Essai Casque Roof RO21 Panther
Le mystérieux félidé
De la marque Roof, nombreux sont ceux qui connaissent le très apprécié Boxer, son look décalé et sa mentonnière rabattable en arrière. La marque ne se limite pas aux modulables et propose des casques intégraux, dont ce RO21 baptisé Panther qui gagne à être découvert… et n’existe pas en rose !
Fidèle à sa ligne directrice, la marque Roof a pondu un intégral au style décalé, avec cet écran façon pilote d’hélicoptère. La première impression à l’enfilage du Panther est une sensation de maintien idéale. La tête est parfaitement tenue. En contrepartie, les porteurs de lunettes vont passer un bon moment à essayer de passer les branches de leur monture entre leurs tempes et les mousses du casque. La seconde impression est une sensation de chaleur, due en partie aux aérations faiblardes. Cette sensation s’atténue en dynamique, mais les ventilations sont plus bruyantes que réellement efficaces, surtout la ventilation supérieure. Du coup, lorsque le temps est froid est humide, ce félidé s’embue aisément et il ne reste plus qu’à entrebâiller l’écran pour y voir, ou à retirer la pratique bavette inférieure. Tous les marins le savent, il faut entrouvrir le Roof quand le temps est à l’humidité… Un Pinlock remédierait facilement à ce problème, mais il n’est pas proposé, même en option.
Dès que le rythme augmente, un autre point fort du Panther apparaît : sa stabilité. Même à plus de 200 km/h en roadster (sur une portion allemande d’autobahn, évidemment…) il ne pèse pas sur les cervicales, malgré un poids de 1 507 g vérifiés. Une stabilité probablement obtenue par les deux prises d’air supérieures qui canalisent le flux vers la nuque. L’étanchéité est également du meilleur tonneau à condition d’avoir bien réglé l’écran (fixé par des vis). Et c’est là que le bât blesse : cet écran est une calamité à monter et démonter. Le système permet un ajustement au micron près, mais son démontage-remontage peut vite se transformer en mémorable casse-tête. Pas de quoi pourrir un ensemble homogène, mais un système plus simple eut été préférable. Ce choix d’une rare complexité pèse donc dans la note finale.
Ce casque français mérite que l’on se penche sur son cas au moment du choix de son heaume. Dommage qu’il faille passer par un tarif un chouïa élevé et un écran capricieux, sans quoi le Panther aurait pu aller chasser sur les terres de marques comme Araï ou Shoei…
| ON AIME : | ON N’AIME PAS : |
| + Le look racé et… différent ! | – Les ventilations perfectibles |
| + Le maintien | – Le démontage de l’écran fastidieux |
| + Le confort | – Ce !??*!*? d’écran ! |
| + La stabilité impériale, même à haute vitesse |
FICHE TECHNIQUE
Casque intégral, coque composite en fibre de verre et résine, écran traité anti-rayures et antibuée, coiffe démontable et lavable, joues démontables et adaptables, jugulaire double D, homologation intégral E22-05 P.
Du XS (54) au XXL (63) en noir, alu métal, anthracite bleu et rouge.
Poids : 1 500 g annoncé, 1 507 g vérifiés en SM (57).
TARIF
Casque : 330 €
Écran : 59 € en clair, fumé et bleuté (sur le RO10 Suzuka, le quasi-jumeau du RO21)
NOTES
| Finition : | 9/10 |
| Équipement : | 6/10 |
| Enfilage : | 8/10 |
| Port de lunettes : | 2/10 |
| Manipulation ventilations : | 7/10 |
| Manipulation écran : | 3/10 |
| Confort acoustique : | 6/10 |
| Champ visuel : | 9/10 |
| Étanchéité : | 9/10 |
| Rapport qualité/prix : | 6/10 |
NOTE GLOBALE
6,5/10
Par Simon Palatchi, photos Max














