28 juin 2013

Essai Casque Shark Raw

Essai Shark Raw

Gangsta style

Le Raw, c’est avant tout un look. Pas l’idéal pour passer inaperçu… Plutôt un look pour se faire voir et se distinguer. Un casque brut de décoffrage, à la croisée des chemins entre motocross, paintball ou encore jeux vidéos. Le must ? C’est ho-mo-lo-gué…

Enfin un casque différent ! Enfin une marque, française en plus, qui innove ! Le Shark Raw, c’est un casque jet qui ne fait rien comme les autres, hormis son homologation. Car pour le reste… Le premier impact est visuel. Ça en jet(te). Dans ce coloris orange Stripe, il est agressif mais sait rester sage. Rien à voir avec les décorations militaires Soyouz mates, ou une décoration noir mat ou khaki mat uni : là, interpellation assurée ! Le look masque de paintball (personnellement, j’opterais plutôt pour un masque de Killzone, pour ceux qui connaissent ce jeu vidéo) n’est pas des plus délicat. Mais la délicatesse n’était pas au cahier des charges de ce casque post-apocalyptique, bien au contraire. Le Raw plaît, choque, étonne, rebute, mais ne laisse pas indifférent. En revanche évitez d’oublier de le retirer en rentrant dans une banque ou un magasin, les vigiles risquent de ne pas vous regarder d’un œil amical…

Le Raw en jette : un vrai casque de bad boy !

Le Raw en jette : un vrai casque de bad boy !

Facile à enfiler (masque en place ou relevé), le Raw est un poil lourd pour un jet. Annoncé à 1 150 g en L (hors masque, 1 320 g avec), notre balance a révélé un poids total de 1 309 g (avec le masque). En main, on est vite satisfait par la qualité des peintures et des finitions intérieures. Masque en place, un premier constat tombe : pour les lunettes, on repassera. Les branches passent dans le casque, mais si votre monture est un peu large, le masque viendra appuyer dessus. Inconfortable au possible, dommage… Par ailleurs, ce masque impose l’usage des deux mains pour être manipulé, le concept l’impose. On finit par s’y faire, mais c’est un peu moins pratique qu’un écran standard. Le démontage du masque est, quant à lui, une vraie galère. Si le QRGS (pour Quick Release Goggles System ou système de démontage rapide du masque, situé sur les côtés du masque) est pratique, démonter les platines latérales pour changer les élastiques, par exemple, n’est pas conseillé. Vous risqueriez d’y laisser du plastique en même temps que vos nerfs.

En dynamique, le Raw continue d’étonner. Le volume sonore est à peu près maîtrisé, même si quelques décibels de moins n’auraient pas été du luxe. Le masque, lui, surprend. Fourni par Carl Zeiss, sa qualité optique est bluffante et il est insensible à la buée. En revanche le champ de vision est moins bon que celui d’un écran classique. Testé sous de véritables déluges, le Raw s’est révélé parfaitement étanche, sauf au niveau du masque, en toute logique vu les trous de la mentonnière. Il ne faut pas prendre ce Raw pour un jet avec écran long ! La ventilation supérieure bizarre, qui impose de retirer une pièce en caoutchouc pour être ouverte (on en fait quoi après ?), ne laisse pas passer d’eau. Dommage qu’une fois ouverte elle ne laisse passer que peu d’air, rendant le casque moins agréable par fortes chaleurs. Malgré ces quelques défauts, ce Shark Raw reste un bon investissement, d’autant que le tarif reste doux. Shark a réussi à conjuguer style et tarif maîtrisé, ce qui n’est pas toujours le cas. Si vous craquez en priorité sur le look, l’un des principaux critères d’achat, foncez ! C’est l’assurance de se démarquer au feu rouge… Pour les plus pragmatiques, un essai pourra faire pencher la balance en faveur du Raw, loin d’être dépourvu de qualités en dehors de son look.

Note : Sur notre exemplaire de pré-série, les élastiques se sont très vite détendus, rendant le masque flottant. Contacté, le service après-vente Shark nous a assuré que le problème, très vite identifié, avait été corrigé. « Les premiers casques avaient un problème de tension des élastiques. Les élastiques sont aujourd’hui plus courts, plus denses, avec un système d’osselets (des bâtonnets) qui vient les plaquer sur le casque » nous a-t-on dit. Bonne nouvelle !

ON AIME : ON N’AIME PAS :
Le look d’enfer et le concept ! Les manipulations de l’écran fastidieuses
Le confort global La ventilation pas top
La qualité optique de l’écran et l’absence de buée La finition disparate
Le tarif contenu en version Blank Le regard de la maréchaussée… (c’est pas moi m’sieur l’agent !)

 

FICHE TECHNIQUE

Casque en résine thermoplastique injectée, écran anti-rayures à l’extérieur et anti-buée à l’intérieur, système de démontage rapide de l’écran QRGS, boucle micrométrique, intérieur en fibre naturelle démontable et lavable, emplacement prévu pour le système de communication Sharktooth, homologation jet.
Du XS au XL en noir, blanc, noir mat, vert mat, décorations Stripe et Soyouz.
Poids : 1 150 g annoncés hors masque (1 320 g avec masque et goggles), 1 309 g vérifiés en L avec masque et goggles.

TARIF

Casque : 219 € (Blank), 239 € (Blank Mat), 259 € (décos Stripe ou Soyouz)
Écran : Masque pas encore commercialisé seul ! (Dispo : 4e trimestre 2013)

NOTES

Finition : 7/10
Équipement : 8/10
Enfilage : 10/10
Port de lunettes : 3/10
Manipulation ventilations : 8/10
Manipulation écran : 4/10
Confort acoustique : 8/10
Champ visuel : 5/10
Étanchéité : 10/10
Rapport qualité/prix : 7/10

NOTE GLOBALE

7/10

Le masque descend bas et protège plutôt bien des éléments (pluie et vent). En revanche, le froid est vite ressenti ! Photo : BLPhoto : BLPhoto : BLUn look à mi-chemin entre masque de paintball et casque de Stormtrooper ! L'idéal pour ne pas passer inaperçu. Photo : BLL'écran légèrement teinté ne gène pas dans les tunnels ou la nuit. De plus, il ne connaît pas la buée ! Photo : BLLe masque peut se retirer du visage, pour converser ou avoir un champ de vision plus large... Attention à ne pas le laisser trop longtemps dans cette position, les élastiques en extension pourraient ne pas apprécier le traitement. Photo : BLLe Raw descend assez bas sur la nuque pour un jet.Photo : BLCette décoration Stripe se veut moins agressive que les décorations Soyouz ou Blank mates, un peu plus typées 'paramilitaire'. Photo : BLOuverte, la prise d'air supérieure ne laisse pas passer suffisamment d'air. Dommage ! Photo : BLCette pièce de caoutchouc sert d'obturateur pour la prise d'air supérieure. Retiré, il faut le mettre dans une poche, avec le risque de le perdre... Photo : BLPeu pratique à l'usage, cet obturateur est toutefois facile à mettre en place. Photo : BLFermée, la prise d'air ne laisse passer ni air, ni eau. Photo : BLPhoto : BLLa mentonnière est largement aérée sur le devant. L'eau y pénétrera sans problème. Photo : BLL'intérieur du Raw est confortable. Photo : BLLes platines latérales ne sont pas simples à démonter. On peut retirer le masque sans avoir à les toucher cependant. Photo : BL

Par Simon Palatchi, photos BL

2 réflexions au sujet de « Essai Casque Shark Raw »

  1. Shark a tenu a apporter une petite précision : le poids annoncé sur le casque de 1 150 g consiste en un poids « à vide », sans masque ni goggles, telle que la calotte a été homologuée. Ceci explique donc la différence conséquente révélée par notre balance, sur laquelle nous avons pesé le casque tel que nous le portons ! Les valeurs de poids ont donc été mises à jour en tenant compte des 170 g du masque, des goggles et des élastiques.

    La rédaction

  2. Après installation et test des nouveaux élastiques, le verdict est sans appel : c’est nettement mieux ! Plus volumineux, plus denses, les élastiques sont enfin suffisamment tendus. Et en cas de relâchement, le système d’osselets (réglables sur quatre positions côté platines comme côté masque) permettra de retrouver la tension adéquate. Le masque ne bouge plus lorsque l’on tourne la tête sur autoroute, par exemple… Bref, Shark a effectivement bien corrigé le problème initial !

    Simon Palatchi

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