7/10
Enfilage : 8/10
Confort : 9/10
Toucher des commandes : 9/10
Étanchéité : sans
Protection : 9/10
Rapport qualité/prix : 8/10

NOTE GLOBALE

8,3/10

Par Simon Palatchi, photos Emilien Braud

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Essai gants Spidi STR-2 /essai-gants-spidi-str-2/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-gants-spidi-str-2 /essai-gants-spidi-str-2/#respond Fri, 13 Dec 2013 14:11:05 +0000 /?p=8871 Lire la suite →]]> Essai gants Spidi STR-2

Va donc chez Spidi !

Avec les STR-2, Spidi propose des gants sportifs qui ne respirent pas non plus la compétition. En revanche avec les trous partout, c’est la paume qui respire !

Les STR-2 proposent une très bonne finition et bon confort par temps chaud pour un tarif raisonnable.

Les STR-2 proposent une très bonne finition et bon confort par temps chaud pour un tarif raisonnable.

Les STR-2 sont des gants sportifs, y’a pas à redire. Surtout dans ce coloris blanc et rouge qui passera assurément mieux sur un roadster agressif ou une sportive, potentiellement bolognaise et épicée… Pas le genre de gant que l’on associerait à une grosse GT. Enfin en rouge… Car pour rouler l’été, ces STR-2 sont bien conçus. Réalisés en cuir de vachette de grande qualité, ils sont perforés de dizaines de trous (nous n’avons pas compté… une flemme soudaine !) entre les doigts, sur le dos de la main et sur la manchette. Ces perforations ne sont pas présentes partout pour conserver une grade solidité dans les zones à même d’être exposées à un frottement, comme la paume ou la tranche de la main. Ces deux zones sont renforcées avec du cuir (tranche) et de la fibre Kéramide (paume). A l’enfilage, le confort des STR-2 se sent immédiatement.

Seule la manchette avec une zone en plastique rigide peut venir se coincer dans la manche du blouson, mais sinon c’est le sans faute. Merci la fibre Clarino interne, toute douce, et la coque en fibre de verre sur les doigts, bien plus souple et confortable qu’une coque en carbone ou en métal.

Des p’tits trous, des p’tits trous…

Même confort en roulant. On sent parfaitement les commandes, comme si ces STR-2 formaient une seconde peau. En revanche, ils sont clairement faits pour la saison chaude. Testés cet automne, ils commençaient à avouer leurs limites alors que le mercure était encore assez haut dans le thermomètre. A moins d’avoir de bonnes poignées chauffantes, les ventilations de qualité imposeront de stocker ces gants dès l’automne pour ne les ressortir qu’à la fin du printemps suivant ! En revanche, en été ces ventilations seront de précieuses alliées pour qui ne jure que par le cuir pour protéger les mains…

Proposés à tout juste 90 €, ces Spidi STR-2 offrent un excellent rapport qualité-prix, même s’ils ne brillent pas par leur polyvalence climatique. A noter qu’une version féminine est également au catalogue ainsi qu’une version H2Out, chaude et étanche, taillée pour l’hiver. A noter que les STR-2 devraient être remplacés en 2014 par les STR-3, aux qualités à priori identiques !

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le confort à l’enfilage et à l’usage – A ranger sous 15°C…
+ La qualité de fabrication – Rien d’autre !
+ La ventilation de la main efficace

FICHE TECHNIQUE

Gants en cuir de vachette perforé de 0,6 à 0,8 mm d’épaisseur, microfibre Clarino interne, renforts latéraux en cuir, renforts Keramide sur la paume, inserts en fibre de verre, serrage poignet par élastique, serrage manchette par Velcro.
Du S au 3XL en noir/blanc, noir/rouge, noir/bleu ou noir.

TARIF

89,90 €

NOTES

Finition : 10/10
Enfilage : 9/10
Confort : 9/10
Toucher des commandes : 9/10
Étanchéité : sans
Protection : 8/10
Rapport qualité/prix : 8/10

NOTE GLOBALE

8,8/10

Par Simon Palatchi, photos Emilien Braud

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Essai gants Held Touring Star /essai-gants-held-touring-star/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-gants-held-touring-star /essai-gants-held-touring-star/#comments Tue, 20 Aug 2013 14:42:39 +0000 /?p=5094 Lire la suite →]]> Essai gants Held Touring Star

Étanches ou aérés ? Les deux mon neveu !

Held propose depuis peu des gants deux en un, à la fois aérés et étanches. Le genre d’affirmation qui fait autant sourire que le déodorant ou le liquide vaisselle 5-en-1 qui ne font rien bien, tout mal, et qui sont plus chers que les autres. Bref, il fallait les essayer…

Premier contact et première surprise : après enfilage, la main droite s’est retrouvée moins à l’aise que la gauche. Ils ne se seraient pas plantés dans les tailles des fois chez Held ? Après vérification, non, tout va bien, c’est bien une paire de la bonne taille. Mais avec les deux mains dans les mêmes compartiments, c’est mieux ! Car pour mériter leur appellation 2-en-1, ces gants sont en fait réellement deux gants en un, avec deux ouvertures pour chaque gant ! L’une permet d’accéder à un cocon douillet sans être trop rembourré, dans la membrane Gore-Tex®. L’autre est en contact direct avec la paume en cuir de kangourou perforée, avec un contact bien meilleur des commandes. Le premier gant pour lequel il faudrait presque un mode d’emploi ! Bigre…

Deux compartiments dans un seul gant, l'un étanche, l'autre aéré ? Malin, mais il fallait y penser...

Deux compartiments dans un seul gant, l’un étanche, l’autre aéré ? Malin, mais il fallait y penser…

Très bien réalisés, les Held Touring Star respirent la qualité. C’est propre, net et sans bavures, avec même une petite raclette pour essuyer l’écran du casque, hélas un poil trop souple. L’enfilage aisé est doublé d’un ajustement précis via les deux serrages velcro sur la manchette, assez longue mais peut être pas assez large pour des gros blousons en cuir épais, et le poignet. Le premier test, facile à faire en été, concerne la partie non doublée, baptisée Breezy (aéré en anglais). Même par de fortes chaleurs, les Touring Star restent supportables. On pourra leur reprocher un manque de ventilation sur le dos de la main, de par leur conception, mais la paume sera efficacement rafraîchie. Qui plus est, le traitement TFL du cuir (qui est sensé refléter les rayons du soleil pour ne pas emmagasiner la chaleur) semble être efficace. Même laissés sur la selle de notre monture en plein soleil, l’intérieur du gant n’était pas surchauffé. Que du bon par temps chaud ! La partie Dry (sec, en anglais toujours) a été plus difficile à tester par ce temps estival, ce dont nous ne nous plaindrons pas. Un passage de col dans des températures plutôt basses et un bon gros coup de jet d’eau achèveront de convaincre de la qualité de ces gants. Le compartiment doté de la membrane permet de résister à des températures plus fraîches et s’avère parfaitement étanche. Un must… Alors forcément, il y a quelques menus défauts, nul n’étant parfait.

Le premier concerne la définition même de ce gant. En cas d’averse, il est nécessaire de les retirer pour passer du compartiment aéré au compartiment étanche. On s’y fait à la longue, comme s’arrêter pour enfiler un pantalon ou une veste de pluie… Deuxièmement, malgré leur appartenance à la gamme Quattrotempi, on se voit mal attaquer les quatre saisons avec cette seule paire de gants. Si leur utilisation peut aller du printemps à l’automne, leur finesse risque de laisser les doigts fort dépourvus au cœur de l’hiver. Enfin, leur tarif est plutôt salé, même s’il est pleinement justifié par la qualité, le confort et le concept de ces gants. Après deux mois d’essai, ces Touring Star s’avèrent être un investissement rentable… C’est simple, je ne les quitte plus !

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Une paire, deux usages ! – Le tarif élevé même s’il est justifié
+ Le confort préservé malgré les deux compartiments – Le manque d’aération du dos de la main
+ L’étanchéité parfaite
+ La bonne ventilation de la paume

FICHE TECHNIQUE

Gants étanches et respirants, dos de la main en cuir de vachette, paume en cuir de kangourou perforé, traitement TFL COOL SYSTEM, compartiment étanche avec doublure et membrane Gore-Tex®, serrage velcro manchette et poignet, raclette, empiècements élastiques (100 % polyamide) sur le dos de la main, protection des articulations, côté de la main renforcé par du SUPERFABRIC, paume de la main en cuir doublé et renforcé.
Du 7 (S) au 12 (3XL) en noir.

TARIF

169,90 €

NOTES

Finition : 9/10
Enfilage : 9/10
Confort : 8/10
Toucher des commandes : 10/10
Étanchéité : 10/10
Protection : 8/10
Rapport qualité/prix : 8/10

NOTE GLOBALE

8,9/10

Par Simon Palatchi, photos Bertrand Dussart

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Essai Gants MacAdam Baikal Evo /gants-macadam-baikal-evo/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=gants-macadam-baikal-evo /gants-macadam-baikal-evo/#respond Tue, 23 Apr 2013 11:22:16 +0000 /?p=1490 Lire la suite →]]> Essai gants MacAdam Baikal Evo

L’hiver au chaud

Chaque hiver, c’est la même histoire, digne de La Fontaine : lorsque la bise fut venue, les extrémités du motard se trouvèrent fort dépourvues. Ces Baikal Evo sont cependant un remède efficace pour lutter contre la morsure du froid… enfin pour les doigts !

Quoi que l’on fasse, les doigts finissent toujours par être gourds au bout de quelques minutes à moto dès que les températures sont basses, et ce quels que soient les gants. Ces Baikal Evo ne dérogent pas à la règle, mais ils repoussent les limites du froid. Testés jusqu’à – 5°C sous abri (un bon – 30°C à 100 km/h) ils sont une barrière au froid efficace pour de courts trajets. Dans des conditions plus raisonnables, vers 5°C, ils sont vraiment bluffants. Outre une belle résistance au froid, ils sont également totalement étanches et sont un régal à porter avec un intérieur en polaire particulièrement douillet.

Chauds, étanches, plutôt bon marché... Que demander de plus ? Photo : Max

Chauds, étanches, plutôt bon marché… Que demander de plus ? Photo : Max

Le gant gauche arbore une petite raclette en plastique souple sur le pouce, dont l’utilité est indiscutable sous la pluie. Forcément, avec de telles qualités, on s’attend à voir le portefeuille faire un régime drastique.
Même pas ! Le rapport qualité/prix affiché par ces gants est imbattable. Néanmoins, quelques petites lacunes se font sentir. La finition, d’un très bon niveau, pêche cependant au niveau de quelques coutures (dos de la manchette notamment) et le textile utilisé apprécie tout particulièrement le Velcro® du poignet, et s’effiloche. Rien de dramatique en soi… De même, on aurait apprécié une protection accrue au niveau du scaphoïde qui reste très exposé. Enfin, le toucher des commandes est très réduit, conséquence logique du confort et de la résistance au froid. On ne peut pas tout avoir. À 79 €, ces Baikal Evo sont des compagnons idéaux pour attaquer l’hiver sereinement. Une version City sans les coques sur les articulations est également proposée au même tarif.

Nota : Attention le textile fond sur un échappement (c’est du vécu…) ! Seule la paume et une partie du dos de la manchette sont en cuir. Veillez à ne pas vous réchauffer les mains n’importe où sous peine de détruire vos gants et d’enduire vos tubes d’échappement de plastique fondu…

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ La résistance au froid bluffante – La sensibilité des commandes vraiment réduite
+ Le confort – Peu de coques de protection
+ Le rapport qualité/prix imbattable – Quelques détails de finition
+ La raclette très pratique

FICHE TECHNIQUE

Gants hiver en cuir de chèvre et textile, haute isolation thermique avec Hyperloft® et Thinsulate®, membrane étanche et respirante DRY ZONE, doublure polaire, raclette écran, manchette longue, serrage poignet par Velcro®.
Du 8 au 13, en noir.

TARIF

79 €

NOTES

Finition : 8/10
Enfilage : 9/10
Confort : 9/10
Toucher des commandes : 6/10
Étanchéité : 10/10
Protection : 8/10
Rapport qualité/prix : 10/10

NOTE GLOBALE

8,6/10

Par Simon Palatchi, photos Max.

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