Essais Casques – Agora Moto Fri, 10 Apr 2020 17:25:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.4.21 Essai casque Dexter Atome /essai-casque-dexter-atome/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-casque-dexter-atome /essai-casque-dexter-atome/#respond Fri, 14 Oct 2016 17:33:27 +0000 /?p=42224 Lire la suite →]]> Essai casque Dexter Atome

Le casque élémentaire

Un casque racing en fibre, bien équipé pour 139 euros ? Oh, oh… Ça, ça doit cacher quelque chose ! Nous allons tester ce casque intégral Dexter Atome et voir ce qu’il en est réellement.

Dexter vous connaissez ? Non ? Loin des casques de marque, Dexter est une marque de distributeur, Motoblouz en l’occurrence, qui propose des casques tel cet intégral à un tarif défiant toute concurrence. De quoi avoir des doutes. Fondés ? Sorti de son carton, le Dexter Atome est encore dissimulé derrière une belle housse aux couleurs de la marque. Hop, on enlève la housse et on découvre un joli heaume, ici dans une robe noire mate juste rehaussée de logos rouges et d’inscriptions « Dexter » en gris anthracite. C’est discret, sobre, efficace. Il y a trois aérations en plastique noir brillant au menton, au front et à l’arrière, toutes trois s’actionnent avec des boutons larges aisément préhensibles avec des gants.

Ce Dexter Atome ressemble beaucoup à un Shoei XR 1100. Il y a pire comme inspiration, surtout lorsque équipement et qualité sont également au niveau du modèle !

Ce Dexter Atome ressemble beaucoup à un Shoei XR 1100. Il y a pire comme inspiration, surtout lorsque équipement et qualité sont également au niveau du modèle !

Le design est assez allongé, non sans rappeler un Shoei XR 1100 essayé précédemment ! D’ailleurs, comme sur le Japonais, l’écran ne possède pas d’aspérités pour la fixation et le système de retenue est assez similaire; deux pattes avec ressorts viennent le bloquer. La manipulation n’est pas très aisée et il vaut mieux ne pas forcer. A l’intérieur on retrouve des mousses épaisses et au toucher très doux, une boucle double-D pour la fermeture, un déflecteur sous le menton, et un cache nez. C’est assez complet, et encore une fois comme beaucoup de casques typés racing il n’y a pas d’écran solaire intégré. Il va falloir passer par le montage d’un écran solaire. Tiens ! D’ailleurs il reste des choses dans le carton… On trouve en plus du casque la notice, les traditionnels réfléchissants obligatoires, une lentille Pinlock…et un écran fumé !

Vous êtes sûrs ? 139 € ?

L’équipement est donc très fourni pour le prix, de plus les mousses sont démontables et lavables et il y a deux languettes de retrait des mousses en cas d’urgence, comme sur certains casques haut de gamme. Le casque est très léger en main, avec 1 350 g indiqués, et vérifiés à plus ou moins 50 g en XL (1404 grammes pour être exact). Joli score, mieux que certains casques en carbone. Bien, voyons ce que ça donne sur la tête : l’enfilage est « serré », encore une fois il me fait penser au XR 1100…

Boucle double D, languettes d'extraction d'urgence, lentille Pinlock et écran fumé en série... Sur le rapport prix/équipement, le Dexter Atome ne craint personne !

Boucle double D, languettes d’extraction d’urgence, lentille Pinlock et écran fumé en série… Sur le rapport prix/équipement, le Dexter Atome ne craint personne !

Ce qui est un très bon choix d’inspiration au demeurant. Les lunettes passent, mais plus difficilement que dans d’autres casques. On se sent bien à l’intérieur, l’écran se manipule facilement, et son champ de vision est très large sur les côtés. En revanche il n’est pas très haut et une fois le casque bien positionné sur la tête il faut un peu se casser le cou pour ne pas être gêné par le haut du Pinlock, ce dernier étant toujours aussi efficace pour éviter la buée. Les écrans sont assez fins, et on sent bien que le fumé n’est pas fait d’un plastique haut de gamme. Il est sensible au soleil rasant en s’opacifiant un peu. Lorsque les ventilations sont fermées, il n’y a pas de rentrée d’air indésirable dans le casque, et il est parfaitement étanche à la pluie. Revers de la médaille, si vous aimez les décapotables les ventilations ne sont pas très efficaces, surtout à l’arrière. Au roulage sur un roadster, quelque chose me choque… Ah, oui je roule plus vite que d’habitude !

L’insonorisation du casque est impressionnante, et le place dans le haut du panier ! Sur ce point ce casque joue dans une cour trois à quatre fois supérieure en terme de tarif. Il reste de plus bien équilibré sur la tête et ne bouge pas tant que l’on reste droit, tout en créant néanmoins un appui sensible lorsque l’on se retourne.

Vous êtes vraiment sûrs du prix ?

Compte tenu de l’équipement, du confort, de l’insonorisation et du poids, ce casque est d’un rapport qualité prix tout simplement excellent. Si on le compare à des concurrents proposant les mêmes prestations, on pourra lui reprocher une peinture très fine dont il faudra prendre soin pour éviter les marques (c’est toutefois fréquent avec les peintures mates, probablement moins avec un vernis brillant), ainsi qu’une fixation de mousse de calotte qui se décroche perpétuellement au niveau de l’écran sur notre modèle d’essai (sans jamais se détacher intégralement). Sauf que peu de casques offrent de telles prestations à ce prix. Bref, ce Dexter Atom est une très bonne affaire !

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ L’insonorisation excellente – La garniture de coiffe qui se décroche sur l’avant
+ Le rapport prix équipement – La peinture très fine
+ Le confort intérieur – Les aérations peu efficaces
+ L’étanchéité

 

FICHE TECHNIQUE

Casque en fibre tri-composite disponible en deux tailles de coques (XS-M et L-XL), intérieur en tissu « Dexter Tech » démontable et lavable, système d’extraction d’urgence, écran incolore et fumé « Pinlock ready » fournis, lentille anti-buée Pinlock, trois ventilations, déflecteur nasal, bavette anti remous, jugulaire à boucle double-D, emplacements pur oreillettes ou intercom.
Du XS au XL en 3 coloris unis (Blanc mat, Noir métal et Noir mat) et 1 décoration Hammer.
Poids : 1 350 g annoncés, 1 401 g vérifiés en XL.

TARIF

Casque : 139,90 € dans cette version unie, 149,90 € en version Hammer.
Écran : n.c.

NOTES

Finition : 7/10
Équipement : 9/10
Enfilage : 9/10
Port de lunettes : 8/10
Manipulation ventilations : 10/10
Manipulation écran : 7/10
Confort acoustique : 10/10
Champ visuel : 9/10
Étanchéité : 10/10
Rapport qualité/prix : 10/10

NOTE GLOBALE

8,9/10

Photo : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiLes ventilations, larges et d'aspect robuste, sont facile à appréhender même avec de gros gants. Photo : Simon PalatchiLes ventilations, larges et d'aspect robuste, sont facile à appréhender même avec de gros gants. Photo : Simon PalatchiLes ventilations, larges et d'aspect robuste, sont facile à appréhender même avec de gros gants. Photo : Simon PalatchiLes ventilations, larges et d'aspect robuste, sont facile à appréhender même avec de gros gants. Photo : Simon PalatchiLa peinture mate de notre modèle d'essai s'est révélée fine et sensible aux impacts divers. C'est toutefois le lot de beaucoup de peintures mates... Photo : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiLe mécanisme de l'écran semble calqué sur celui d'un Shoei... En un peu plus réticent cependant. Photo : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiUne boucle double-D à ce niveau de prix, c'est rare. Si on ajoute les languettes d'extraction rapide en cas d'urgence, c'est encore plus rare... Photo : Simon PalatchiLe Dexter Atome revendique fièrement ses couleurs françaises, du moins pour la partie conception. Photo : Simon PalatchiLe déflecteur nasal fourni est suffisamment court pour ne pas venir buter sur le nez. Photo : Simon PalatchiLa finition est globalement d'un très bon niveau, bien loin de ce que le tarif low-cost pouvait laisser craindre. Chapeau ! Photo : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiLa bavette de mentonnière a rapidement subi les assauts d'une barbe courte. Pour autant, son état reste assez fringant après plusieurs milliers de kilomètres. Photo : Simon PalatchiUne boucle double-D à ce niveau de prix, c'est rare. Si on ajoute les languettes d'extraction rapide en cas d'urgence, c'est encore plus rare... Photo : Simon PalatchiÉcran fumé et lentille anti-buée Pinlock sont fournis en série, en plus de l'écran incolore standard. Les écrans semblent minces et assez fragiles, à manipuler et entretenir avec précaution. Photo : Simon PalatchiÉcran fumé et lentille anti-buée Pinlock sont fournis en série, en plus de l'écran incolore standard. Les écrans semblent minces et assez fragiles, à manipuler et entretenir avec précaution. Photo : Simon PalatchiPoint faible de notre modèle d'essai, la garniture de coiffe qui se décroche sur l'avant du casque. Si elle reste en place, c'est néanmoins un point à surveiller sur ce Dexter Atome. Photo : Simon PalatchiAvec un rapport prix/qualité/équipement et une insonorisation de haut vol, ce casque Dexter fait marquer des points à la marque française. Photo : Simon Palatchi

Par Max, photos Simon Palatchi

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Essai casque Shark Evo-One /essai-casque-shark-evo-one/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-casque-shark-evo-one /essai-casque-shark-evo-one/#comments Fri, 08 Jul 2016 07:00:47 +0000 /?p=39657 Lire la suite →]]> Essai casque Shark Evo-One

L’appoint pas encore au point ?

Il est beau, il est original, il est très bien équipé, bref il a tout pour plaire et pour être une star. A première vue. Le Shark Evo-One réserve pourtant bien des surprises, comme nous avons pu le constater. Et pas seulement de bonnes…

Tout pour plaire !

Aérodynamique et élégant, le Shark Evo-One ne manque pas de qualités. Oui, mais...

Aérodynamique et élégant, le Shark Evo-One ne manque pas de qualités. Oui, mais…

Il va falloir être diplomates… Attendu comme le messie, le Shark Evo-One prend la suite de l’Evo-Line dans la lignée des casques modulables originaux et haut de gamme. Après six mois d’utilisation et des milliers de kilomètres parcourus, voici notre test complet. Si, en France, on n’a toujours pas de pétrole, on a encore des idées. De là à savoir si elles sont toutes bonnes, je me suis plusieurs fois posé la question lors du test de ce casque… De prime abord, l’Evo-One est on ne peut plus séduisant, avec sa ligne sportive, son petit aileron stabilisateur ou encore sa décoration des plus sympa. La qualité perçue est excellente, tout comme les arguments marketing (sur le papier). Le Evo-One ressemble ainsi à s’y méprendre au casque parfait, avec sa grande modularité, son équipement complet, la possibilité de le porter avec des lunettes, sans oublier son écran solaire interne de qualité.

Il est homologué en tant que Jet et Intégral, ce qui ne gâte rien. La qualité de la coque externe et de la mentonnière sont perceptibles, tandis que les plastiques inférieurs nous sont apparus robustes, tout comme la collerette anti-froid favorisant également l’enfilage. On ne redoutera donc pas trop de poser son casque sur sa base : ça vieillit plutôt bien !

… Au moins un mois !

La largeur du Evo-One le handicape sérieusement pour se loger dans des valises ou sous une selle... c'est le corollaire du mécanisme inhabituel !

La largeur du Evo-One le handicape sérieusement pour se loger dans des valises ou sous une selle… c’est le corollaire du mécanisme inhabituel !

Meilleur que le Evo-Line, sans équivoque possible, le Evo-One propose un look des plus plaisant et des plus sportif pour un modulable, mais un poids toujours élevé (1690 grammes vérifiés sur la balance en taille M), au vu de ce que l’on peut trouver sur le marché actuellement. et ce, malgré une réduction importante du volume global de ce modulable ! Pour autant, les masses sont bien mieux réparties, y compris une fois la mentonnière relevée. Cette dernière bénéficie d’une cinématique de platine et d’écran originale. Un mouvement complexe et pas toujours évident à effectuer, requérant quelques précautions d’usage. Un mouvement obligatoire également, l’Evo-One s’enfilant exclusivement mentonnière ouverte (et se serrant avec une boucle micrométrique très agréable et au verrouillage automatique). L’opération est spectaculaire, et a probablement nécessité une conception poussée.

Une ouverture de mentonnière simple et bien maîtrisée : on tire sur le curseur rouge de la mentonnière, qui pousse l’écran, avant que la cinématique ne l’emmène en position haute tandis que la mentonnière passe au dessus, avant de s’arrêter à l’arrière du casque. Simple, non ? Pour le mouvement retour, on pousse sur le haut de la mentonnière, qui revient tout simplement en place et se verrouille. Enfin quand elle le fait correctement. C’est qu’il faut parfois recommencer plusieurs pour fois bien descendre et/ou verrouiller : la cinématique bugue occasionnellement… Petit conseil en passant : le pouce à l’intérieur de l’écran principal, on le tire un peu et il ne fait plus subir son crantage des plus sonore.

Une histoire de colle et de conception…

Non... Sur un casque à 60 €, on peut dire qu'on a ce que l'on paye. Mais sur un casque à 400 €, c'est inadmissible au bout de deux semaines...

Non… Sur un casque à 60 €, on peut dire qu’on a ce que l’on paye. Mais sur un casque à 400 €, c’est inadmissible au bout de deux semaines…

Dommage que les joints d’écran n’assurent pas un cachou.
1) Le joint supérieur n’est pas étanche à l’eau : ça ruisselle !
2) ce même joint supérieur accroche l’écran anti-buée PinLock Max Vision (de grande taille) fourni et le détériore.
3) Le joint de mentonnière est collé… avec une mauvaise colle.
Résultat ? Il s’arrache du fait de la manipulation du mécanisme de la mentonnière… On a vu plus agréable et mieux fini. Tant qu’à aborder les points perfectibles, continuons avec l’excellente bavette néoprène escamotable. Très efficace, elle coupe de l’air, du froid et des parasites sonores lorsqu’elle est rabattue au moyen de sa tirette de rigidification cousue. D’où la question suivante : pourquoi avoir simplement collé (avec une mauvaise colle, encore) l’aimant la tenant en place à l’intérieur de la mentonnière, qui s’est barré en vitesse ? Sur du néoprène, il ne faut pas être sorti de la cuisse de Jupiter pour savoir que ça ne tiendra jamais…

Résultat ? Impossible de la remettre à l’intérieur du casque, une opération pourtant imposée pour relever la mentonnière. Enfin, dernier écueil concernant l’Evo-One : l’aluminium est un très beau matériau, mais l’on sait bien que ce n’est pas le plus résistant. Alors pourquoi en avoir placé aux parties stratégiquement exposées aux coups/chocs que sont les flancs arrière latéraux de la mentonnière et sur le rail central du mécanisme de l’écran solaire interne ? « Parce que c’est joli ». Bon, d’accord. « Parce que ça fait classe ». OK. Mais bon sang, quelle drôle d’idée, parce que c’est FRA-GI-LE ! Du coup, l’écran solaire coulisse mal et les arêtes des superbes pièces latérales sont régulièrement lésées. Même lorsqu’on le transporte dans un sac protecteur (ce que j’ai fait…au départ). Au fait, dernier point : attention à l’humidité, elle décolle les décorations… Ça fait mauvais genre quand ça s’imbibe, que ça cloque et que ça se déplace… Mais c’est sûrement écolo…

Attention à la casse

Shark a soigné la finition visuelle du Evo-One, entre les platines en aluminium et cet aileron. Toutefois, les multiples élémnets externes peine à contenir le volume sonore.

Shark a soigné la finition visuelle du Evo-One, entre les platines en aluminium et cet aileron. Toutefois, les multiples élémnets externes peine à contenir le volume sonore.

Parlons de l’écran principal. Très rigide, ce dernier bénéficie d’un excellent traitement optique, mais se révèle fragile…lui aussi. Attention lors du montage du PinLock : c’est l’anti-buée qui doit ployer, et non l’écran principal. Ce dernier peut sinon se fendre et casser (nombreux cas référencés au point que Shark a mis en ligne une vidéo explicative). Les contraintes sur l’écran (type petite chute du casque), provoquent également de micro-fissures. Heureusement que ledit écran n’est pas trop complexe à remplacer. Pour ce qui est de la qualité, l’Evo-One apparaît plus que valorisant. Les mousses sont à la fois souples et confortables, et leur revêtement très agréable, peu salissant et résistant à une barbe de plusieurs jours. Les oreilles sont couvertes, et les sons sobrement filtrés. En résulte un casque à l’intérieur douillet, même si les mousses restent fermes dans la durée. Dommage que côté « bruit » de roulage, passé les 90 km/h sur un roadster, le Evo-One soit aussi sonore.

Autant dire que rouler durablement au delà de 110 km/h impose une paire de bouchons d’oreilles. L’aérodynamisme n’est pas à incriminer, car le Evo-One fait montre d’une excellente stabilité dynamique ! Il se fait même rapidement oublier, mais est sensible niveau bruit aux remontées d’air, malgré la collerette des plus performantes. En agglomération, rouler mentonnière relevée et écran principal descendu est agréable, tandis que rouler simplement avec l’écran solaire peut être apprécié à basse vitesse.

L'intérieur est douillet et confortable. La bavette à rétractation automatique est une bonne idée, son aimant...moins.

L’intérieur est douillet et confortable. La bavette à rétractation automatique est une bonne idée, son aimant…moins.

J’ai quoi qu’il arrive énormément apprécié l’Evo-One lors de l’essai « trialisant » de la Montesa 4Ride : un régal. D’une manière générale, l’Evo-One est agréable lorsque l’on dispose d’un saute-vent ou d’une bulle, alors qu’il s’accommode bien moins d’un deux roues sans déflecteur avant. Un casque GT-Urbain par excellence. Preuve que le plus peut être l’ennemi du bien, l’Evo-One souffre paradoxalement de l’accumulation de fonctionnalités et de bons points théoriques, à l’image de l’originale double aération à double ouverture de la mentonnière. A l’intérieur, on ouvre ou on ferme l’écoutille d’air au moyen d’un curseur contrôlant le flux interne réparti sur l’écran. Un excellent moyen de contrôler les turbulences et de réguler la puissance de l’air. L’entré d’air extérieure, à unique cran d’ouverture, est quant à elle dirigée sur le bas du menton.

Un ensemble rafraîchissant que l’on peut compléter par les deux aérations supérieures bien plus ciblées sur le haut du crâne. La manipulation est fastidieuse, mais le résultat est là.

L’Evo-One est un bon casque, que seuls des soucis de collage de joints divers ont réellement pénalisé lors de cet essai. Si sa mentonnière escamotable est son principal point fort, elle est aussi son talon d’Achille niveau finition. On lui pardonnera volontiers au vu de sa prestation générale, tout en restreignant son utilisation à la belle saison, quand on a envie de prendre l’air au sens propre comme au sens figuré. Alors oui, j’ai pu râler contre la finition du Evo-One, mais elle pourra toujours évoluer, je continue cependant de l’utiliser pour son extrême polyvalence, tout en évitant de le sortir lorsque je sais que le roulage sera pour le moins sportif ou lorsque je prends un roadster… Il en sera sûrement de même pour vous si vous êtes un gros rouleur : un excellent casque d’appoint, même au prix fort…

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le look toujours réussi ! – Les joints qui se décollent au bout de 2 semaines d’utilisation…
+ Le système de mentonnière efficace et pratique – Les inserts aluminiums fragiles
+ Les bons angles de vision – La finition globale pas encore au niveau requis
+ L’excellente stabilité

 

FICHE TECHNIQUE

Casque modulable à calotte en résine thermoplastique injectée, deux tailles de calottes, intérieur en tissu démontable, lavable et anti-bactérien, écran à système autoseal et démontage rapide, lentille anti-buée Pinlock MaxVision, écran solaire interne UV380, Shark Easy-Fit, mentonnière à système auto-up et auto-down automatique, bavette anti-remous, jugulaire à boucle micrométrique. Emplacement prévu pour système de communication Sharktooth.
Du XS (53-54) au XL (61-62) en 3 coloris unis (Blanc, Noir et Noir mat) et 2 décorations (Krono et Astor) de 4 coloris chacune.
Poids : 1 650 g annoncés, 1 690 g vérifiés en M.

TARIF

Casque : 429,99 € dans cette version déco (à partir de 399,99 €)
Écran : n.c.

NOTES

Finition : 5/10
Équipement : 9/10
Enfilage : 9/10
Port de lunettes : 10/10
Manipulation ventilations : 7/10
Manipulation écran : 9/10
Confort acoustique : 5/10
Champ visuel : 8/10
Étanchéité : 5/10
Rapport qualité/prix : 6/10

NOTE GLOBALE

7,3/10

Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontaineLes ventilations supérieures se manipulent sans trop d'efforts et semblent solides. Photo : Benoît LafontaineLes ventilations supérieures se manipulent sans trop d'efforts et semblent solides. Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontaineLa tirette de l'écran solaire, sur le sommet du casque, est entourée d'une belle - mais fragile - platine en aluminium. Photo : Benoît LafontaineShark a travaillé le design et l'aérodynamique du Evo-One, comme en témoigne ce petit aileron. Photo : Benoît LafontaineShark a travaillé le design et l'aérodynamique du Evo-One, comme en témoigne ce petit aileron. Photo : Benoît LafontaineLes verrous de la mentonnière sont en métal. Photo : Benoît LafontaineLe système est complexe ! Photo : Benoît LafontaineLes platines latérales, très belles, sont fines et particulièrement exposées. gaffe aux impacts ! Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontaineIl suffit d'appuyer sur le bouton rouge pour permettre la rotation de la mentonnière. Ça et un peu d'huile de coude, parfois... Photo : Benoît LafontaineIl suffit d'appuyer sur le bouton rouge pour permettre la rotation de la mentonnière. Ça et un peu d'huile de coude, parfois... Photo : Benoît LafontaineLe système soulève automatiquement l'écran de quelques millimètres, pour amorcer la rotation. Photo : Benoît LafontaineLe système soulève automatiquement l'écran de quelques millimètres, pour amorcer la rotation. Photo : Benoît LafontaineLe système soulève automatiquement l'écran de quelques millimètres, pour amorcer la rotation. Photo : Benoît LafontaineLa prise d'air externe de la mentonnière est simple et efficace. Photo : Benoît LafontaineLa prise d'air externe de la mentonnière est simple et efficace. Photo : Benoît LafontaineLa bavette se rétracte automatiquement en venant se fixer via des aimants. intelligent ! Mais mal mis en œuvre, l'aimant de la bavette ayant mis les voiles rapidement... Photo : Benoît LafontaineLa bavette se rétracte automatiquement en venant se fixer via des aimants. intelligent ! Mais mal mis en œuvre, l'aimant de la bavette ayant mis les voiles rapidement... Photo : Benoît LafontaineLa bavette se rétracte automatiquement en venant se fixer via des aimants. intelligent ! Mais mal mis en œuvre, l'aimant de la bavette ayant mis les voiles rapidement... Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontaineL'intérieur de la mentonnière est doté d'autres ventilations que l'on peut ouvrir ou fermer. Photo : Benoît LafontaineL'intérieur de la mentonnière est doté d'autres ventilations que l'on peut ouvrir ou fermer. Photo : Benoît LafontaineL'intérieur de la mentonnière est doté d'autres ventilations que l'on peut ouvrir ou fermer. Photo : Benoît LafontaineL'intérieur de la mentonnière est doté d'autres ventilations que l'on peut ouvrir ou fermer. Photo : Benoît LafontainePratique, l'écran possède des points de manipulation des deux côtés. Main gauche, ou main droite, comme bon vous semble ! Photo : Benoît LafontainePratique, l'écran possède des points de manipulation des deux côtés. Main gauche, ou main droite, comme bon vous semble ! Photo : Benoît LafontaineLe point noir du Evo-One, la faiblesse de ses joints. Non seulement ils ne sont pas parfaitement étanches, mais ils sont en plus mal fixés ! Vraiment navrant pour un casque à 400 €... Photo : Benoît LafontaineL'intérieur est doté de mousses confortables et denses. Photo : Benoît LafontaineLa jugulaire fait appel à une boucle micrométrique. Photo : Benoît LafontaineLe tour de cou vient au plus près de la peau, un bon point pour l'isolation. Photo : Benoît LafontaineLe tour de cou vient au plus près de la peau, un bon point pour l'isolation. Photo : Benoît Lafontaine

Par Benoît Lafontaine, texte et photos

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Essai casque AGV GT Veloce /essai-casque-agv-gt-veloce/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-casque-agv-gt-veloce /essai-casque-agv-gt-veloce/#respond Wed, 25 May 2016 08:00:44 +0000 /?p=38896 Lire la suite →]]> Essai casque AGV GT Veloce

Gran Turismo Veloce

Gran Turismo Veloce, une appellation qui sonnera dans le cœur de tout amateur de belles mécaniques italiennes ! Nous avons essayé le casque AGV éponyme, qui se situe entre la gamme réellement Racing du fabricant italien et la gamme Touring. Ni l’un, ni l’autre, que vaut-il réellement ?

Le GT Veloce reprend la calotte des Corsa et GP Pista, l'aileron en moins... Sportif !

Le GT Veloce reprend la calotte des Corsa et GP Pista, l’aileron en moins… Sportif !

AGV est une marque bien connue pour ses casques sportifs, puisqu’ils ont l’un des meilleurs ambassadeurs du monde en la matière : Valentino Rossi, et ses nombreuses décorations spécifiques et/ou fantasques. Et nous n’aborderons même pas Giacomo Agostini, qui fut lui aussi en son temps l’idole des jeunes et des moins jeunes, et qui roulait lui aussi pour Amisano Gino Valenza (du nom de son fondateur Gino Amisano et de sa ville natale, Valenza). Bref, le sport, on connaît ! Mais il n’y a pas que ça et, entre tarif prohibitif et confort sur longues distances mesuré, les motards ne sont pas tous des adeptes du casque GP Replica ! Aussi, la marque a-t-elle une gamme plus orientée Touring, voire Trail avec le AX-8. Mais entre les K3 et K5, plus basiques, et les Corsa et Pista GP, très sportifs et très – très ! – chers, il y avait une place à occuper : c’est le GT Veloce !

Cet intégral à calotte en fibres aramidiques, fibre de verre et carbone reprend le look des intégraux de la marque, avec ce caractéristique menton pointu qui a le mérite de convenir aussi aux personnes ayant un menton prononcé (ce qui est le cas de votre serviteur) et qui ne viennent pas buter dans la mentonnière !

Sous cet angle, les deux canaux de ventilation supérieurs apparaissent nettement. Cela explique en partie l'efficacité de la ventilation...

Sous cet angle, les deux canaux de ventilation supérieurs apparaissent nettement. Cela explique en partie l’efficacité de la ventilation…

Basé sur les versions sportives Corsa et Pista GP, le GT Veloce possède presque la même calotte externe mais se passe du volumineux déflecteur arrière, propre aux casques Racing. On retrouve néanmoins la ventilation unique sur la mentonnière actionnée par l’intérieur, les trois ventilations supérieures et les deux extracteurs arrière, ainsi que l’écran Race 2, plat et capable d’accueillir des tear-off. Si jamais vous roulez occasionnellement sur piste ou l’été en cas d’invasion de diptères, hyménoptères, coléoptères et autres bestioles volantes suicidaires, ça peut vous être utile… Par ailleurs, le Race 2 existe en une version AGVisor photochromique, capable de s’adapter d’une pression du doigt à la luminosité ambiante. Pratique, mais pas donné ! A l’intérieur, pas de chichis mais des mousses de plusieurs densités et un tissu très doux. Système de communication ou du moins son pré-équipement ? Nada. Pinlock ? Niet. Écran solaire intégré ?

Que dalle… Pour les équipements accessoires, voyez par la case des options où tout est disponible : chez AGV on fait des casques efficaces et sans superflu ! Pour autant, si AGV indique la possibilité d’équiper l’écran Race 2 d’une lentille Pinlock anti-buée, nous n’avons pas spécialement vu de fixations pour le dit Pinlock sur l’écran. Les tear-off, oui, la lentille non.

Efficace, mais un poil sonore

L'écran Race 2 est doté d'un très perfomant système de verrouillage, qui permet aussi l'entrebâillement. Si, si, c'est encore verrouillé !

L’écran Race 2 est doté d’un très perfomant système de verrouillage, qui permet aussi l’entrebâillement. Si, si, c’est encore verrouillé !

En revanche, cet écran est doté d’un système de verrouillage qui, s’il est assez rétif à l’usage, assure une fermeture très étanche et permet d’entrebâiller l’écran pour ventiler et/ou chasser la buée tout en conservant le verrouillage, ce qui n’est pas le cas de la plupart des concurrents ! Pas mal donc, d’autant plus que le mécanisme des platines de fixation est simple et efficace. L’unique bémol concernera le mécanisme du verrouillage qui, écran ouvert en grand, tombe sous les yeux. Ce n’est pas dramatique, mais qu’est-ce que ça fait loucher ! Côté confort, ce GT Veloce propose du bon et du moins bon. Côté bon, il y a les mousses, agréables, et les ventilations très efficaces. Un peu trop même, car un autre essayeur a reconnu avoir de l’air en excès alors que tout était fermé. La ventilation de la mentonnière est très facile à manipuler, puisque la bavette souple est en deux parties (voir photos) et permet de glisser un doigt même ganté pour ouvrir ou fermer les trappes.

Les ventilations supérieures ont, elles, des commandes bien placées mais assez rétives. Le point le plus noir, même s’il est à nuancer car chaque motard aura un avis différent entre ses tympans et la protection offerte par sa moto, c’est le bruit. Pour un casque au potentiel touring plus affirmé que ses frères de compétition, ce GT Veloce est assez sonore. On ne rencontre aucun sifflement désagréable), mais le volume global est élevé. En dynamique par contre, c’est la stabilité qui l’emporte.

Les prises d'air supérieures nous ont semblé rétives dans leur maniement, mais solides.

Les prises d’air supérieures nous ont semblé rétives dans leur maniement, mais solides.

Ce GT Veloce a des gènes de sportif, et cela se sent ! Même à haute vitesse, la stabilité avant-arrière et latérale est irréprochable. Bref, il y a du confort et du sport, mais plutôt un peu plus du second que du premier… Sachez également que ce GT Veloce chausse petit, si vous envisagez un achat par correspondance ! Je « chausse » habituellement du M (57) et le GT Veloce en XL (61-62) me convenait, alors que l’essayeur à qui il était initialement destiné (qui fait habituellement du 61) n’a pu mettre sa tête dedans qu’au prix d’oreilles sacrifiées et d’un nez comprimé ! Heureusement, le choix des tailles est assez vaste. Enfin, le tarif est, comme toujours chez la marque transalpine, assez élevé. Toutefois, il s’agit de relativiser car, si vous comptiez vous offrir un casque AGV, les Corsa et GP Pista sont carrément inabordables (respectivement 729,95 € et 1 100 € dans leurs versions « de base ») ! Et là le GT Veloce serait presque bon marché !

Ce GT Veloce possède une qualité globale des plus satisfaisante mais pêche sur certains points (équipement, volume sonore) et voit donc son tarif le pénaliser face à une concurrence peut-être moins aérodynamique, moins élégante ou moins bien finie, mais mieux équipée et plus homogène. Toutefois, c’est un choix à ne pas négliger…

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Ce GT Veloce est beau ! – L’équipement réduit
+ L’écran simple à manipuler/démonter – Le volume sonore assez élevé
+ Les ventilations efficaces, presque trop – Le tarif, salé quand même
+ La finition globale de très bon niveau – Chausse petit… ouille !

 

FICHE TECHNIQUE

Casque intégral à calotte en CAAF (Carbone, Fibre de verre, Aramidiques, quatre tailles de calottes, intérieur en tissu Skin Comfort microperforé et mousses de joues 3D en Shalimar, démontable, lavable et anti-bactérien, écran Race 2 plat à démontage rapide et verrouillage VLS, anti-rayures et anti-buée, préparation pour tear-off, bavette anti-remous, jugulaire double D.
Du XS (53-54) au XXL (63-64) en 3 coloris unis (Blanc, Gris mat et Noir mat) et 4 décorations (TXT essayée, Izoard, Monterey et Enmore) et 19 coloris.
Poids : annoncé n.c., 1 483 g vérifiés en XL.

TARIF

Casque : 479,95 € dans cette version déco (439,95 € en coloris uni)
Écran : Incolore, Fumé ou Fumé 50% 64,99 €, Iridium Argent, Or ou Bleu 79,99 €, Rainbow 119,99 €, AGVisor électrochrome 199 €

NOTES

Finition : 9/10
Équipement : 6/10
Enfilage : 9/10
Port de lunettes : 10/10
Manipulation ventilations : 7/10
Manipulation écran : 8/10
Confort acoustique : 5/10
Champ visuel : 9/10
Étanchéité : 8/10
Rapport qualité/prix : 6/10

NOTE GLOBALE

7,7/10

Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontaineTrois ventilations frontales, deux canaux pour acheminer l'air, le GT Veloce possède une aérodynamique étudiée. Photo : Benoît LafontaineLes ventilations frontales nécessitent un peu de poigne mais semblent solides. Photo : Benoît LafontaineLes ventilations frontales nécessitent un peu de poigne mais semblent solides. Photo : Benoît LafontaineLes canaux amènent l'air interne jusqu'à ces extracteurs, partagés avec les Corsa et GP Pista. Notez l'absence d'aileron sur ce modèle plus orienté Touring. Photo : Benoît LafontaineLes canaux amènent l'air interne jusqu'à ces extracteurs, partagés avec les Corsa et GP Pista. Notez l'absence d'aileron sur ce modèle plus orienté Touring. Photo : Benoît LafontaineLes ventilations du menton s'actionnent par l'intérieur. Le bouton permet de déverrouiller l'écran. Photo : Benoît LafontaineLe verrouillage de l'écran Race 2 est très performant. Photo : Benoît LafontaineIl permet notamment d'entrebâiller l'écran pour ventiler/désembuer, tout en conservant un verrouillage ! Photo : Benoît LafontaineSeul bémol, ce 'truc' assez proéminent écran ouvert, pile entre les deux yeux. Photo : Benoît LafontaineL'écran Race 2 possède un système de démontage ultra-simple et rapide. On tire sur la languette qui dépasse latéralement, et basta ! Notez le support pour films tear-off. Photo : Benoît LafontaineL'écran Race 2 possède un système de démontage ultra-simple et rapide. On tire sur la languette qui dépasse latéralement, et basta ! Notez le support pour films tear-off. Photo : Benoît LafontaineL'écran Race 2 possède un système de démontage ultra-simple et rapide. On tire sur la languette qui dépasse latéralement, et basta ! Notez le support pour films tear-off. Photo : Benoît LafontaineL'écran Race 2 possède un système de démontage ultra-simple et rapide. On tire sur la languette qui dépasse latéralement, et basta ! Notez le support pour films tear-off. Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontaineLe déflecteur de menton est très confortable et souple, idéal pour enfiler le casque. Photo : Benoît LafontaineLa commande de la prise d'air du menton est interne... Photo : Benoît LafontaineMais AGV a pensé à tout et le déflecteur est double ! On passe un doigt ganté sans laisser le froid rentrer ! Photo : Benoît LafontaineJugulaire double D de bon aloi, comme sur les Corsa et GP Pista avec qui ce GT Veloce partage la calotte. Photo : Benoît Lafontaine

Par Simon Palatchi, photos Benoît Lafontaine

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Essai casque Nexx X.T1 Raptor /essai-casque-nexx-x-t1-raptor/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-casque-nexx-x-t1-raptor /essai-casque-nexx-x-t1-raptor/#respond Fri, 08 Jan 2016 19:31:44 +0000 /?p=37380 Lire la suite →]]> Essai casque Nexx X.T1 Raptor

Nexxt One, please…*

* Au suivant s’il vous plaît…

Il est beau, il est léger, et en plus…il est beau. Voici ce qui résume le mieux le X.T1 Raptor de Nexx, casque intégral carbone hyper équipé du premier fabricant portugais. Pour le reste, il va falloir lire ce test : nous avons trouvé à (re)dire… sans médire.

Les lignes du X.T1 sont superbes. De quoi se laisser tenter, assurément !

Les lignes du X.T1 sont superbes. De quoi se laisser tenter, assurément !

Le premier contact avec le X.T1 est plutôt positif. Léger malgré les 1350 grammes annoncés, le poids se répartit agréablement sur la tête et ne se fait pas sentir au niveau des cervicales. Le Nexx intègre d’origine un écran solaire interne teinté à 80%, une trappe d’accueil et un pré-câblage pour le système de communication « maison » X-Com (en partenariat avec Sena, spécialiste du domaine) et surtout un dispositif X-Swift d’extraction rapide des joues, permettant d’ôter rapidement le casque en cas d’urgence médicale, sans amplifier les éventuelles lésions cervicales. Un équipement haut de gamme et bien fourni, donc, auquel il convient de rajouter l’Ergo Pading System, un astucieux principe de tampons additionnels augmentant le volume des joues et l’adaptant au mieux à la morphologie de la tête.

L’écran principal, pour sa part, propose une forme creusée afin de favoriser l’intégration de l’écran additionnel anti-buée Pinlock, également fourni. Cet écran, de qualité optique somme toute très correcte, propose par contre un système de verrouillage tout simplement horripilant à manipuler à une main et avec des gants. Il y a aura les jours avec et les jours sans… Une fois verrouillé, cependant, il se montre bien étanche. Les platines d’écran sont simples et le système de dépose, qui semble rustique, risque de s’user s’il n’est pas suffisamment entretenu. Nous n’avons pu juger de son éventuel jeu au cours du temps, vous allez comprendre pourquoi en lisant la suite…
Autre point surprenant : la jugulaire de type micrométrique. Pas forcément désagréable, mais ne correspondant ni à l’usage, ni aux prestations annoncées. Le X.T1 se veut sportif, mais fait l’impasse sur une jugulaire de type double D, pourtant idéale niveau confort d’utilisation et serrage…

Beaucoup de bruit… pour rien

Bien équipé, ce casque pêche toutefois sur certains points. Un verrouillage d'écran c'est bien, un pratique c'est mieux !

Bien équipé, ce casque pêche toutefois sur certains points. Un verrouillage d’écran c’est bien, un pratique c’est mieux !

Les trois tailles de calotte disponibles, auraient pu assurer un fitting plus serré. De base, l’ajustement du casque est correct, tout en se montrant assez ample, notamment au niveau des joues pourtant « anti bruit », il conviendra donc de faire appel aux mousses de l’Ergo Pading System.
Dans l’intérieur CoolMax, confortable, séchant rapidement et respirant, on respire justement, et le cache-nez (amovible) est bien placé, sans nuire à la vision. A ce titre, elle reste assez claire, mais les dégagements sont moins importants que ce que l’on aurait pu espérer, notamment au niveau des angles morts assez présents. Ajoutons à cela un écran solaire à l’échancrure insuffisante pour ne pas toucher un nez de forme « neutre », et un mécanisme d’abaissement en position latérale supérieure peu agréable à manipuler et bruyant sur notre modèle d’essai. De fait, baisser l’écran donnait droit à un concert d’harmonica…

Le problème étant que l’on n’a droit qu’à une seule note. Lassant… Testé lors de notre maxi comparo d’hypersportives et de roulages sur roadster, le Raptor X.T1 de Nexx nous a séduit par son poids très agréable mais fait pleurer (littéralement) dès que l’on dépasse les 90 km/h. Un problème de ventilation ? Non, d’entrée d’air par le bas du casque, qui remonte dans les yeux. Une meilleure bavette serait un plus. Les ventilations, elles, pourraient être efficaces si… leur mécanisme, une fois de plus, était 1) efficace et 2) solide… Le curseur de l’une des deux supérieures ayant décidé de lâcher au bout de deux manipulations. On subit également d’autres désagréments d’ordre sonore, liés à la résonance de la calotte et aux divers appendices « aérodynamiques ». Dommage, tant par ailleurs il est agréable à porter et pourrait se montrer bon compagnon de route. Peut-être qu’un essai sur une moto plus routière (le X.T1 se veut plus sport-GT que le reste de la gamme) aurait permis de nuancer ce test, en protégeant mieux le conducteur de l’air.

Enfin, nous avons eu à déplorer une petite chute du casque alors qu’il n’était pas porté. D’une hauteur de 1 mètre au maximum et sur un parquet en bois (matériau souple comparé à du béton) et ne portant normalement pas à conséquence. Ce n’est pas bien, mais ça peut arriver à tout le monde ! La (mauvaise !) surprise fut au rendez vous lorsque nous l’avons repris : un impact plus gros qu’un œuf avait lardé le vernis, traduisant un enfoncement important de la calotte externe… Assurément, ce carbone là n’est pas des plus rigides, mais devoir changer son casque juste parce qu’il a échappé des mains… Quelle galère ! Bilan ? Fin du test ! La version à calotte composite X-Matrix qui existe également au catalogue, plus lourde de 100 grammes, aurait peut-être réagi différemment qui sait ?

A choisir en connaissance de cause…

Le carbone et le vernis sont beaux, mais la moindre chute est proscrite, fut-elle d'un meuble ! Surprenant... Et à 90 km/h il en reste quoi ?

Le carbone et le vernis sont beaux, mais la moindre chute est proscrite, fut-elle d’un meuble ! Surprenant… Et à 90 km/h il en reste quoi ?

Vous l’aurez compris la fiche technique comme l’équipement et le look de ce Nexx X.T1 sont plus que séduisants, mais la finition n’est pas à la hauteur du tarif demandé et le casque se montre fragile. L’utilisation nous est déjà apparue très retreinte du fait d’une hyper-ventilation fortuite et de nuisances sonores… Alors on se console en se disant qu’il est léger, qu’il est beau, que l’on va s’offrir une bulle haute pour ne pas trop pleurer à cause de la vitesse (ou du choix de ce casque), mais au final on le range vite sous cloche pour n’y plus toucher. Heureusement que Nexx propose d’autres casques plus simples et beaucoup plus plaisants, à l’image des X.R2 et Switx SX.10 que nous avons testés. Comme quoi, le tarif seul n’est pas un critère (le SX.10 est très bon marché) et le côté sportif assumé du X.R2 ne l’empêche pas d’être agréable et relativement silencieux.

Dommage et, comme on dit, « au suivant » ! Votre avis nous intéresse toutefois. Si vous possédez ce casque, venez en discuter avec nous, nous serons ravis d’avoir votre ressenti et votre retour d’expérience sur ce dernier.

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Look particulièrement réussi – La solidité de la coque douteuse…
+ L’équipement au top – Les entrées d’air par le bas
+ Le poids contenu et homogène – Les bruits d’air notés
– La finition pas top (prise d’air supérieure, tirette de l’écran solaire…)

 

FICHE TECHNIQUE

Casque en fibres de carbone, trois tailles de calottes (XXS-S, M-L et XL-XXXL), intérieur en tissu Coolmax, démontable, lavable, anti-odeurs, anti-bactérien et anti-transpiration, mousses additionnelles Ergo Padding System, écran à démontage rapide X-SWIF et verrouillage Block’N’Seal, écran solaire interne rétractable, écran Pinlock® MaxVision anti-buée, bavette anti-remous, déflecteur nasal, jugulaire micrométrique, système de sécurité Emergency Strap.
Du XXS au XXXL en 4 décorations (Carbon Zero, Hunter, Galaxy et Raptor) et 19 coloris.
Poids : annoncé 1 350 g (M), 1 375 g vérifiés en M.

TARIF

Casque : 399,95 €
Écran : n.c.

NOTES

Finition : 6/10
Équipement : 9/10
Enfilage : 9/10
Port de lunettes : 10/10
Manipulation ventilations : 4/10
Manipulation écran : 4/10
Confort acoustique : 5/10
Champ visuel : 6/10
Étanchéité : 8/10
Rapport qualité/prix : 5/10

NOTE GLOBALE

6,6/10

Photo : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiLa ventilation supérieure est suffisamment efficace, tant que son bouton n'a pas lâché... Notre modèle d'essai aura tenu le temps de.. deux manipulations !Notez le superbe aspect du carbone, réellement valorisant pour ce type de casque. Parfaitement tressé et verni, on sent que Nexx domine son sujet. Photo : Simon PalatchiLa ventilation frontale est bien plus solide que la ventilation supérieure. Plus efficiente aussi... Photo : Simon PalatchiLe système de verrouillage d'écran, au centre de la ventilation, est horripilant. Deux mains requises la plupart du temps, une pour appuyer et une pour soulever ! Photo : Simon PalatchiLe déflecteur nasal est bien dimensionné. Photo : Simon PalatchiLa bavette n'empêche pas des remontées d'air. Dommage... Photo : Simon PalatchiLe système Emergency Strap permet de décoller les mousses rapidement, pour pouvoir ensuite retirer le casque avec plus de latitude afin d'éviter une éventuelle aggravation des lésions cervicales. Bien vu pour les secours ! Photo : Simon PalatchiLe système Emergency Strap permet de décoller les mousses rapidement, pour pouvoir ensuite retirer le casque avec plus de latitude afin d'éviter une éventuelle aggravation des lésions cervicales. Bien vu pour les secours ! Photo : Simon PalatchiLa version Raptor est l'une des quatre du X.T1 dotée de la coque en carbone. Cinq coloris disponibles, du plus sobre, comme ici, au plus flashy. Photo : Simon PalatchiPhoto : Simon PalatchiLes platines bénéficient d'un système de démontage rapide. Pratique. Photo : Simon PalatchiLes platines bénéficient d'un système de démontage rapide. Pratique. Photo : Simon PalatchiLe levier de l'écran solaire est bien situé, mais génère des bruits. Photo : Simon PalatchiNexx propose un pré-équipement pour un système de communication. Photo : Simon PalatchiLa coque a flanché après une petite chute depuis un meuble (1 m de haut), sur du parquet. Flippant ! Photo : Simon Palatchi

Par Benoît Lafontaine, photos Simon Palatchi

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Essai casque Kabuto RT33 /essai-casque-kabuto-rt33/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-casque-kabuto-rt33 /essai-casque-kabuto-rt33/#comments Wed, 12 Aug 2015 15:06:57 +0000 /?p=33157 Lire la suite →]]> Essai casque Kabuto RT33

Heaume japonais pour Ronin sportif !

Totale découverte puisque nouveauté d’une marque qui débarque en France, le RT33 de Kabuto se veut sportif et fourmille de bonnes idées. Suffisant pour être excellent ? Voyons cela…

Kabuto. Ce nom évoque naturellement la culture nippone et… l’univers manga. Pourtant, le kabuto n’est autre que le heaume traditionnel d’un samouraï. C’est aussi une le nom d’une très sérieuse marque japonaise de casques moto, née en 1982. Bien moins connue sur notre territoire que Shoei ou Araï, nous découvrons aujourd’hui Kabuto au travers de son nouvel intégral haut de gamme : le RT33. Très inspiré, ce dernier reprend les standards des hauts de gamme du genre, mais semble encore hésiter entre sport et tourisme. Nous l’aidons à trancher.

Vous lui trouvez un air de famille avec les Shoei ? Normal, le Kabuto est lui aussi un casque japonais !

Vous lui trouvez un air de famille avec les Shoei ? Normal, le Kabuto est lui aussi un casque japonais !

Les a priori ont la vie dure, et c’est avant tout ce contre quoi la marque Kabuto va devoir se battre en France. Pour trouver sa place face aux cadors du secteur, le fabricant de casques japonais dispose cependant de bons arguments et de produits intéressants. Kabuto aura en tout cas trouvé un défenseur en ma personne, depuis que j’ai pu tester intensivement le RT33, l’intégral sportif de la marque. Tout d’abord, saluons le dessin du casque, à la fois sobre et valorisant. Si l’on peut s’interroger sur le vieillissement de la collerette inférieur du casque, exposée aux griffures en tous genres et aux affres des UV et intempéries, l’ensemble est agréable. Esthétiquement, le RT33 pourrait être comparé à un Shoei GT-Air (si l’on excepte l’absence d’écran solaire), notamment au vu la forme et la répartition de ses aérations.

L’une est placée sur la mentonnière, et se révèle encore moins efficace que celle du Shoei (ce qui est peu dire), tandis que l’autre se place de manière centrale, sur le haut du casque. Quant à l’extracteur arrière, il n’est pas intégré à la coque, contrairement à celui du GT-Air. Une constante cependant : la qualité de leur panneau d’ouverture/fermeture (1 position seulement) et la facilité de manipulation, y compris avec un doigt. Un modèle du genre.

Les ventilations sont d'une manipulation évidente, mais les flux d'air sont trop importants.

Les ventilations sont d’une manipulation évidente, mais les flux d’air sont trop importants.

Le Kabuto RT33 est donc un casque de belle facture disposant d’une superbe allure dans le coloris blanc de notre essai. Surtout avec l’écran plat – type racing – teinté noir ou incolore, lequel est doté d’origine de plots pouvant accueillir des tear-off, ces films de protection d’écran utilisés par les pilotes pour conserver une vision optimale. A l’intérieur du casque, les mêmes plots sont pourvus d’un picot permettant d’accrocher l’écran anti-buée Pinlock Max Vision de grande taille, également fourni. Cette référence du genre consolide encore l’équipement du casque. L’écran se démonte facilement et se remet encore plus aisément, même si la manipulation surprend au départ : on appuie, on pousse, dévoilant une platine ultra simple et ne s’étant pas déréglé lors de notre test de 3 mois d’utilisation intensive. L’écran propose 3 crans d’ouverture, mais pas de position « filet d’air » native.

Il verrouille facilement, au moyen du « plot » facile à attraper et à verrouiller/déverrouiller. Ce dernier est vissé. Notons pour finir une bavette anti remous (sous la mentonnière) amovible et surtout confortable, mais assez peu efficace au final. A ce titre, notons quelques flux internes évoluant en fonction de la vitesse et pas toujours agréables pour les porteurs de lentilles. Un point perfectible. Par contre, j’ai apprécié le système de verrouillage de jugulaire de type double D, la meilleure à mon sens en terme de sécurité et d’ajustement (ne se desserre pas).

Avec 1430 grammes sur la balance tout équipé (en taille M), le Kabuto RT33 bénéficie d’une calotte externe en fibres double densité dénommée A.C.T pour Advanced Composite Technology, soit Technologie Composite Avancée pour les non anglophones. Cette calotte est disponible en deux tailles en fonction de votre tour de tête, et elle se révèle peu encombrante quoi qu’il en soit. Mieux encore, le poids est bien réparti sur l’ensemble du casque, offrant le ressenti d’un casque plus léger. Un excellent point et ce n’est pas tout : nous allons le voir en essai dynamique, la calotte bénéficie d’une aérodynamique performante. L’intérieur, pour sa part, est très soigné. Confortable, doux sur la peau, résistant au poil dru et traité Coolmax pour une régulation thermique efficace, un séchage rapide et une meilleure gestion de la sueur, il est également très bien ajusté. Confort garanti (si votre morphologie s’y prête, bien entendu) ! Les mousses – à deux densités pour un meilleur maintien – sont également fermes sans excès et bien taillées. Elles épousent même les mâchoires étroites, et ne se tassent pas à la pression. Mieux encore, l’échancrure au niveau des tempes accueille volontiers une paire de lunettes, tandis que l’on peut aisément fixer des écouteurs tant les oreilles sont bien dégagées. Autre fait appréciable : la mentonnière est loin des lèvres, même avec la vitesse. Un très bon point.

Bol d’air

Les platines sont intelligentes dans leur utilisation, et l'équipement (Pinlock, pré-équipement pour tear-off) est complet.

Les platines sont intelligentes dans leur utilisation, et l’équipement (Pinlock, pré-équipement pour tear-off) est complet.

Mais alors, que vaut ce nouveau venu ? Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a eu droit à un baptême du feu… chaleureux. Et pour cause : nous l’avons mis à l’épreuve lors de notre hyper-comparatif d’hyper-sportives sur le circuit de La Ferté Gaucher. Effectué par plus de 35° ambiants, ceci mettait en avant les canaux d’air, bien positionnés et ventilant copieusement le haut du crâne tandis que l’extraction de la chaleur est également performante. Dommage que le visage ne puisse bénéficier d’un flux contrôlé, et que l’aération frontale soit inutile sur route comme sur piste. Pas d’air, du coup ? Au contraire : trop d’air lorsque l’on est sur piste, et trop de chaleur. Le flot est d’autant plus important que la bavette anti-remous jugule effectivement les turbulences, mais pas l’intensité… Voici un casque très aéré, mais pas ventilé de manière totalement contrôlable. Pour le reste, le RT33 flirte avec l’excellence.

L'extracteur arrière permet d'évacuer efficacement la chaleur tandis que le béquet participe à une aérodynamique soignée...

L’extracteur arrière permet d’évacuer efficacement la chaleur tandis que le béquet participe à une aérodynamique soignée…

Véritablement confortable, léger en action, le RT33 justifie son positionnement haut de gamme par une belle homogénéité. De fait, l’intérieur Coolmax éponge la sueur et permet de remettre son casque sans avoir l’impression de rentrer dans un gant, et le séchage évite les mauvaises odeurs.
Ensuite, sa forme le stabilise grandement. Elle évacue les turbulences parasites, y compris au niveau sonore, et s’il est loin d’être silencieux avec un niveau sonore perçu dans la moyenne de la production, ce Kabuto jugule une bonne partie des ondes sonores désagréable. Il les rend constantes et supportables, mais filtre surtout les sifflements, bruits qui peuvent devenir assez éreintants à la longue. Nous vous recommandons quoi qu’il arrive l’usage de bouchons d’oreille adaptés pour les trajets assez longs ou les grandes vitesses, comme pour tout casque à quelques rares exceptions près.

Au chapitre des reproches mineurs, on peut reprocher au nouveau nippon des platines n’offrant pas suffisamment de crans (surtout en bas) et un écran ne se relevant pas suffisamment pour libérer totalement le champ visuel. Enfin, l’écran fumé « bleu », lequel est de bonne qualité optique, filtre efficacement les UV aux dires du constructeur (non vérifié) et limite grandement la fatigue oculaire (vérifié), mais ferait déprimer les plus enthousiastes des motard(e)s : à travers son filtre, on a l’impression qu’il fait tout le temps moche, même en plein soleil. La vie en bleu, quoi.

Ils sont forts, ces Japonais…

Bilan très positif pour le Kabuto RT33 et bonne découverte. Son grand confort intérieur, ses nombreuses qualités aérodynamiques et son acoustique contenue – même si le volume peut paraître parfois élevé – en font un compagnon de route agréable. Pour une utilisation sportive, principalement sur piste, il pourra convenir dès lors que l’on supporte bien l’hyper-ventilation « involontaire » occasionnée par la conception de la mentonnière. Ou alors on optera rapidement pour un modèle de bavette anti-remous adaptable plus long. Quoi qu’il en soit, le RT33 demeure un casque léger et agréable, looké et bien équipé, mais surtout bien né et bien conçu. Si nous le classerions plus volontiers dans les casques GT Sport (la même que le GT-Air de Shoei), que chez les casques purement sportifs comme le fait Kabuto, l’originalité des choix techniques opérés lui offre la possibilité de marquer des points face à une concurrence bien installée. Reste un prix de vente justifié par les mêmes choix, mais un peu élevé pour lui permettre de se faire une place face aux concurrents. Faute d’image en France, faute de retour suffisant sur les expériences de la clientèle française, et faute d’une distribution encore trop confidentielle pour l’heure !

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le confort élevé (même avec lunettes) – L’hyper ventilation (chaud/froid)
+ Les qualités dynamiques et la ligne – La bavette anti remous perfectible
+ Le poids très bien réparti – Le manque d’image de la marque

 

FICHE TECHNIQUE

Casque en fibres composites, deux tailles de calottes, intérieur en tissu Coolmax, démontable, lavable, anti-odeurs, anti-bactérien et anti-transpiration, écran à démontage rapide SAF, écran Pinlock® MaxVision anti-buée, bavette anti-remous, déflecteur nasal, jugulaire double D.
Du XS (54-55) au XL (61-62) en 3 décorations et 4 coloris.
Poids : annoncé 1 440 g (M), 1 430 g vérifiés en M.

TARIF

Casque : 399 €
Écran : n.c.

NOTES

Finition : 8/10
Équipement : 10/10
Enfilage : 9/10
Port de lunettes : 10/10
Manipulation ventilations : 10/10
Manipulation écran : 9/10
Confort acoustique : 7/10
Champ visuel : 8/10
Étanchéité : 9/10
Rapport qualité/prix : 8/10

NOTE GLOBALE

8,8/10

Par Benoît Lafontaine, photos Simon Palatchi

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Essai casque GPA Bellagio /essai-casque-gpa-bellagio/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-casque-gpa-bellagio /essai-casque-gpa-bellagio/#respond Wed, 04 Mar 2015 10:23:29 +0000 /?p=24794 Lire la suite →]]> Essai casque GPA Bellagio

Un jet en hiver

Malgré des conditions peu favorables, nous avons profité de l’hiver pour tester le GPA Bellagio, un casque jet original qui se démarque par son système d’écran breveté. Un essai glacial, mais convaincant…

Le mécanisme d'écran est original est permet au Bellagio de s'affranchir de toute aspérité externe. Un on point pour éviter les sifflements aérodynamiques !

Le mécanisme d’écran est original est permet au Bellagio de s’affranchir de toute aspérité externe. Un on point pour éviter les sifflements aérodynamiques !

Essayer un casque jet en hiver… Vous parlez d’une mission ! Il pleut, il caille et on chope une bronchite le temps de dire ouf. Bon, sur des customs baggers assez protecteurs et pour aller chercher le soleil sur la côte, il faut reconnaître que c’était pas mal, surtout pour une fin novembre. Mais après, ça s’est corsé ! L’essai au quotidien sur un roadster dénué de protection quand ça commence à cailler sec (ou alors bien mouillé), c’est pas la joie… Et pourtant, le Bellagio s’en sort bien. Hyper fluide, ce jet GPA est quasiment dénué d’aspérités, exception faite des emblèmes et des diverses fixations du système d’écran, masquées soit par des rivets métalliques (bôôôô…) soit par des pions en plastique noir (moins beau). Ce look lisse comme un galet est inédit pour un jet avec écran, grâce à un système breveté par GPA. Le Bellagio a bien un mécanisme, mais interne.

Rien ne dépasse et le fabricant français parle d’absence « de sifflement, de bruit parasite ou de prise au vent ». On vérifiera ça en dynamique, mais il faut reconnaître que ça a de l’allure ! Revers de la médaille, le Bellagio ne propose aucune aération ou prise d’air, pour conserver cette fluidité aérodynamique et le démontage de l’écran impose de passer par la case outillage. En revanche, cette absence d’accessoires rapportés profite au poids. Très léger pour un casque en polycarbonate (avec 1 046 g sur la balance, le Bellagio est plus light que le Carbon Air de la marque, à coque en fibre !), ce casque ne pèse pas grand-chose en main et guère plus sur la tête. L’enfilage se fait aisément, même lunettes en place. Les porteurs de lunettes à branches épaisses pourront peut-être se plaindre d’un appui sur les branches, mais cela ne s’est manifesté que pour des branches très spécifiques. Le reste du temps RAS. En revanche, les mousses des joues, assez épaisses, remontent assez haut et compriment légèrement le bas des oreilles.

Je rêve de Côme et de Guzzi…

L'intérieur doux est entièrement démontable, mais les mousses de joues appuient un peu sur les oreilles.

L’intérieur doux est entièrement démontable, mais les mousses de joues appuient un peu sur les oreilles.

En dynamique, le Bellagio montre du bon, et du moins bon. Le bon, c’est un réel confort acoustique lié à l’écoulement de l’air. Comme annoncé, les sifflements sont minimes et la fluidité du casque fait que la tête n’est pas ballottée par les turbulences, même sur un roadster. L’écran est assez long et protège les yeux de tout courant d’air intempestif. De bonne qualité optique et légèrement teinté, il permet de supporter un bref éblouissement, ce qui peut arriver facilement en hiver avec un soleil à la course plus basse. En revanche, notre modèle d’essai a pris l’eau. Pas lors d’une petite averse, ni en roulant à vitesse soutenue lorsque l’écran est bien plaqué contre son joint. Mais une bonne drache en ville, avec de nombreux arrêts, a révélé un défaut d’étanchéité près du pion de centrage de l’écran (voir photos).

Rien de catastrophique mais pas top, notamment pour un casque demi-jet dont la vocation est à priori plus urbaine que sur les longs trajets… Cela est toutefois peut-être dû à l’écran de notre modèle de test, légèrement ondulé à cet endroit. Si l’aérodynamique est bonne, le confort acoustique est lui plutôt moyen. On est loin de l’insonorisation royale des modèles en carbone du fabricant. Le confort global est satisfaisant, même si les oreilles souffrent un peu à la longue du fait des mousses de joues citées plus haut. En revanche, bon point pour la garniture de la jugulaire, qui épargne les frottements sur le cou. En parlant de jugulaire justement, celle-ci mérite pour nous un carton jaune, à défaut d’être rouge. La boucle micrométrique employée ne comporte que quatre crans et s’avère être très courte. Si ce choix peut se justifier pour éviter qu’une trop grosse partie de cette boucle ne dépasse, on peut quand même flipper un peu à la vue de cette sangle archi-courte ! Mais, à priori, cela ne se résume qu’à un sentiment infondé car cette boucle ne bouge pas d’un millimètre… Enfin, l’intérieur, au velours agréable au toucher, est entièrement démontable et lavable.

Assez confortable, stylé grâce à son écran « flottant » et doté d’une aérodynamique soignée, le Bellagio possède de nombreux atouts sans égaler toutefois la prestance des versions carbone, tant sur l’insonorisation que sur le confort. Mais il faut reconnaître que le petit dernier de chez GPA ne joue pas vraiment dans la même cour que ses aînés, avec un tarif de 179 € ! Et, à ce tarif, le Bellagio n’est pas si mal placé pour qui cherche un jet original… Ça donne envie d’aller cruiser au bord du lac de Côme !

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le look, lisse comme un galet – L’insonorisation pas optimale
+ Le mécanisme d’écran original et intelligent – L’étanchéité de notre modèle d’essai
+ L’écran, long et suffisamment protecteur pour les yeux – Quelques détails de finition faisant « bas de gamme »
+ Le tarif plus que raisonnable

 

FICHE TECHNIQUE

Casque demi-jet en polycarbonate, fixation d’écran à mécanisme interne brevetée, intérieur velours démontable et lavable, fermeture par boucle micrométrique, joint de bord moulé.
Du XS au XL en quatre coloris : blanc brillant, gris métallisé, noir brillant et noir mat.
Poids : 1 000 g annoncés, 1 046 g vérifiés en M (57/58).

TARIF

Casque : 179 €
Écran : 36 €

NOTES

Finition : 7/10
Équipement : 6/10
Enfilage : 10/10
Port de lunettes : 9/10
Manipulation ventilations : sans
Manipulation écran : 8/10
Confort acoustique : 7/10
Champ visuel : 9/10
Étanchéité : 6/10
Rapport qualité/prix : 9/10

NOTE GLOBALE

7,9/10

Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontaineÉcran fermé, rien ne dépasse. Pas de platine, pas de rebord, pas d'interstice... Fluide, lisse et aérodynamique ! Photo : Benoît LafontaineLe mécanisme d'interne est bien conçu, mais impose l'emploi d'outils pour démonter l'écran. Photo : Benoît LafontaineLa jugulaire est bien positionnée et dispose d'un confortable petit coussin pour les cous sensibles. Photo : Benoît LafontaineLa peinture de notre exemplaire d'essai est superbe, profonde et métallisée. Un coloris mat est quand même plus triste non ? Photo : Benoît LafontaineLe pion de centrage de l'écran est le seul endroit où de l'eau a fini par s'infiltrer, entre l'écran et le joint, et en ville uniquement. Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontaineUn peu courte cette boucle micrométrique ! Mais à priori fiable donc bon... Photo : Benoît LafontaineL'intérieur en velours est douillet. Photo : Benoît LafontainePhoto : Benoît LafontaineLes mousses de joues un peu volumineuses tassent les oreilles. Sur un long trajet, cela peut vite devenir inconfortable. Photo : Benoît LafontaineL'intérieur est entièrement démontable et lavable. Photo : Benoît LafontaineLa finition est par endroits un peu légère, comme sur ce point où la garniture n'est pas maintenue. Dommage ! Photo : Benoît LafontaineGPA a l'habitude de soigner les finitions, et cela est confirmé avec ce Bellagio. Matez ce petit rivet en métal ! Dommage que les pions de masquage des fixations d'écran soient noires et non de la couleur du casque... Photo : Benoît Lafontaine

Par Simon Palatchi, photos Benoît Lafontaine

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Essai casque HJC R-Pha ST /essai-casque-hjc-r-pha-st/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-casque-hjc-r-pha-st /essai-casque-hjc-r-pha-st/#comments Fri, 19 Sep 2014 14:20:42 +0000 /?p=17516 Lire la suite →]]> Essai casque HJC R-Pha ST

ST est-tu là ?

Ce R-Pha ST est la proposition de HJC pour un casque polyvalent. Entre sport et tourisme, son cœur balance… Pour un subtil équilibre ?

L'écran avec lentille Pinlock reprend le verrouillage propre à HJC. Les ventilations se manipulent facilement.

L’écran avec lentille Pinlock reprend le verrouillage propre à HJC. Les ventilations se manipulent facilement.

La marque coréenne HJC est devenue en peu de temps l’un des piliers de la vente mondiale de casques, notamment grâce à des partenariats avec des pilotes de pointe (Ben Spies, Jorge Lorenzo…). Pourtant, la marque peut se vanter de 43 années d’expérience. Alors, ce R-Pha ST n’est pas issu de nulle part… Comme son nom l’indique, c’est un casque sport-touring (ST) issu de la gamme de casques à calotte en fibres (R-Pha). Cette gamme comprend également le modulable R-Pha Max Evo, le jet à écran long R-Pha Jet et le casque de cross R-Pha X, mais surtout l’intégral R-Pha 10 Plus, véritable vitrine de la marque tant sur le plan technologique qu’en compétition. Et, à cet égard, le R-Pha ST est un petit frère plutôt turbulent. Clairement plus orienté route que piste, il ressemble pourtant fortement à son aîné. Même lignes générales, même système de verrouillage d’écran, boucle double D et conception sportive identique…

Toutefois, dès la prise en main des différences sautent aux yeux. Premièrement, les ventilations ont des mécanismes plus gros et semblent plus étanches et plus faciles à manipuler avec de gros gants. Deuxièmement, le R-Pha ST est un poil plus lourd que la version racing. Annoncé à 1 400 grammes pour notre modèle d’essai en taille M (1 459 grammes vérifiés sur la balance !), c’est 150 grammes plus lourd que le 10 Plus. Un poids assez élevé malgré une calotte en fibre de verre, qui s’explique par la présence d’un équipement conséquent : écran solaire, Pinlock MaxVision, bavette anti-remous et système de verrouillage de l’écran. La finition de ce R-Pha ST apparaît en tous points remarquables. Fini mat parfait sur notre décoration Knuckle, intérieur aux mousses douces et denses, mécanismes de ventilation d’apparence solide et écran limpide sont autant de points forts.

Knucklehead

L'intérieur est d'un grand confort. La bavette anti-remous, trop rigide,l'est beaucoup moins...

L’intérieur est d’un grand confort. La bavette anti-remous, trop rigide,l’est beaucoup moins…

A l’enfilage, le tableau se gâte… Cette satanée bavette est si rigide qu’elle gêne pour enfiler le casque ! Pire, elle est si mal fichue qu’elle coince encore plus en sortie en se retirant à moitié ! Impossible de ne pas s’arracher le nez au passage (et pourtant l’appendice nasal de votre serviteur est loin d’être immense). Rageant… De plus, lors de notre essai estival, elle était tout sauf indispensable. Nous l’avons donc retirée et verrons cet hiver si la lacune est flagrante… Un point faible d’autant plus navrant que le confort une fois le casque enfilé est tout simplement optimal ! On s’y sent bien ! En dynamique, le R-Pha ST fait preuve d’une belle stabilité. On pourra lui reprocher un volume sonore un poil élevé (peut-être dû aux deux ouvertures grillagées situées derrière la calotte) et une tendance à générer quelques sifflements derrière certains saute-vent, mais dans l’ensemble le R-Pha ST se défend bien.

A l’abri derrière la vaste bulle d’une moto routière, ces désagréments disparaissent. L’écran est insensible à la buée (merci Pinlock) et est parfaitement étanche grâce au système de verrouillage qui plaque l’écran sur le joint. Ce système frontal très pratique permet également d’entrouvrir l’écran, sa position naturelle étant écartée de 5 mm. Le système de démontage rapide baptisé Rapidfire, initié par le R-Pha 10 Plus, est enfantin. L’écran solaire est efficace et facilement manipulable, mais est assez faiblement teinté. Du côté des ventilations, le constat est identique. Facilement manœuvrables, même les doigts engoncés dans de gros gants hiver, elles sont parfaitement étanches. Si le débit d’air de celle situé sur le menton est conséquent, celle située sur le dessus est un peu moins performante mais permet toutefois de rafraîchir l’atmosphère… Affiché à un tarif raisonnable (un peu élevé mais au niveau de ce que propose la concurrence), le R-Pha ST est un bon compromis entre sport et confort. Ni racing, ni GT, il offre le meilleur des deux mondes dans un confort optimal. Reste ce fichu déflecteur… J’en fais quoi patron ?

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ La grande douceur des garnitures – Le confort acoustique moyen
+ La finition, impeccable – Le déflecteur de menton franchement gênant
+ L’équipement au meilleur niveau – Le tarif des versions unies, élevé

 

FICHE TECHNIQUE

Casque en fibre de verre, trois tailles de calottes, intérieur en tissu SilvercoolPlus en Gingko démontable, lavable, anti-odeurs, anti-bactérien et ant-transpiration, écran à démontage rapide Rapidfire, écran solaire interne, lentille Pinlock® MaxVision anti-buée, bavette anti-remous, déflecteur nasal, système de verrouillage automatique de l’écran, jugulaire double D.
Du XS (54-55) au XXL (62-63) en 6 décorations et 14 coloris.
Poids : annoncé 1 400 g (M), 1 496 g vérifiés en M.

TARIF

Casque : à partir de 369,90 € (399,90 € pour la version Knuckle essayée)
Écran : 49 € pour les écran clair ou fumé, 59 € pour la version iridium

NOTES

Finition : 9/10
Équipement : 10/10
Enfilage : 5/10
Port de lunettes : 10/10
Manipulation ventilations : 10/10
Manipulation écran : 9/10
Confort acoustique : 6/10
Champ visuel : 9/10
Étanchéité : 10/10
Rapport qualité/prix : 8/10

NOTE GLOBALE

8,6/10

Photo : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLLe verrouillage d'écran est très facile à manipuler et empêche toute infiltration d'eau en plaquant fermement l'écran contre le joint. Photo : BLLa prise d'air du menton offre une prise en main aisée, même avec de gros gants. Photo : BLEn position ouverte, on sent nettement l'air s'infiltrer dans le casque. Photo : BLPhoto : BLLe bouton de l'écran solaire est situé sur le côté gauche. Il se manipule facilement. Photo : BLCes aérations sont peut-être les responsables d'un volume sonore assez élevé... Photo : BLA moins que ce ne soient ces déflecteurs, pratiques pour la tenue de cap mais générant des remous ? Photo : BLPhoto : BLLa prise d'air supérieure est elle aussi très simple à manipuler. Photo : BLElle offre trois positions. Fermée... Photo : BL... un peu ouverte... Photo : BL... et ouverte en grand. La différence n'est pas notable entre les deux crans d'ouverture. Photo : BLLa jugulaire utilise un système double D, moins pratique pour les néophytes mais toujours ajusté au millimètre. Photo : BLLa finition est d'un très haut niveau. Photo : BLL'écran solaire descend bien bas mais n'est pas très teinté. Ne vous fiez pas à cette photo, il ne vient pas au contact du nez (là le casque était manifestement mal installé !). Photo : BLL'intérieur offre une grande douceur et un grand confort, avec des mousses bien denses. Photo : BLPhoto : BLPhoto : BLPhoto : BLLe système de démontage de l'écran, baptisé Rapidfire, est enfantin. Une fois l'écran au point le plus haut, on pousse la languette vers l'arrière et l'écran sort... Photo : BLLe système de démontage de l'écran, baptisé Rapidfire, est enfantin. Une fois l'écran au point le plus haut, on pousse la languette vers l'arrière et l'écran sort... Photo : BLLe système de démontage de l'écran, baptisé Rapidfire, est enfantin. Une fois l'écran au point le plus haut, on pousse la languette vers l'arrière et l'écran sort... Photo : BLPhoto : BLLe Pinlock MaxVision utilisé par HJC se règle au moyen d'excentriques et d'un petit tournevis cruciforme de précision. Photo : BLOn se répète peut-être, mais les lentilles Pinlock sont bluffantes d'efficacité. Difficile de s'en passer une fois que l'on y a goûté ! Photo : BL

Par Simon Palatchi, photos BL.

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Essai casque Nexx Switx SX.10 /essai-casque-nexx-switx-sx-10/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-casque-nexx-switx-sx-10 /essai-casque-nexx-switx-sx-10/#respond Fri, 01 Aug 2014 11:22:49 +0000 /?p=17092 « Moi, mettre ma tête là-dedans ? » Sots que nous sommes... Le Switx SX.10 nous a agréablement surpris, et pas qu'un peu ! Lire la suite →]]> Essai casque Nexx Switx SX.10

Multi(é)colore !

Un casque de marque au tarif d’un casque de supermarché, ça fait un peu peur. « Moi, mettre ma tête là-dedans ? » Sots que nous sommes… Le Switx SX.10 nous a agréablement surpris, et pas qu’un peu !

La coque amovible bascule facilement pour dévoiler les aérations. Futé !

La coque amovible bascule facilement pour dévoiler les aérations. Futé !

Le Nexx Switx (ça se prononce Switch, du verbe anglais to switch qui signifie basculer, les Lusitaniens prononçant le x « ch »…) SX.10, c’est avant tout un casque de concepteur. Ce jet a d’ailleurs été récemment primé par l’obtention d’un Red Dot Award pour son design, rien que ça ! Il faut dire que le Switx multiplie les innovations… Un casque jet, qu’il soit demi-jet comme ici ou jet tout court, c’est rond si on veut être tendance. Pas de prises d’air qui dépassent, pas d’excroissances guerrières… On laisse cet apanage aux casques de compétition que tous les amateurs de roadsters et sportives s’arrachent. Non ici c’est la pureté qui prime. Problème… Pas facile d’intégrer une ventilation dans ce cas. Nexx a résolu le problème et en profite pour proposer un système capable d’être personnalisé à mort.

Car l’autre tendance du moment, surtout du côté des utilisateurs urbains (mais pas que, c’est la personnalisation). Et sur ce point, le Switx fait très fort ! La calotte est en fait une coque externe qui se retire en deux temps trois mouvements. Avec 21 coloris pour la coque et les petits boutons de verrouillage de l’écran, 4 coloris pour les platines et la calotte (rouge, noir, blanc et marron), cela fait tout de même 7 056 combinaisons possibles ! Un choix juste énorme… Et cette coque amovible sert aussi pour les ventilations, puisqu’elle bascule d’avant en arrière (d’où le nom) pour dévoiler ou masquer les deux entrées d’air et les trois sorties d’air du système de ventilation. Futé ! Et les surprises ne s’arrêtent pas là ! Le Switx propose aussi un écran solaire interne hyper bien conçu qui passe devant les entrées d’air mais ne les occulte pas. Les mousses internes latérales peuvent même accueillir un système de communication propre au modèle et il y a même une garniture molletonnée sur la jugulaire, pour préserver les gorges sensibles. Bref, une dotation que l’on est plus habitués à voir sur des casque d’un créneau supérieur… Nexx propose en outre deux petits éléments noirs qui permettent de se passer de l’écran long et transformer ce demi-jet en jet pur, avec juste l’écran solaire. Côté confort, le Switx s’enfile comme un bonnet et permet de porter des lunettes sans souci. Les mousses ne sont pas du meilleur confort, notamment au toucher, mais cela reste dans la moyenne haute.

Pas cher mon fils !

Sans outils, on démonte facilement toute les pièces du Switx.10 et on peut ensuite opter pour la couleur désirée (21 au choix !).

Sans outils, on démonte facilement toute les pièces du Switx.10 et on peut ensuite opter pour la couleur désirée (21 au choix !).

Et en roulant ? Les surprises continuent… Plutôt « light », ce demi-jet Nexx laisse planer quelques doutes quant à une utilisation extra-urbaine. En ville, le SX.10 se montre agréable à porter, bien que les ventilations soient assez peu efficaces au rythme légal. L’air passe trop peu. En revanche, on se familiarise assez vite au fait de manipuler toute la coque en plaquant la main dessus, ce qui, en un seul mouvement, permet d’ouvrir ou de fermer toutes les aérations. L’écran solaire est lui aussi facilement manipulable (avec un cran de blocage ouvert et un cran de blocage fermé), et est suffisamment teinté pour être efficace. La surprise avec ce casque viendra sur route et, encore plus surprenant, sur autoroute. Car ce Switch s’y montre plutôt à l’aise pour un demi-jet. Certes, il est alors bruyant, mais pas de façon exagérée.

Nous avons croisé certains intégraux de gamme supérieure qui faisaient pire. A ces allures, la ventilation devient réellement effective, mais génère des bruits d’air. On finit par fermer les écoutilles pour baisser le niveau sonore. Mais là où le SX.10 devient carrément bluffant, c’est au niveau tenue aérodynamique. 90 km/h ? Pas d’air au niveau des yeux, pas de turbulences, pas de mouvements aérodynamiques, rien. 110 km/h ? Nada. 130 km/h ? Toujours rien. 150 km/h ? Ah on roule déjà à 150 ? Nous avons poussé le test jusqu’à 180 km/h sur des motos dénuées de protection pour arriver au même résultat : le Switch est impérial à ce niveau ! Sidérant… De plus, le SX.10 est parfaitement étanche, sans joints. Nous avons pu tester son efficacité sous des pluies diluviennes, et les seules gouttes à signaler viennent du bas de l’écran. Rien depuis le haut de l’écran grâce à une gouttière très efficace (n’oubliez pas de fermer les écoutilles !), ni depuis les prises d’air… En revanche, comme tout bon demi-jet, il ne protège pas grand-chose en cas de chute, menton et nuque étant très exposés. Mais ce Nexx ne déçoit pas et remporte tous les suffrages. Équipement au top, raffinement technique, confort acceptable, production en Europe (au Portugal)… Forcément on se dit que ça va coûter un œil. Et là le Switx sort son argument massue : moins de 90 € en tarif d’appel. Blam ! Le même prix qu’un casque de supermarché à la provenance, la finition et la sécurité douteuses… Pour arriver là, Nexx a optimisé la fabrication : pas de peinture, tout est teinté dans la masse avec un plastique qui semble toutefois assez sensible aux rayures, et les garnitures internes ne sont pas amovibles. Mais bon, pourquoi payer plus cher ?

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le concept génial ! – Le bruit un peu élevé mais bon…
+ Le tarif défiant toute concurrence – Euh… on cherche encore !
+ L’aérodynamique
+ La personnalisation !
+ Les aspects pratiques, les ventilations, l’étanchéité…

 

FICHE TECHNIQUE

Casque demi-jet en polycarbonate, système de ventilations breveté Cooling Cover Tech, intérieur anti-transpiration et hypoallergénique, fermeture par boucle micrométrique, écran en Lexan, écran solaire interne teinté à 80 %, prédisposition pour le système de communication Nexx SX.Com.
Du XS au XXL en dix combinaisons de base, 7 056 combinaisons de couleurs possibles !
Poids : 1 200 g annoncés, 1 156 g vérifiés en M (58).

TARIF

Casque : 89,95 €
Coque : 25 € (accessoire)
Boutons écran : 12 € la paire (accessoire)
Platines écran : 12 € la paire (accessoire)
Écran : n.c.

NOTES

Finition : 8/10
Équipement : 10/10
Enfilage : 10/10
Port de lunettes : 10/10
Manipulation ventilations : 10/10
Manipulation écran : 10/10
Confort acoustique : 7/10
Champ visuel : 9/10
Étanchéité : 10/10
Rapport qualité/prix : 10/10

NOTE GLOBALE

9,4/10

Photo : Arwa BarkallahPhoto : Arwa BarkallahPhoto : Arwa BarkallahPhoto : Arwa BarkallahPhoto : Arwa BarkallahAu nom du Père... Ah c'est bon j'ai l'écran solaire ! Photo : Arwa BarkallahPhoto : Arwa BarkallahPhoto : Arwa BarkallahPhoto : Arwa BarkallahPhoto : Arwa BarkallahPhoto : Arwa BarkallahCoque fermée, pas d'aérations, pas d'air, pas d'eau ! Photo : Arwa BarkallahCoque ouverte, les aérations sont révélées. Photo : Arwa BarkallahPhoto : Arwa BarkallahSwitx ? Y'a plus qu'à basculer la coque pour dévoiler les aérations ! Photo : Arwa BarkallahLe Switx respire grâce à deux entrées et trois sorties d'air. Photo : Arwa BarkallahLes entrées d'air passent au travers de l'écran ! Photo : Arwa BarkallahNotez la découpe de l'écran solaire, qui permet de ne pas occulter les prises d'air tout en passant devant. Photo : Arwa BarkallahUne fois la coque baissée, les prises d'air sont occultées. Photo : Arwa BarkallahCette petite gouttière dispense le Switx d'un joint et assure une étanchéité parfaite. Malin et économique ! Photo : Arwa BarkallahPhoto : Arwa BarkallahCe petit ergot permet de manipuler l'écran solaire quand le mécanisme supérieur est occulté par l'écran, par exemple... Photo : Arwa BarkallahDélicate attention, la jugulaire possède une garniture amovible. Photo : Arwa BarkallahA ce tarif défiant toute concurrence, on se contente d'une boucle micrométrique. Photo : Arwa BarkallahLes garniture intérieures ne se retirent pas et auraient pu être plus confortables. Le budget, encore... Photo : Arwa BarkallahLe Switx est prédisposé pour recevoir le système d'intercom dédié Nexx SX.Com. Photo : Arwa BarkallahLe démontage de l'écran se fait sans le moindre outil. Photo : Arwa BarkallahLe démontage de l'écran se fait sans le moindre outil. Photo : Arwa BarkallahLe démontage de l'écran se fait sans le moindre outil. Photo : Arwa BarkallahLe démontage de l'écran se fait sans le moindre outil. Photo : Arwa BarkallahLe bouton est disponible en 21 coloris... Cela laisse le choix ! Photo : Arwa BarkallahL'écran se retire tout aussi facilement (en position haute uniquement). Photo : Arwa BarkallahL'écran se retire tout aussi facilement (en position haute uniquement). Photo : Arwa BarkallahNexx fournit deux petits disques noirs pour rouler sans écran, en mode jet. Photo : Arwa BarkallahNexx fournit deux petits disques noirs pour rouler sans écran, en mode jet. Photo : Arwa BarkallahNexx fournit deux petits disques noirs pour rouler sans écran, en mode jet. Photo : Arwa BarkallahIl n'y a plus qu'à replacer les boutons de fixation de l'écran, et le tour est joué ! Photo : Arwa BarkallahIl n'y a plus qu'à replacer les boutons de fixation de l'écran, et le tour est joué ! Photo : Arwa BarkallahIl n'y a plus qu'à replacer les boutons de fixation de l'écran, et le tour est joué ! Photo : Arwa BarkallahIl n'y a plus qu'à replacer les boutons de fixation de l'écran, et le tour est joué ! Photo : Arwa BarkallahEn jet, l'écran solaire est conservé, et le Switx possède toujours un sacré style ! Photo : Arwa BarkallahEn jet, l'écran solaire est conservé, et le Switx possède toujours un sacré style ! Photo : Arwa BarkallahLes platines se démontent tout aussi facilement que les boutons, en les tournant ! Photo : Arwa BarkallahLivrées assorties à la calotte (noir ici), les platines sont disponibles en 4 coloris. Photo : Arwa BarkallahUne fois les platines retirées, la coque vient toute seule. Une rayure, envie de changer de couleur ? C'est facile avec ce Nexx ! Photo : Arwa BarkallahUne fois les platines retirées, la coque vient toute seule. Une rayure, envie de changer de couleur ? C'est facile avec ce Nexx ! Photo : Arwa BarkallahJason Voorhees ? Hannibal Lecter ? Un robot du futur ? A vous de voir... Photo : Arwa BarkallahLa calotte à nu. Le Switx n'est pas homologué pour rouler ainsi. Photo : Arwa BarkallahLa calotte à nu. Le Switx n'est pas homologué pour rouler ainsi. Photo : Arwa BarkallahLa calotte à nu. Le Switx n'est pas homologué pour rouler ainsi. Notez le positionnement de l'écran solaire ! Photo : Arwa Barkallah

Par Simon Palatchi, photos Arwa Barkallah

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Essai casque Nexx X.R2 Carbon Pure /essai-casque-nexx-x-r2-carbon-pure/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-casque-nexx-x-r2-carbon-pure /essai-casque-nexx-x-r2-carbon-pure/#comments Fri, 23 May 2014 13:53:04 +0000 /?p=15243 Lire la suite →]]> Essai casque Nexx X.R2 Carbon Pure

X-Air-2 !

Le X.R2 Carbon Pure du fabriquant Portugais Nexx est le haut de gamme racing de la marque. En tant que fer de lance, il comporte de nombreux équipements et qualités, le tout pour un prix serré face à la concurrence.

Le X.R2 est particulièrement élégant dans cette décoration Carbon Pure, et bien fini de surcroît.

Le X.R2 est particulièrement élégant dans cette décoration Carbon Pure, et bien fini de surcroît.

Dès la prise en main, on est bien en présence d’un casque racing, nul doute n’est permis! Très léger, il est conçu intégralement en fibres de carbone, que la déco Carbon Pure laisse largement apparaître avec des alternances de noir brillant et de fibres à nu, séparés par un liseré orange fluo (existant aussi en rouge, blanc et jaune fluo). Tout est pensé pour la compétition chez ce X.R2 : la fermeture s’effectue par le biais d’une boucle double-D, l’écran possède une surface plate et deux inserts pour y placer des tear-off, les mousses internes peuvent s’enlever rapidement en cas d’urgence, les ventilations sont assez larges, il y a un cache nez et une jupe pour limiter les remous et enfin l’écran ne possède qu’un seul cran de fermeture. Toutefois, sous ses allures très marquées de casque fait pour aller terroriser du moucheron sur le tarmac, il renferme de nombreuses et délicates attentions.

Pour commencer, l’intérieur du casque est préparé pour pouvoir y loger un système de communication, avec un espace pour le système, et deux pour les oreillettes. De plus les réfléchissants sont déjà présents et parfaitement intégrés sur le casque : deux pointes sur les cotés, l’étiquette de la taille à l’arrière et deux réfléchissants brodés sur les mousses pour la face avant sont ainsi prévus! De quoi rester discrètement réglementaire sur route. On note aussi que la boucle double-D possède un petit scratch qui permet de maintenir en place les lanières avant de serrer la jugulaire. Enfin, bien que l’écran n’ait que deux positions, fermé ou ouvert en grand, la fermeté du mécanisme permet en fait de le faire tenir à n’importe quel degré d’ouverture. Pour en finir avec les équipements – et comme l’on peut s’y attendre avec un casque de ce niveau – l’intérieur est entièrement démontable et lavable et l’écran est équipé d’un pinlock efficace. Le casque est même fourni avec de petites mousses supplémentaires permettant de l’adapter au mieux à sa tête. Quel luxe !

Gaz en grand

Les ventilations sont diablement efficaces. Même fermées...

Les ventilations sont diablement efficaces. Même fermées…

A l’essai, le casque parait assez volumineux, mais il existe plusieurs tailles de calottes en fonction de la taille choisie. Nous avions pour notre part la version « grosse tête ». Le X.R2 est confortable une fois en place, avec des mousses épaisses au niveau des joues. Cet intégral est très aéré, ce qui est plutôt bien pour refroidir les neurones en ébullition sur piste pour rester concentré au maximum. Bien… Mais pour le moment, il est huit heures du matin, la piste est encombrée de voitures et autres semi-remorques se rendant au travail, les vibreurs font quinze centimètres de haut, les commissaires de piste….ne sont pas de piste, justement, et il fait 6°C. Je referme donc les aérations. Ah ben non, elles étaient fermées… J’ouvre donc pour voir : elles fonctionnent bien, c’est pire ! Racing, on a dit ! La ventilation est très efficace au niveau des tempes et des oreilles, et il n’y a pas trop d’air au niveau des yeux.

Le bruit monte assez vite, mais se stabilise grâce à l’aérodynamisme du casque. Cet aérodynamisme permet par ailleurs au Nexx de ne pas bouger, même à 260km/h. Sur piste, bien sur ! Allez voir l’essai des sportives mid-size… Sa forme assez effilée doit y être pour quelque chose. Il y a mieux en terme de niveau sonore, mais il y aussi pire. D’ailleurs une partie du bruit provient des deux grilles d’aérations situées derrière les oreilles, qui en plus de bien ventiler, offrent deux avantages : sur piste d’abord, pour faire profiter de la stéréo du concerto pour cylindres aux possesseurs de machines ayant des échappements en position haute, et pour entendre à merveille le (la) passager(ère) lorsqu’il (elle) parle plus fort que les dits échappements ! Étonnamment, l’étanchéité du casque lors d’une grosse averse n’est pas prise en défaut malgré ces deux grilles.

Prexxque tout bon

Boucle double D, système de retrait d'urgence, réfléchissants intégrés... Que d'équipements !

Boucle double D, système de retrait d’urgence, réfléchissants intégrés… Que d’équipements !

Au chapitre des reproches, si l’on tient compte de l’orientation racing du casque et de son prix il n’y en a pas à faire. On peut toutefois pinailler sur le vernis qui aurait mérité d’être plus épais. En effet le dessus du casque présentait des disparités d’épaisseur non visibles mais sensibles au toucher. Cela ne semble toutefois pas se retrouver sur tous les modèles. L’autre reproche évoqué précédemment est l’impossibilité d’isoler le casque. Ça ventile bien, ou beaucoup plus encore, mais il risque de faire froid l’hiver ! Mais là encore, si l’on tient compte du fait que ce casque est conçu pour la piste, c’est une qualité et non un défaut. L’écran est aussi difficile à démonter : il ne risque pas de s’en aller seul ! Deux platines au logo de la marque le verrouillent de chaque côté mais, une fois enlevées, lorsque l’on tente de retirer l’écran, il faut forcer sur deux petits ergots.

On a un peu l’impression que l’on va tout casser au démontage. C’est un pli à prendre, d’autant qu’en bon heaume de course, il n’y a pas d’écran solaire interne, il faut donc changer d’écran entre le jour et la nuit si l’on veut une bulle fumée, ou iridium comme lors de notre test. En passant, la qualité de l’écran est très bonne et il est assez haut, offrant un large champ de vision.

Your nexxt helmet ? *

Au tarif proposé, on dispose d’un casque en fibres de carbone très léger, bien fini, entièrement fait en Europe (au Portugal) et pas trop mal équipé, qui va vite faire passer ses petits défauts aux oubliettes. Le Nexx XR.2 Carbon Pure se place donc comme un solide concurrent face à des casques d’un niveau un peu supérieur et de marques plus reconnues, mais à des prix bien plus élevés.

* Votre prochain casque ?

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ La déco, avec le carbone partiellement visible – L’aération quand il fait froid !
+ La légèreté – L’écran rétif au démontage
+ Les équipements et les petites attentions – Le vernis, pas assez homogène
+ L’aération quand il fait chaud

 

FICHE TECHNIQUE

Casque en fibre de carbone disponible en trois tailles de calotte, système d’aérations dynamiques Air Dynamic System, intérieur hypoallergénique entièrement démontable et lavable, Ergo Padding System, bavette de cou anti-remous amovible, déflecteur nasal amovible, boucle double D, écran lexan préparé pour tear-off, Pinlock, réfléchissants intégrés sur la face avant, les côtés et la face arrière, système de retrait d’urgence Emergency Strap.
Du XS au XXXL en Carbon, Carbon Pure (quatre coloris) et Diablo. Existe également en version à calotte tri-composite (fibre de verre, carbone et kevlar).
Poids : 1 350 g annoncés, 1 418 g vérifiés en XL (62)

TARIF

Casque : 399,95 € en version Carbon Pure
Écran : n.c.

NOTES

Finition : 8/10
Équipement : 9/10
Enfilage : 8/10
Port de lunettes : 10/10
Manipulation ventilations : 6/10
Manipulation écran : 7/10
Confort acoustique : 8/10
Champ visuel : 10/10
Étanchéité : 10/10
Rapport qualité/prix : 8/10

NOTE GLOBALE

8.4/10

Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudCe bequet est pour beaucoup dans la stabilité du X.R2. Photo : Emilien BraudNotez la présence d'un second déflecteur au bas du casque. Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudL'étiquette de la taille (et du poids) sert également de réfléchissant. Malin ! Photo : Emilien BraudOriginal le logo Nexx en relief sur l'arrière du casque ! Photo : Emilien BraudL'écran se verrouille grâce à ces platines. Photo : Emilien BraudLes ventilations supérieures se manipulent grâce à de petits ergots. Photo : Emilien BraudLa ventilation est déjà efficace aérations fermées. Ouvertes, c'est la tornade ! Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudDevant, il y a deux réfléchissants de chaque côté du casque, à l'intérieur. Photo : Emilien BraudLe déflecteur nasal amovible est livré en série. Photo : Emilien BraudNotez sur cette vue les réfléchissants latéraux, bien intégrés d'origine. Photo : Emilien BraudLe XR2 est équipé d'un dispositif de retrait d'urgence pour les secours. Photo : Emilien BraudTire sur la chevillette... Photo : Emilien BraudLa ventilation frontale est efficace et relativement aisée de manipulation. Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudComme quasiment tous les casques orientés vers la compétition, le X.R2 se ferme via une boucle double D. Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudL'intérieur est entièrement démontable et lavable et peut accueillir un système Bluetooth. Photo : Emilien BraudIl y a même des réfléchissants sous le casque ! Photo : Emilien Braud

Par Max, photos Emilien Braud

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Essai casque Shark Vantime /essai-casque-shark-vantime/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=essai-casque-shark-vantime /essai-casque-shark-vantime/#respond Wed, 12 Mar 2014 16:34:06 +0000 /?p=12538 Lire la suite →]]> Essai casque Shark Vantime

Robot rock

Actuellement, le fabricant français Shark explore des pistes différentes pour les casques. Après un Raw très surprenant, voici le Vantime, un intégral au look de robot venu d’ailleurs…

Drôle de profil non ? C'est dû à la mentonnière proéminente, non jointive avec l'écran !

Drôle de profil non ? C’est dû à la mentonnière proéminente, non jointive avec l’écran !

Shark exploite à fond la base de son jet bien né, le Nano. Après le Raw, la marque a présenté l’hiver dernier le Vancore et le Vantime que voici, deux intégraux. Des intégraux sur une base de jet ? Eh oui ! Pour réaliser ce casque qui fait partie de la gamme urbaine « Métro Division » de Shark, la marque c’est inspirée des tendances actuelles et notamment du groupe électro casqué Daft Punk. Le résultat de ce brassage d’inspirations confère au Vantime un look particulièrement fluide et épuré, notamment dans ce coloris blanc uni. La calotte très ronde du Nano n’a pas été touchée, conservant, hélas, sa prise d’air supérieure si caractéristique. Du Nano, le Vantime conserve même l’écran long « Long Trip » percé d’une prise d’air dans sa partie basse et deux extracteurs sur les côtés. Le seul ajout est une mentonnière proéminente, fixée sur les platines latérales par six points d’accroche.

De quoi garantir l’homologation intégral, malgré la base de jet. Son look étrange donne envie de la faire basculer autour du casque à l’instar de l’Evoline, mais elle est bel et bien fixe ! A l’enfilage, on retrouve les qualités du Nano, avec un confort appréciable des garnitures en fibre de bambou. Les porteurs de lunettes ne seront pas gênés outre mesure. Si la mentonnière ne posera de problème à personne, vu sa distance de menton, l’écran long pourra venir au contact du bas du menton, suivant le profil de l’utilisateur… Autre caractéristique étonnante du Vantime, due à sa base de Nano : il remonte très haut sur la nuque (comme le Raw d’ailleurs). Cela lui donne une assiette particulière, avec menton bien protégé et rachis à l’air libre… Étrange, et pas forcément très rassurant pour le bas du crâne… De plus, la mentonnière proéminente n’est équipée d’aucune bavette ou déflecteur. De quoi laisser passer l’air froid de l’hiver vers le visage !

Punk idiot ?

Radar doppler ? Ventilation ? Nenni, juste une pièce ornementale. C'en est beau d'inutilité !

Radar doppler ? Ventilation ? Nenni, juste une pièce ornementale. C’en est beau d’inutilité !

En dynamique, le Vantime s’avère également bien né. Très sensible à la buée en statique, la prise d’air de l’écran permet une ventilation très efficace et chasse la buée en moins de deux. On aurait pu en douter vu que la mentonnière passe devant, mais cette prise d’air fonctionne ! En revanche, elle ne s’obture pas… La ventilation supérieure, elle, conserve le petit patin en caoutchouc assurant l’étanchéité. On le retire pour ouvrir la prise d’air, on le remet pour la fermer et empêcher l’eau de s’infiltrer. Sur le papier c’est simple… En pratique, on tâtonne souvent pour remettre la cale en caoutchouc avec le casque sur la tête, et on ne sait qu’en faire une fois retirée. Si cette solution un peu rock ‘n’ roll pouvait encore avoir sa place sur le Raw et son traitement radical, on reste dubitatifs quant à sa présence sur un intégral, fut-il urbain ! Urbain ?

Justement, si Shark l’associe aux utilisateurs citadins en priorité, le Vantime peut sans peine se transformer en compagnon de route grâce à une aérodynamique soignée qui génère peu de bruits d’air. Merci la calotte ronde et l’absence d’aspérités ! En revanche, le niveau sonore est assez mal maîtrisé, le Vantime laissant libre champ à tous les bruits environnants. Sécuritaire, mais un peu trop élevé… Le pare-soleil intégré rendra bien des services avec une manette facilement accessible sur le côté gauche. Annoncé pour 1 450 grammes (en L), le Vantime est un peu lourd (1 523 grammes vérifiés sur notre balance), mais son poids est bien réparti et ne pèse pas sur les cervicales. Côté étanchéité, RAS. Le joint supérieur assure parfaitement son office, et écran long et mentonnière protègent le bas du visage. Si son look hors du commun vous tente, n’hésitez pas, le Vantime vous le rendra bien, d’autant que son tarif est loin d’être excessif au vu de ses qualités !

ON AIME : ON N’AIME PAS :
+ Le look épuré et… différent ! – La ventilation supérieure, passable sur le Raw indigne sur le Vantime
+ Le rapport qualité/prix – Le volume sonore un peu trop élevé
+ La ventilation frontale efficace – La sensibilité à la buée (heureusement, la ventilation est là)
+ L’absence de bruits aérodynamiques importants – Pas de bavette, même en option !

 

FICHE TECHNIQUE

Casque en résine thermoplastique injectée, écran « Long Trip » VZ140 anti-rayures à l’extérieur et anti-buée à l’intérieur avec système de ventilation, écran solaire interne, boucle micrométrique, intérieur en fibre naturelle démontable et lavable, emplacement prévu pour le système de communication Sharktooth, homologation intégral.
Du XS au XL en noir, argent, blanc, noir mat, décorations Ozz.
Poids : 1 450 g annoncés, 1 523 g vérifiés en L.

TARIF

Casque : 209 € (Blank uni), 229 € (Blank mat), 249 € (déco Ozz)
Écran : 52,53 €

NOTES

Finition : 8/10
Équipement : 7/10
Enfilage : 10/10
Port de lunettes : 8/10
Manipulation ventilations : 5/10
Manipulation écran : 9/10
Confort acoustique : 6/10
Champ visuel : 9/10
Étanchéité : 10/10
Rapport qualité/prix : 8/10

NOTE GLOBALE

8/10

Look à mi-chemin entre les Daft Punk et un robot étrange, le Vantime représente la vision urbaine de l'intégral par Shark. Photo : Emilien BraudÉcran ouvert, le Vantime conserve son allure. Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudLe profil du Vantime est étonnant, avec une mentonnière proéminente qui descend bas. On aime ou on déteste, c'est selon... Photo : Emilien BraudLa prise d'air supérieure reprend logiquement le système du Nano (et du Raw). Une cale en caoutchouc vient obturer la prise d'air, assurant l'étanchéité. Photo : Emilien BraudRetirée, la cale laisse passer l'air pour la ventilation interne de la calotte. Cette étroite ouverture laisse cependant passer trop peu d'air... Photo : Emilien BraudPas facile de remettre la cale en place, casque sur le crâne ! Question d'habitude, mais on tâtonne un moment. Photo : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudPhoto : Emilien BraudL'écran long est celui du Nano. Il conserve sa ventilation, très pratique pour désembuer. Photo : Emilien BraudL'écran solaire se manipule grâce à cette molette sur la platine gauche. Photo : Emilien BraudShark explore des voies originales en ce moment. Raw, Vantime et bientôt Vancore sont le fruit de ces recherches. Photo : Emilien BraudA l'instar du Nano et du Raw, déclinés sur la même base, le Vantime remonte très haut sur la nuque. Photo : Emilien Braud1 523 grammes vérifiés en L, c'est un peu lourd. Mais le poids est bien réparti. Photo : Emilien BraudLa calotte du Vantime brille par sa pureté. Pas d'arêtes, pas de prises d'air, juste un galet tout lisse ! Photo : Emilien BraudNotez la buée qui se forme devant la bouche en statique. A moins de souffler comme un dingue, la buée n'arrivera pas jusqu'aux yeux en temps normal. Et dès qu'on roule, elle disparaît. Photo : Emilien BraudRadar doppler pour la circulation urbaine ? Ventilation camouflée ? Nenni ! Cette pièce est décorative et brille par son inutilité fonctionnelle ! Photo : Emilien BraudL'écran se manipule grâce à ce petit ergot. Photo : Emilien BraudL'intérieur en fibre de bambou mise à fond sur le bleu ! Les garnitures sont confortables... Photo : Emilien Braud

Par Simon Palatchi, photos Emilien Braud

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